Au secours les riches vont partir !
Le MEDEF organise un grand meeting. Le patronat monte au créneau parce qu’on parle de taxer les riches… Si on en demande trop, ils partiront et sans eux la société ne fonctionnerait plus !
Mais….
A quoi servent les super-riches ? Comment devient-on super-riche ?
Qu’est-ce qu’une richesse ? Qui produit les richesses du pays ? Qui permet de faire société ensemble ?
Le gouvernement est-il fou furieux en continuant la même politique tout en changeant les acteurs ? Ou bien est-il en mission ?
Si la rue décide d’écrire le budget, comment passer à l’acte ?
SOS, riches en détresse ?
Comment devient-on riche et à quoi servent les riches ?
Cerises poursuit le débat entamé lors du précédent dossier. A l’heure où nous bouclons le mensuel, le sort du gouvernement quant au débat budgétaire n’est pas complètement scellé. L’engagement de Lecornu de ne pas utiliser le 49-3 aura eu le mérite de permettre un débat sur les recettes à l’assemblée nationale. La taxe Zucman en aura été la vedette, la droite vilipendant cette nouvelle taxation pendant qu’à gauche on cherche le compromis et on explique à juste titre, que ce n’est pas la révolution loin de là…
Vincent Drezet note que le débat sur la taxation des riches a plusieurs mérites, dont celui de placer la question de la légitimité de la montée des inégalités et de la concentration des richesses au cœur du débat public.
Jean-François Le Dizès s’interroge. Faut-il baisser les impôts ? L’exemple polonais nous en dissuade.
Construire un empire industriel, s’en servir pour construire un empire médiatique au service d’une idéologie réactionnaire et des objectifs des grands patrons et des ultra-riches, l’exemple de Bolloré est révélateur de leur puissance d’agir et de leur cohérence. Mais la confrontation s’organise, et l’alternative se construit, Sylvie Larue nous en parle.
Mais il n’y a de richesse que la vie ! C’est par cette affirmation que Makan Rafatdjou introduit son propos qui consiste à démontrer comment le capitalisme nous impose sa vision de la richesse synonyme de possession. Patrick Vassallo lui emboîte le pas et nous invite à donner un autre sens à l’ordre des choses.
Pierre Zarka poursuit. Pour lui, ce qui fait la richesse d’une nation c’est le travail, l’activité domestique ou bénévole, la santé, l’accès à la culture et à la compréhension des enjeux de son temps. Et d’inviter Monsieur et Madame Tout le monde à participer à la construction du budget en commençant par définir les besoins et ensuite proposer leur financement.
Ce n’est pas un propos hors sol. Richard Neuville militant de l’autogestion nous rappelle que des expériences de construction citoyenne des budgets ont eu lieu, et que leurs limites appellent à être dépassées.
C’est le vœu que l’équipe de rédaction de Cerises a souhaité exprimer dans un dernier texte qui boucle le dossier.
Bonne lecture
L’équipe de rédaction









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