Notes d'actu.

Notre récit d’un monde en mouvement.

GAUCHE : CONGRES DE CRISE, PARTIS EN VRAC

red and white road during daytime

NPA, EELV, LFI, PS, Génération.s, trois caractéristiques émergent de ces congrès :

  • La crise est au rendez-vous, avec son cortège de noms d’oiseau et de clivages exacerbés
  • Les questions de fond sont souvent brumeuses ou inaudibles alors que (dé)personnalisation et mouvements de pré-carrés sont plus que jamais visibles
  • Le processus d’éclatement se poursuit. 

L’Assemblée générale d’Ensemble, mi-novembre, a pu adopter des décisions au consensus, sans avoir pu éviter le départ de GES. Dans la plupart des partis et mouvements de gauche, le rapport à LFI et/ou à la NUPES constitue un point de clivage, l’anti mélenchonisme fait souvent office d’affirmation identitaire. Au PS, au PCF comme au NPA…

Dans un paysage déjà profondément éclaté, sans que les lignes de fond soient forcément clairement établies, le processus «à l’italienne» se poursuit ; l’écart entre «la politique» et «les citoyen.ne.s» s’en creuse encore. Les crises mondiales (eau, climat, échanges, géopolitiques…) semblent échapper à toute intervention alternative. Le capitalisme mondialisé se débat dans ses problèmes, et ses guerres, sans guère de contestation, globale. L’altermondialisme cherche son second souffle, le syndicalisme est aussi essoufflé que les institutions internationales. De tout cela les partis de gauche ne causent guère. Il faudra bien pourtant un jour que les partis se préoccupent de nouveau des valeurs, des propositions et de leurs mises en débat. Et laissent au «peuple» auto-gérer gestion et  pouvoir(s).  

Patrick Vassallo

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