Esprit de suite

Face à ses crises la mondialisation se crispe…

Le capitalisme mondialisé affronte aujourd’hui une crise probablement aiguisée par 2 faits majeurs récents : l’effondrement du bloc soviétique et l’omni impérialisme américain, le délitement des alternatives progressistes.

Sans garde-fou, le libéralisme débridé accélère sa mise en œuvre d’une société d’individus essentiellement préoccupés de leur propre (sur)vie. Les résistances, émiettées, sporadiques en sont d’autant plus violentes. L’émeute remplace la manif…

La crise de la social-démocratie dans ce contexte a rendu caducs les modes co gestionnaires et dialogue « social ». Le raidissement des pouvoirs en est désormais l’évidence. De l’Indonésie au Brésil, de l’Algérie à la Pologne, la tendance factieuse d’un pouvoir ouvertement fascisant fait cancer, semant la peste brune au cœur des démocraties bourgeoises.

Remarquons quelques errements partagés : la cause des femmes y perd à tout coup, le droit à l’IVG en est une triste victime. La religion (sectes, églises évangélistes, Église catholique en Pologne et Hongrie, islamismes…) sert de caution idéologique, parfois de cluster. Un « ordre moral » ultra réactionnaire est promu. Le racisme est banalisé. Le maintien de « l’ordre » se militarise. Nous sommes en guerre(s) et les libertés fondamentales comme les conquis des travailleurs.euses bafoués.

Jamais sans doute la cohérence d’alternatives articulées autant à des solidarités globales qu’à des résistances locales (et inversement) n’a semblé aussi urgente. Dans la persistance ou la résurgence de bien des micros-dynamiques gît sans doute les possibles de demain.

Patrick VASSALLO

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