“Soyons réalistes, demandons le nécessaire!”
Il a fait très chaud cet été du côté de la Gironde, des Landes, du Var et d’ailleurs. Pas sûr que la température baisse cet automne. Entre les communiqués des organisations syndicales de pompiers professionnels ou bénévoles et les lettres ouvertes ou tribunes des groupements citoyens, on peut s’attendre à quelques actions vers la fin septembre.
Les réponses gouvernementales devront aller plus loin que les beaux discours dans le sens du poil. Le titre du communiqué de l’intersyndicale à la sortie du bureau du ministre est clair : “Nous refusons que le qualificatif de “héros” attribué aux sapeurs-pompiers serve à masquer le délitement de la sécurité civile”.
Les pompiers professionnels, les bénévoles (qui sont en contact avec d’autres salariés), leurs familles, les agriculteurs, les sylviculteurs, les ostréiculteurs, la population des régions sinistrées, à l’unanimité (“moins la Préfecture”) réclament vigoureusement les nécessaires augmentations des moyens de la sécurité civile. On est bien là dans une volonté d’écrire le budget de la nation à hauteur de citoyen.
30 ans après les mouvements de 68, Philippe Sollers, revenait sur un slogan célèbre : “Soyez réalistes, demandez l’impossible”. Selon lui, le terme “impossible” est une référence ironique aux positions jugées timides des syndicats. Retenons que ce terme est, de fait, constamment opposé à toute demande sociale revendicative par les forces du capital (qu’elles soient patronales ou gouvernementales).
Aujourd’hui, compte tenu de la largeur des mobilisations, oui “soyons réalistes, demandons le nécessaire”. Ou, dit autrement, “rendons possible ce qui est dit impossible”.


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