Notes d'actualité

Toujours la même chose

« Nous ne pouvons pas nous attendre à des résultats différents en faisant toujours la même chose »

C’est ce que disait Gabriel Boric, avant de se faire élire à la présidence de la république chilienne. Une partie des mouvements sociaux chiliens avait placé ses espoirs d’émancipation sociale dans cette élection. Certes, celle-ci a permis d’éviter le retour de l’extrême droite au pouvoir, ce qui n’est pas rien. Mais, comme d’habitude, pour ce qui est d’une rupture avec le système en place, il s’avère que les institutions du dit système ne sont pas un outil adéquat ! C’est ainsi que ce «  président-de-gauche » a décrété l’état d’urgence dans le sud du pays, là où les communautés Mapuches exigent toujours la restitution des terres aux peuples autochtones, l’arrêt du pillage des ressources naturelles et de la destruction des forêts. Moins de deux mois après sa prise de fonction, Boric renoue avec une des pratiques répressives de son prédécesseur. Le contre-amiral Jorge Parga pour les provinces de Biobío et d’Arauco, le général de brigade Edward Slater pour la région de La Araaucanía, ont été chargés de faire régner « l’ordre ». Police et armée quadrillent ces territoires et « contrôlent » la population. « La résistance n’est pas du terrorisme, liberté pour les prisonniers politiques mapuches » affirment les habitantes et habitants du territoire une nouvelle fois militairement occupé.

Christian Mahieux

One Reply to “Toujours la même chose

  1. Sauf erreur Boric est confronté à une majorité parlementaire de Droite/Droite. Comme : une « cohabitation » en qqes sorte ! Comme quoi le système « présidentiel » qui domine dans les « démocraties » système importé de l’Occident exige d’être dépassé. Par ailleurs quid de la tradition « péroniste » solide en Amérique Latine ?
    Aurions nous oublié LA CONVERSION de l’auteur du  » Coup d’Etat permanent » ? Ou plus loin de nous, oublié la Tyrannie dans la Grèce antique? Il est impératif et URGENT de chercher à dépasser le parlementarisme monarchique que Seyes exigeait déjà .

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