Culture.

PArce qu’on ne peut pas s’émanciper sans aile !


JOP 2024 : des alternatives ?

Suite aux différentes problématiques actuelles et à venir concernant le déroulement des Jeux Olympiques et Paralympiques sur notre territoire et sur l’héritage annoncé sur notre département et le territoire national, plusieurs interrogations et réflexions se posent.

Bien sûr en tant qu’ancien sportif de haut niveau, je suis très heureux que cette compétition internationale se déroule chez nous.

La portée mondiale de cet évènement est primordiale pour notre pays qui bénéficiera si tout se passe bien, du ruissèlement économique, humain et solidaire pendant toute la durée des jeux et bien après. 

L’enjeu est très important pour notre nation, qui doit prouver sa capacité et son engagement à recevoir le monde sportif et médiatique durant presque 2 mois.

Ce qui est dérangeant pour ma part c’est de constater une fois de plus que les intérêts financiers priment sur tout le reste, à commencer par les valeurs de l’olympisme (amateur) et l’éthique sportive en générale.

Sur la 1ère question (Faut-il repenser l’Olympisme et les grandes compétitions internationales):

Je dirais qu’il faut rendre les compétitions internationales plus équitables et transparentes pour éviter les frustrations de la population, qui ne peut juger de la réalité des financements et des retombées qu’à travers les médias et les réseaux sociaux qui polluent les véritables réflexions.

Quant à l’idée de créer un autre rendez-vous mondial, il faudrait explorer une piste pour favoriser l’inclusion et la diversité dans le sport.

Pour la question N°2 (Les grandes compétitions internationales et l’empreinte écologique : que proposer ?):

Tout d’abord, plutôt que de construire de nouvelles installations, les organisateurs pourraient rénover et utiliser les infrastructures existantes (s’il y en a). Cela réduirait les besoins en matériaux de construction et les émissions de carbone associées.

Ensuite, pour les nouvelles constructions nécessaires, les organisateurs devraient privilégier des matériaux durables et des technologies écoénergétiques, comme les panneaux solaires, les systèmes de récupération des eaux de pluie et les bâtiments à basse consommation énergétique.

Pour les déplacements, il faudrait encourager l’utilisation des transports publics (adaptés à la demande), des vélos et des véhicules électriques pour réduire les émissions de gaz à effet de serre liées aux déplacements des spectateurs et des participants. Des systèmes de covoiturage et des navettes écologiques pourraient également être mis en place. Il faudrait également travailler avec des organisations environnementales et des experts pour développer des stratégies et des normes écologiques applicables à l’organisation des événements sportifs internationaux.

Pour un exemple spécifique comme les Jeux d’hiver en Arabie Saoudite, il serait intéressant de remettre en question la viabilité écologique de tels projets dans des régions où les conditions climatiques ne sont pas naturellement adaptées, et d’explorer des alternatives plus durables et réalistes dans d’autres lieux plus adaptés.

Concernant la question N°3 (Comment faire en sorte que les compétitions internationales soient réellement populaires et ouvertes à toutes et tous ?): Pour rendre les compétitions internationales vraiment populaires et accessibles à tous, il faudrait assurer une diffusion large via la télévision, les médias et les réseaux sociaux pour atteindre un public mondial. Proposer également des commentaires dans plusieurs langues pour toucher un public plus large. Utiliser les compétitions comme des plateformes pour lancer des initiatives sociales et des projets de développement communautaire.  Ces compétitions peuvent également être des sources de coopération entre différents pays et cultures.

Pour la question N°4 (Quelle alternative construire avec les gens ? ):  Pour construire une alternative avec les gens, il faut les sensibiliser en organisant des réunions et des ateliers pour recueillir les idées et les opinions des membres de la communauté. Encourager une participation active pour s’assurer que toutes les voix sont entendues.  Travailler directement avec les parties prenantes pour trouver et créer des solutions. Assurer une communication claire et transparente tout au long du processus.  Informer régulièrement les parties prenantes des progrès et des décisions prises.  En utilisant ces approches, il est possible de construire des alternatives qui sont plus inclusives, durables et adaptées aux besoins réels des gens.      

Sam Berrandou, Ancien compétiteur de haut niveau, DTN au sein de l’Académie Française de Muay Thaï/Boxe Thaï

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