Horizons d'émancipations.

Une série de dossiers. pour mieux (se) comprendre.

Mondialisation, désindustrialisation, VS nouvel internationalisme

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Quand on parle de mondialisation et de désindustrialisation, sommes-nous condamnés à l’impuissance ou avons-nous fait suffisamment le tour des possibilités ?

Briser le cycle de l’accumulation capitaliste et le consumérisme dominant,  répondre aux besoins des habitant·e·s et de la société, construire un nouvel écosystème politique international.

Où sont les brèches et les points d’appui pour avancer ?

Lutter dans un monde de plus en plus intégré

En inaugurant le slogan de « préférence Européenne «, dans l’entre soi de Davos, Macron a lancé un vibrant appel aux patrons du monde : « Soyez les bienvenus en Europe et doublement bienvenus en France » il précise : « nous devons améliorer la valeur ajoutée des investissements directs étrangers en ciblant les projets avec un fort potentiel d’exportation. »

Le but n’est donc pas de répondre aux besoins des habitants/tes et de la société mais d’investir pour organiser la production afin de nourrir, élargir et accélérer la circulation des marchandises autour de laquelle s’agrège l’accumulation, la fluidité et l’interpénétration des capitaux financiers.

Conscients de la baisse tendancielle de leurs taux de profit, ils comptent sur le keynésianisme de guerre, ou l’écologie de guerre et pourquoi pas la guerre, et aussi sur l’intelligence artificielle et les Gafam, ils appellent ça l’innovation,  pour relancer leur sacro-sainte croissance essentiellement financière. D’où le besoin de l’extrême droitisation politique.

Dans cet appel aux capitaux étrangers, la réindustrialisation de la France est-elle autre chose qu’un alibi masquant l’absence de résultats ?  Dans un milieu naturel sinistré par l’activité humaine, où les personnes sont de plus en plus maltraitées et dont les ressources s’épuisent, que pourrait-être une réindustrialisation ?

Comment répondre aux besoins des habitants sans continuer à détruire notre milieu naturel ? Avec quelle conversion énergétique possible ?

Est-il possible de briser le cycle de l’accumulation capitaliste et le consumérisme dominant par des mobilisations de consommateurs, avec les syndicats, les circuits courts, le commerce équitable, l’économie sociale et solidaire, le mouvement coopératif, les scop…

Comment contribuer au développement dans le monde de plus en plus intégré d’un ou d’écosystèmes capables de retirer le pouvoir aux grands maîtres des affaires ?

Face à la crise du capitalisme, Jean-Marie Harribey affirme que la fuite en avant guerrière n’a jamais rien résolu et qu’il est urgent d’ouvrir une autre voie. Mais surtout pas celle de l’écologie de guerre (n’est-ce pas un oxymore?) selon Makan Rafatdjou.

Percevons-nous suffisamment notre force dans le sentiment partagé de l’illégitimité du système capitaliste ? Alain Lacombe montre comment à l’occasion du sommet de Davos les forces du capital tentent de contourner cette réalité. Pour avancer, Pierre Zarka pense qu’il est nécessaire de mettre en évidence les dénominateurs communs et au-delà de commencer à mettre aussi en commun les solutions. Ce que font des syndicalistes américains face à l’IA en réclamant le contrôle syndical sur les tâches notamment des soignants/es, ce que Patrick Le Tréhondat explique dans sa contribution. Organiser le syndicalisme à l’échelle internationale est aussi une condition d’efficacité, Christian Mahieux nous parle du syndicalisme au sein d’Amazon. Enfin, les coopératives peuvent-elles être une alternative ? Vous pourrez lire à ce sujet l’avis de Patrick Vassallo et François Longérinas.

L’équipe de rédaction

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