Notes d'actu.

Notre récit d’un monde en mouvement.

Une répression hors normes, un mouvement exemplaire

Des cortèges pacifiques gazés, nassés sans aucune raison par la police comme en attestent les nombreux témoignages recueillis place de la République à Paris, à Rennes, Marseille etc… Mais ils n’étoufferont pas le mouvement populaire par la peur et l’instrumentalisation de la violence. 

Occupés à maltraiter les manifestants pacifiques, la police a trop souvent laissé faire les casseurs. Des commerçants de la presqu’ile à Lyon témoignent avoir appelé la police qui n’est jamais venue alors que la casse a duré plusieurs heures. Le ministre de l’intérieur a dû reconnaître sa faillite. Son ministère est responsable de la sécurité des biens et des personnes et on n’y parvient pas en misant sur l’escalade de la violence.  Mais il n’a pas renoncé à attiser la tension, en imposant des couvre-feu incompréhensibles, en interdisant des manifestations, en changeant les tracés jusqu’au dernier moment, compliquant ainsi la tâche des organisateurs des manifestations du 24 octobre espérant ainsi rendre la participation plus risquée et moins massive.

Peine perdue, aucun pourrissement, aucune démobilisation, la manifestation du 24 octobre a elle aussi été massive.

Pourtant on a assisté à l’irruption de commandos d’extrême droite venus en découdre en criant des slogans racistes, faisant des saluts nazis (Lyon, Clermont Ferrant etc.). Certains dans la police questionnent la stratégie de maintien de l’ordre, considérant aussi qu’elle la mette en danger, parfois (à Dijon notamment) elle fait son travail en protégeant les manifestants mais elle a trop souvent laissé faire les nervis, et parfois elle les a accompagnés, les laissant le plus souvent repartir tranquillement. 

Plusieurs maires ont interpellé les préfets, ou saisi les procureurs (Montpellier, Nancy, Tours…). A tel point que Laurent Nuñez a dû demander aux préfets concernés de saisir la justice.

Une extrême droite à la rescousse pour alimenter le climat de violence et éluder les vrais questions, une nouvelle étape de la fascisation en marche et une aubaine pour le RN qui n’aurait plus qu’à ramasser le pouvoir ?

Mais le mouvement populaire est là, on ne lâche rien.

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