Avant d’entrer plus précisément dans le vif du sujet “budget” je voulais féliciter l’équipe de “Cerises” pour cette bonne idée qu’elle a eu de donner la parole aux lecteurs lectrices citoyennes plus ou moins engagées qui voudraient le faire dans la rue, à l’Elysée, à la chambre des députés mais n’en ont ni le droit ni le pouvoir il faut bien le reconnaître. Quand on dit” budget” on voit des comptables des “sachant·es” et nous pauvres petites gens nous nous taisons par peur de “dire des bêtises”. Sur Cerises on n’aura pas peur de dire des bêtises. On ne sera pas juger puisqu’on ne fera que répondre à une demande citoyenne.
Encore merci pour cette idée géniale. BB
Alors, quelles réflexions peuvent être les nôtres, en tous cas quelle est la mienne ? Comment jouir d’un budget en équilibre ?
Ma remarque essentielle est que nous, citoyen··e·s dépendons tous et toutes de ceux et celles (citoyen·ne·s également) qu’on appelle « capitalistes ». Qui sont-ils/elles ? Rien moins que nos employeur·e·s . Nous participons aux gains de leur entreprise. Nous nous activons pour eux/elles : les caissier·e·s, les jardinier·e·s, le comptables, les ingénieur·e·s… etc, et l’État ( pour lequel les fonctionnaires travaillent) l’État, lui, est également tributaire de ces capitalistes : ce n’est pas l’État qui produit les automobiles, les trains, les sous-marins, etc… Si les capitalistes et leurs employé·e·s n’existaient pas l’État n’aurait aucun revenu liquide puisque tout ce qu’on dit être à l’État est en fait, d’après notre Constitution, aux citoyen·ne·s qui en élisent les membres**. . Nous dépendons donc, toutes tous, État compris, des capitalistes, c’est-à-dire d’une poignée d’individus de par le monde dont quelques un·e·s sont en France.
Le budget est en déséquilibre ! L’État dépense plus que l’argent dont il dispose. Or, l’État gère l’argent que lui versent les différent·e·s citoyen·ne·s par le biais des divers impôts, taxes, redevances en tous genres basées grosso modo sur les salaires qu’ils touchent en travaillant pour les capitalistes qui vivent sur le même territoire.
Le hic c’est que les capitalistes, bien qu’ils et elles soient également citoyen·ne·s, travaillent pour eux et elles-mêmes. Par contre, ils/elles ne touchent pas de salaires mais des dividendes, placent leur argent en bourse avec des profits gigantesques quand nous, les travailleur·euse·s et/ou fonctionnaires les plaçons, sur le livret A à 2% d’intérêt annuel.
Si les capitalistes versaient, à l’État qui nous gouverne (eux et elles y compris), une partie de la plus-value qu’ils/elles réalisent, le déficit budgétaire serait vite comblé. En fait, les capitalistes représentent très peu de citoyen·ne·s.
Et si les citoyen·ne·s étaient l’État, comme le sous-entend l’article 2 de la constitution, c’est ce que nous ferions :
Pour l’équilibre du budget national j’opte pour
un gouvernement du peuple* par le peuple et pour le peuple.
Plus de capitalistes !
* Article 2 : il affirme que la République est un « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ».
Article 3 : il consacre le principe fondamental selon lequel « la souveraineté nationale appartient au peuple ».


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