Les nouveaux défis de Cerises

Notre fabrique coopératrice de dossiers

   C’est aux citoyens de faire la loi

Le gouvernement augmente par décrets le coût de la santé des Français sans débat parlementaire. Sans attendre, les citoyens doivent exiger de l’Assemblée nationale des mesures d’urgence pour rétablir les comptes de la Sécu ainsi que l’ouverture d’un débat public sur une réforme structurelle de notre système de protection sociale en commençant par les choix de société qui la fondent :   

-La santé et la sécurité face aux aléas de la vie sont-ils des droits pour tous ou seulement pour ceux qui peuvent payer ?

-L’augmentation structurelle des dépenses de santé ne s’explique pas principalement par les gaspillages et les surcouts évitables. Elle est due à la dynamique du progrès médical qui engendre l’accroissement de la longévité et fait émerger de nouveaux besoins. Loin d’être un coût pour la société, les gains en espérance et en qualité de vie ajouteraient à la richesse nationale environ 32% du PIB chaque année. Il est donc souhaitable que les « dépenses » de santé répondent à ces nouveaux besoins.

L’augmentation des dépenses de santé est due aussi au scandaleux pillage de la Sécu par les laboratoires pharmaceutiques. Une maitrise publique de la filière et du prix des médicaments parait souhaitable.

Notre système actuel est le seul qui puisse assurer à la fois la justice sociale et répondre aux nouveaux enjeux sanitaires et sociaux notamment grâce à son principe de mutualisation des moyens financiers de tous au service de tous (Salariés, employeurs) qui a joué son rôle pendant des décennies sans avoir recours aux banques ou aux assureurs privés.

 Les gouvernements successifs ont détruit cette mutualisation des financements : Ils autorisent les grandes entreprises à ne plus payer leurs cotisations depuis 35 ans. 80 Milliards d’euros ne financent plus les caisses de la Sécu et vont enrichir les actionnaires. Il faudrait arrêter ce détournement de fond, véritable cause du « trou » de la sécu. Quant à la CSG qui repose à 88 % sur les salaires, elle pèse sur le pouvoir d’achat des Français et ne compense pas la défection des grandes entreprises.

 On nous raconte que le système des retraites par répartition est dépassé parce qu’il n’y a pas assez d’actifs pour financer les nombreux retraités. C’est inexact : La mutualisation des financements de notre système actuel permet, même avec moins d’actifs, de financer les retraites.

 Pour responsabiliser les entreprises, garantir une gestion démocratique et s’assurer que les cotisations soient dédiées uniquement à la protection sociale, Il faudrait « dé-étatiser » la Sécu et rétablir sa gestion directe par les représentants des travailleurs et les employeurs.

Autre piste : Les entreprises et des banques ne cotisent pas à la sécu sur leurs 318 milliards de revenus financiers. Soumis à cotisations, ils rapporteraient 84 milliards.

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Cerises - Les nouveaux défis

Les éléments de la rubrique Les nouveaux défis permettent la construction des dossiers de la rubrique Horizons d’émancipation du journal mensuel.

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