Les nouveaux défis de Cerises

Notre fabrique coopératrice de dossiers

Écrivons le budget du pays

Parler de budget de l’État est impropre : l’État n’a pas d’argent à lui : il s’agit de notre argent, celui des contribuables. Ce qui justifie pleinement l’appel lancé l’an dernier par la CGT et Solidaires : « c’est à la rue d’écrire le budget ». Les citoyen·ne·s doivent mesurer la force qu’ils peuvent acquérir. Nous vous proposons de démarrer dès maintenant, en nous envoyant ce que vous en pensez sur notre site pour préparer une table ronde qui se tiendra mercredi 9 septembre à 18h.

Le budget doit répondre aux besoins de la population et non du Capital. Contrairement à l’idée reçue, le déficit budgétaire ne vient pas de dépenses qui auraient fortement augmenté au fil du temps mais de recettes qui ont stagné voire diminué. Par ailleurs les intérêts des emprunts auprès des banques ont explosé ces vingt dernières années au profit du Capital. Autre exemple :  211 Milliards d’impôts des contribuables partent vers les grosses entreprises sans contrepartie en termes d’emplois. 

L’expérience nous dit qu’on ne peut servir à la fois la finance et la bonne santé du pays. Des millions d’hommes et de femmes pourraient faire entendre « Rendez-nous notre argent ! Il doit servir à la santé, à l’École et l’Université, au logement, aux équipements collectifs, à la ré-industrialisation du pays. ». C’est à partir de ces besoins et de ceux du pays que chacun peut contribuer à dégager les moyens financiers pour les satisfaire. Le peuple acquerrait un nouveau pouvoir d’influence sur les décisions donc une capacité à modifier les choses.

Partis de gauche et syndicats sont interpellés : comment favoriser l’expression citoyenne sur la question du budget (budget de l’État et des Collectivités locales) ?  Ils ne font pas confiance aux gens, ne s’inscrivent pas du tout dans une participation citoyenne. L’expérience montre que les élus de gauche ne peuvent pas gagner seuls dans l’hémicycle ou dans les collectivités locales et de ce fait baissent souvent le niveau des exigences. Nombre d’associations ou de regroupements citoyens sont prêts. Comment alors peser sur les votes de l’Assemblée et du Sénat ?

  • Quant au budget de la Sécu, on peut revenir à ce qui a bien fonctionné pendant près de 40 ans à savoir une Sécu gérée par des représentants des salarié·e·s et du patronat et abondée par les cotisations de ces derniers c’est-à-dire le fruit des richesses produites. Que vient faire l’État là-dedans ? 
  • Quant aux collectivités locales, ne fonctionnent-elles pas trop sur le modèle de l’État confisquant les pouvoirs citoyens comme si nous n’étions citoyen·ne·s que le temps passé dans un isoloir pour choisir à qui obéir ensuite ?

Préparons ensemble la visio du mercredi 9 septembre à 18H

Vos contributions écrites tout au long de l’été seront mises en ligne sur le site au fur et à mesure, de vos envois.

Ces contributions et l’intégrale du débat en vidéo resteront sur le site. Leur décryptage par la rédaction fournira les éléments du dossier du mensuel “Cerises la Coopérative” du 2 octobre. bat, du 9 septembre au 26 septembre, mise en page ensuite et  parution du mensuel le 2 octobre.

Partager sur :         

Cerises - Les nouveaux défis

Les éléments de la rubrique Les nouveaux défis permettent la construction des dossiers de la rubrique Horizons d’émancipation du journal mensuel.

Retour en haut