Horizons d'émancipations.

Une série de dossiers. pour mieux (se) comprendre.

Plusieurs contributions en ligne sur le site de Cerises ont alimenté les débats de notre table ronde

Bernadette Bouchard remercie Cerises de poser cette problématique : « Quand on dit” budget” on voit des comptables, des “sachants” et nous pauvres petites gens nous nous taisons par peur de “ dire des bêtises ”.  

Pour Daniel Rome notre démocratie souffre moins d’un manque de débats que d’un sentiment croissant d’impuissance. Ainsi pour  André Pacco et Pierre Zarka la volonté de contribuer à construire le budget s’exprime en fait constamment, comme le montre actuellement les mouvements des pompiers, celui contre les violences sexistes et sexuelles et de la fonction publique et hospitalière qui expriment les besoins et propositions des citoyens. Comment aller plus loin, et définir à quoi doit servir notre argent ? Il ne peut pas servir à la fois les actionnaires, la finance et répondre aux besoins du pays ».  Partis, syndicats, associations sont interpellés pour contribuer davantage à cette expression citoyenne.

Patrick Vassallo, Sandra Demarcq et Linda Sehili font remarquer qu’il ne suffit pas de poser l’exigence de « faire le budget dans la rue » et s’interrogent sur comment faire pour que ça ne reste pas une incantation ? L’élan de Porto Allègre s’est essoufflé mais reste vivace. Aujourd’hui, environ 450 collectivités locales organisent des budgets participatifs. Mais on peine à mobiliser au-delà des cercles militants.

Cyril Guiborat s’interroge : « Faire le budget dans la rue » comme le propose Sophie Binet, est-ce que ça veut dire créer un rapport de force pour faire entendre nos revendications aux parlementaires ou ça veut dire une véritable élaboration collective ?

Pour Youlie Yamamoto le budget n’est pas d’abord une affaire comptable, il reflète des choix politiques. Contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire, les moyens financiers existent pour satisfaire les besoins des citoyens et du pays mais les gouvernements successifs les ont détournés volontairement de ces objectifs.

Le déficit budgétaire ne vient pas d’un excès de dépenses sociales mais d’une perte de recettes organisée depuis 30 ans au profit des grandes entreprises et de la finance.

Christophe Prudhomme, Josiane Zarka, et Jo Sallan pensent que le pouvoir s’emploie à casser le principe qui fait la force du système actuel : la mutualisation des moyens de tous/tes au service de tous/tes . En autorisant les grandes entreprises à ne plus payer leurs cotisations, ils ont sciemment privé la sécu de 80 milliards.

Pour Makan Rafadjou il faut commencer par la définition des finalités avant de réfléchir aux moyens nécessaires à leur mise en œuvre. Un budget pour quels choix de société ?

Alain Lacombe invite à sortir de la confusion entre dépenses de fonctionnement et dépenses d’investissement pour sortir des discours alarmistes sur la dette.

De la suite dans les idées…

Une réaction au dossier ?

Des nouvelles propositions pour créer les conditions d’une construction citoyenne du budget ?

Des initiatives d’élaboration d’un contre-budget populaire ?

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Horizons d'émancipation

Un budget populaire ? Chiche !

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