Le bilan de la journée de grève du 2 octobre nous confirme bien que s’en tenir à la répétition du déjà fait n’est pas mobilisateur. Une fois que les salariés ont fait grève sans obtenir, ils attendent quelque chose de plus. A mes yeux les syndicats sont interpellés. Ils viennent de déclarer qu’ils attendaient les mesures gouvernementales liées au budget pour réagir. Comme si on ne savait pas ce qui nous attendait ! C’est une manière d’attribuer à l’État la primeur des choix plutôt qu’aux citoyen·nes. Il avait été question que ce soit la rue qui écrive le budget. Bien sûr, pas dans ses moindres détails mais ses grandes orientations. Partir de ce que les gens ont dans la tête devrait permettre de prendre de nouvelles initiatives. La rue sait que 270 Milliards de ses impôts vont aux entreprises du CAC 40 ; elle sait que les actionnaires s’en mettent plein les poches et que la menace du déficit est un vulgaire chantage. Cet argent ne devrait-il pas aller en services publics, postes de travail, salaires pensions, aides aux études ?…Là-dessus, la rue est tout à fait capable et légitime pour donner son avis.
Qu’attend-on ?


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