Rendez-vous dimanche 28 juin, à 17h,
(en visio)
avec la rédaction de Cerises la Coopérative
Cher·e·s ami·e·s
Nous avons besoin de revoir en profondeur où en est Cerises. Nos deux derniers dossiers nous ont appris beaucoup qui nous y incite.
Pour le numéro de mai, nous avions lancé le thème du « je » et du « nous », du passage du « je » au « nous », des relations qui s’établissent entre le « je » et le « nous »…
Après la tombée du journal, notre relative insatisfaction (« 36 approches », « ça part dans tous les sens ») nous avait amenés à nous tourner vers ceux qui nous lisent… ou qui ne nous lisent pas encore. Notre dossier de juin est constitué d’une quinzaine de témoignages que nous avons ainsi recueillis. Des témoignages diversifiés mais tous évocateurs.
Dans le même temps, l’actualité est venue confirmer cette intuition qui nous avait inspiré que, de l’intime (vécu par chacun·e des individus de notre société) pouvait émerger le politique… (appréhendé par le collectif).
L’exemple le plus flagrant en cours de maturation, c’est bien sûr ce qui se développe autour de l’inculpation de Patrick Bruel, d’une part, et de la mort dramatique de Lyhanna, d’autre part. Une maturation peut-être autorisée par le geste décisif de Gisèle Pélicot qui faisait sauter le huis-clos du procès de ses violeurs, et imposait ainsi, avec assurance, la portée publique de son drame intime. Les yeux ouverts pouvaient, devaient voir ; les consciences pouvaient s’éveiller.
Le Président et son gouvernement se sont contenté de tergiverser ; l’un en évoquant un « dysfonctionnement », l’autre en se limitant à des promesses de « sanctions ». Les associations citoyennes, elles, ont exigé une « loi intégrale », et pointé les nécessités d’actions de masse concernant également d’autres questions existentielles : logement, santé, mobilité…
À quoi peut servir Cerises, ici ?
Nous voyons bien que nous ne pouvons pas nous contenter de construire notre expression uniquement à partir de ce que nous ressentons, mais qu’il nous faut travailler plus en fonction de ce sur quoi cela peut déboucher. Cerises doit être un journal de rupture, qui bouscule, il ne doit pas avoir peur d’être provocateur, notamment en décalage avec la manière traditionnelle de « faire de la politique ». omment les militants, citoyens impliqués, peuvent compter, avant tout, sur eux-mêmes. Cerises doit être éclaireur et chercheur et parler de questions peu soulevées par ailleurs.
Ces deux dernières semaines, nous avons entamé cette réflexion. Pour que nous puissions aboutir dans les prochaines publications, l’intervention de chacun de vous nous serait d’un grand secours.
Un dimanche en fin d’après-midi (28 juin)? Sinon, un petit mot ?
Dans l’espoir de vous retrouver
La rédaction


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