La Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes n’est pas une simple date dans le calendrier. C’est un rappel nécessaire, un miroir tendu à notre société, et un engagement personnel que je porte profondément. En tant qu’éducateur spécialisé, élu municipal, citoyen engagé, mais aussi en tant qu’homme, j’ai été confronté à ces réalités : des femmes qui luttent pour se reconstruire, d’autres qui vivent dans la peur ou dans le silence faute de soutien, certaines qui renoncent à demander de l’aide parce qu’elles ne savent pas vers qui se tourner. Ces violences ne sont pas des mots, ce sont des vies brisées. Et elles concernent aussi nos villages, nos rues, nos voisins.
C’est pourquoi je refuse la résignation. La lutte contre les violences faites aux femmes doit être une priorité, partout, tout le temps. Elle doit être nationale dans ses ambitions et locale dans ses actions. Je crois que les communes, même les plus petites, ont un rôle essentiel à jouer, pour prévenir, protéger et accompagner. Et c’est aussi le sens des propositions que je porte aujourd’hui.
Au niveau national, j’appelle d’abord à un plan pluriannuel de financement sécurisé pour les associations d’aide aux victimes. Ce sont elles, souvent, qui accueillent les femmes en premier, qui écoutent, qui protègent, qui accompagnent. Elles ne doivent plus vivre dans l’incertitude budgétaire permanente. Il faut également que tous les professionnels — policiers, gendarmes, enseignants, travailleurs sociaux, magistrats — soient formés régulièrement pour repérer les situations de danger et agir avec justesse.
Nous devons aussi créer davantage de places d’hébergement, adaptées et accessibles, ainsi que des logements passerelles pour aider les victimes à retrouver une autonomie réelle. Enfin, la justice doit être plus rapide et mieux outillée : ordonnances de protection délivrées en 72 heures, bracelets anti-rapprochement élargis, accompagnement juridique gratuit pour toutes les femmes victimes de violences. Rien de tout cela n’est un luxe : c’est le minimum pour garantir la sécurité et la dignité.
Mais une commune comme Angervilliers, 1 600 habitants, n’est pas un simple spectateur. Elle peut agir, concrètement. Pour les municipales de 2026, je souhaite que notre village devienne un lieu où aucune femme ne se sent abandonnée. Cela commence par la création d’un référent communal « violences », au sein du CCAS, formé et disponible, capable d’écouter, d’orienter, d’intervenir avec discrétion et humanité.
Je propose également une permanence mensuelle confidentielle, en partenariat avec une association spécialisée, afin que chaque femme puisse trouver un soutien près de chez elle, sans avoir à se déplacer loin. Nous devons aussi engager un véritable programme local de sensibilisation : soirées-débats, interventions auprès des jeunes, actions culturelles, affichage régulier, et travail avec les associations sportives et culturelles du village.
Former les élus et bénévoles associatifs est, à mes yeux, indispensable : pour savoir repérer les signes, réagir sans mettre en danger, et orienter correctement. Je souhaite aussi mettre en place une solution d’hébergement de secours pour les urgences, en partenariat avec des structures locales, afin de répondre immédiatement aux situations critiques. Et au-delà de ces mesures, je veux inscrire la lutte contre les violences faites aux femmes dans le cœur du projet municipal 2026–2032. Ce n’est pas un chapitre à part : cela touche à la jeunesse, à la santé, à la culture, à la solidarité, à la vie quotidienne.
Pourquoi cet engagement ? Parce que derrière chaque chiffre, il y a un visage. Parce qu’il n’y a pas de justice sociale sans sécurité pour toutes. Parce que se battre contre les violences faites aux femmes, c’est défendre l’humanité, l’égalité, le respect. Et parce qu’ici, à Angervilliers, comme ailleurs, personne ne doit rester seule face à la peur.
https://olivier.over.blog/2025/11/journee-de-lutte-contre-les-violences-faites-aux-femmes.agir-chacun-a-son-niveau.html


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