Editorial

Palestine : hors du droit international?

Plusieurs rapports ont confirmé la situation abominable subie par le peuple palestinien. L’apartheid qui sévit en Palestine ne date pas d’aujourd’hui ; la mainmise de l’État d’Israël sur l’activité économique et le commerce palestinien non plus. Tous les vendredis des frappes de Tsahal s’en prennent à la bande de Gaza. Sous prétexte de riposter au Hamas ; et ce sont les populations qui trinquent.

Malgré les mobilisations partout dans le monde, la situation ne cesse de se dégrader. Le gouvernement israélien penche de plus en plus vers l’extrême-droite. La France a abandonné toute « politique arabe » et le macronisme se fait aujourd’hui complice de l’extrême-droite israélienne et, dans le même temps, s’accommode des pires dictatures comme en Égypte.

Des années d’effort ne peuvent donc masquer la gravité de la situation. D’une certaine façon, ce qui se passe en Palestine est significatif de l’état du monde et de ses brutales inhumanités.

Peut-on ignorer que 90% de la population serait vaccinée en Israël, mais moins d’1% en Palestine ? Et rappeler qu’il y a dix doses de vaccin disponibles pour un américain, mais 0,1 pour un nigérian ? 

Doit-on se satisfaire de déclarations, fort justes, de l’ONU qui auraient pu régler la situation alors que rien de concret ne s’en suit ?

Autant divers parlements poussent à considérer comme antisémite toute critique visant Israël et sa politique guerrière, autant Israël semble désormais exonéré du droit international : ne serait-ce pas ici aussi une forme d’antisémitisme ? D’aucuns diraient séparatisme ?

Dans cette même partie du monde, avec un même gouvernement autoritaire voire d’extrême-droite, faut-il accepter que la Turquie comme Israël deviennent des zones de non droit international ? Faut-il tolérer les pas de deux hypocrites des dirigeants occidentaux et de la Communauté européenne ?

A ce « laxisme » de la communauté internationale, peut-on opposer (ou le conforter ?) les actes liberticides de Macron, dont l’interdiction de la manifestation parisienne ? Si l’on peut se féliciter au cas précis d’un communiqué intersyndical, on ne peut que constater que la plupart des « grandes organisations » ont cédé face à cette interdiction : quelle riposte alors?

Bref, alors qu’on ne manque pas d’offensives antichinoises, très vives au plan commercial, doit-on conclure que le capitalisme mondialisé ne serait pas (plus ?) en mesure d’imposer une concurrence libre et non faussée, des libertés et des échanges partout y compris au Moyen-Orient ?  Pourquoi ne pourrait-il pas réagir ?     

Post-capitalisme ou barbarie ?  L’incapacité ou la politique du pire dont semble s’accommoder les classes dirigeantes du monde meurtrit les peuples. La jeunesse asiatique, les femmes et la société civile chilienne, les ouvriers et paysans indiens, entre autres, nous confirment que rien n’est inéluctable. Même pas le pire !

Patrick Vassallo

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


CAPTCHA Image
Reload Image