Notes d'actu.

Notre récit d’un monde en mouvement.

Exit Charles Sapin de France-Inter…. On prend !

Concernant l’audiovisuel public, une des premières mesures de Macron a été de supprimer la redevance audiovisuelle, réduisant ainsi les moyens pour un service public de qualité. Sur toute la chaîne de décision, Macron a placé ses proches pour soumettre l’audiovisuel public à ses choix politiques. La réforme concoctée par Rachida Dati en créant une holding visait à revenir au bon vieux temps de l’ORTF quand le pouvoir politique imposait sa manière de penser aux journalistes.

Deux affaires récentes de l’audiovisuel public français posent question avec une particulière acuité. D’un côté, l’arrivée de Charles Sapin, directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles, comme éditorialiste sur France Inter – mais ça c’était avant… grâce à l’action des personnels et des auditeurs et auditrices ! De l’autre, la suppression du replay de La Grande Librairie dans laquelle Adèle Haenel avait bénéficié d’une « carte blanche » et tenu des propos très critiques sur la situation à Gaza et l’attitude de la France. Céline Pigalle, directrice de France Inter, explique que la station doit être un lieu où les différences peuvent être entendues et confrontées. Nous rappellerons que le pluralisme ne consiste pas seulement à additionner des voix différentes. Il consiste aussi à donner à ces voix un statut, un contexte et des conditions d’expression. Un invité interrogé n’est pas un éditorialiste. Un contradicteur n’est pas un chroniqueur solitaire. Une interview n’est pas une tribune. Une émission de débat n’est pas la même chose qu’une parole individuelle diffusée régulièrement. Il nous semble important de rappeler que le service public n’a pas à être la chambre d’écho de l’extrême-droite et n’a pas à céder à leurs injonctions.

Combattre toutes les idées de haine et d’exclusion est le sens premier du service public.

Daniel Rome

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