Délicieux

« Un soir en Toscane » de Jacek Borcuch

Le film commence avec de magnifiques prises de vues de la campagne toscane, où la lumière des couchers de soleil donne de l’harmonie aux formes et une douceur pleine d’aménité aux paysages. Une poétesse, juive polonaise, Maria Linde vit avec sa famille dans ce coin paradisiaque loin des mondanités. Elle apprend qu’elle a obtenu le prix Nobel de littérature. L’occasion pour elle d’aller dire à Stockholm le malaise d’une partie des intellectuels européens face à la montée de l’intolérance, de la peur de l’Autre, la peur de l’étranger. L’Europe érige des murs réels ou symboliques mais nous savons bien que cette réponse est vaine face à la crise morale et politique que traverse le vieux continent. Le film pose en forme d’interrogation : les intellectuels ont-ils encore de l’influence auprès d’une opinion publique désabusée ? Sur le plan intime Maria tombe amoureuse d’un jeune égyptien. Une parabole sur la séduction entre l’orient et l’occident depuis des siècles ?

Un film riche, tout en finesse et en poésie.

Daniel ROME

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *