Edito.

L’Humeur de la rédaction.

Démocratie contre techno-fascisme

Techno-fascisme ? De quoi s’agit-il ?

Le 24 juillet dans le monde (24 avril en France). La consommation humaine en ressource naturelle dépassera ce que la nature peut régénérer en un an. 

Les gouvernements de la plupart des pays les plus riches, dont la France, ont été condamnés en justice pour inaction climatique, autant de pays où les budgets austéritaires réduisent drastiquement les moyens pour la bifurcation écologique.

Trump proclame « que le pétrole coule à flot », que le réchauffement climatique est une « arnaque ». Avec l’ensemble des productions extractives (terres rares, minerais, uranium…) le pétrole est bien au cœur des conflits qu’il a déclenchés de manière totalement irresponsable et des tensions qu’il cultive au Moyen Orient mais aussi Venezuela, Groenland, Canada, Cuba, Taïwan etc., sans oublier l’Ukraine.

Le coût écologique et humain de toutes ces exactions motivées par l’espoir de relancer la croissance mondiale par une économie de guerre susceptible de booster la profitabilité des capitaux est monstrueux !  Trump et les siens veulent imposer des relations basées sur le rapport de force niant le droit international :  c’est la fuite en avant du capitalisme.

Ils méprisent les scientifiques qui les alertent, considèrent que seuls les magnats du numérique, et de l’IA ont les solutions, la démocratie devenant un frein au progrès. 

Ils nous mènent vers cette mutation contemporaine du fascisme : le technofascisme.

Ce mode de production court-termiste induit par le capitalisme mondialisé commence à être remis en cause. On ne peut continuer à faire venir des composants des 4 coins du monde pour les assembler à un endroit et les commercialiser plus loin. 

Ce n’est pas le marché qui doit décider de ce qui doit être produit mais la prise en compte des besoins des populations qu’il n’est pas nécessaire de conditionner et manipuler : les citoyens/nes doivent pouvoir choisir sereinement leur façon de vivre. La politique de l’offre n’est pas la solution, elle peut être remplacée par une sobriété raisonnée

Seuls les peuples pourront imposer la bifurcation écologique qui implique aussi des bifurcations sociales, sociétales, économiques et politiques. Le mouvement No King aux États-Unis avec 3000 manifestations regroupant 8 millions d’américains ouvre la voie.

En s’appuyant sur des travaux des scientifiques avec leurs connaissances structurées obtenues grâce à des expérimentations objectives, la démocratie est notre arme contre la montée du technofascisme.

Alain Lacombe – Sylvie Larue 

Partager sur :         
Retour en haut