« Cette bande de racailles, on va vous en débarrasser » [N.S., le 26 octobre 2005]
Un repris de justice, déjà condamné et sous le coup d’autres affaires qui seront jugées ultérieurement vient de prendre 5 ans de prison. Association de malfaiteurs … Par leurs agissements illégaux, les malfrats avaient réussi à devenir les parrains d’un système bien rodé : pendant des années, ils se sont faits appelés président de la République, secrétaire général de la présidence de la République et ministre de l’Intérieur !
« Ceux qui ne respecteront pas la loi, on les tapera durs » [N.S., le 19 juin 2005]
La Justice dispense de prison l’ex-secrétaire général de la présidence de la République : il a écopé de 6 ans d’emprisonnement mais ne les fera pas. L’ex-ministre de l’Intérieur est condamné à 2 ans de prison, mais un bracelet électronique remplacera l’enfermement. L’ex-président de la République est condamné à 5 ans de prison, et devra y aller quelques temps mais pas 5 ans, loin de là.
« Dès demain, on va nettoyer au Karcher la cité… » [N.S., le 19 juin 2005]
Une question : on se fout, en fait, que les personnages en question n’aillent pas en prison ; demander que leur soit appliqué les traitements qu’ils réclamaient pour d’autres ne résoudra rien. Mais puisqu’il est reconnu par la Justice qu’ils ont constitué une association de malfaiteurs pour s’emparer des postes exercés de 2007 à 2012, comment dédommage-t-on les millions de victimes de leurs agissements frauduleux ? Quand est-ce qu’on abroge les lois antisociales, liberticides, racistes qu’ils ont pu faire passer grâce à leur association de malfaiteurs, et sur lesquelles d’autres ont renchéri ensuite ?


A lire également
Inconnu au bataillon
Obsolescence du capitalisme, immédiateté de la visée, rapport de force
Que nous disent les luttes…?