Délicieux

Victoria

Tout le monde connaît au moins de réputation, la reine Victoria, image de la royauté exercée de main de fer par les femmes en Grande Bretagne ; elle fut la première mais pas la dernière d’une véritable lignée ! Le roman de Daisy Goodwin a reçu le prix du roman historique en 2020 et a donné lieu à une série sur Netflix. Il traite de façon romancée mais documentée des trois premières années du règne de 63 ans de la reine Victoria :  en 1837, elle a 18 ans et vient d’un milieu hyper protégé et enfermé, quand elle devient reine de Grande Bretagne et d’Irlande. Sa jeunesse et sa naïveté peuvent en faire la proie de tous les prédateurs et intrigants. Mais elle révèle une volonté farouche et un désir d’apprendre le métier de reine. Une très belle relation se noue entre elle et Lord Melbourne qui va la guider en même temps que la respecter dans cet apprentissage et lui permettre d’éviter les pièges tendus par sa mère, son beau-père (Lord Coroy), la duchesse de Lehzen  et quelques autres autour d’elle. Melbourne a 40 ans de plus qu’elle et Daisy Goodwin décrit finement l’ambiguïté d’une relation oscillant entre relation paternelle et amoureuse. Melbourne s’écarte au profit du mariage avec le prince Albert cousin de Victoria. L’ambiance de la cour , ses intrigues, ses rivalités, ses fêtes, ses exigences, les tenues de ces dames est très bien servie par une écriture légère et précise.

« Victoria », Daisy Goodwin, Éditions Hauteville, 2017, 576 pages, 18,20€

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