Tous les deux sont engagé/es dans les questions d’alimentation, lui sécurité sociale de l’alimentation et est élu municipal. Elle, davantage tournée vers les consommateurs. Ils ont tous deux participé grandement au Conseil d’Habitants de notre commune. Ils ont tous deux (surtout elle) participé aux forum que nous organisions.
A propos du passage du Je au Nous, ils font d’abord une critique sur notre point de départ qu’a été le mouvement féministe et celui des migrants : pour l’essentiel disent-ils, le Nous se forme certes à partir de l’intime mais avec pour objectif de faire évoluer les mentalités et comportements sociaux. S’en prendre à l’État et à la domination des capitalistes dont ils perçoivent bien la nocivité est une autre histoire. Pour l’emploi ou le coût de la vie, il faut construire un Nous beaucoup plus éparpillé au départ et faire bouger l’État ou ceux qui détiennent les pouvoirs sur la société. C’est une autre paire de manche qui va bien au-delà de faire évoluer des mentalités. Ils se centrent sur ce qu’ils considèrent comme des objectifs concrets tels qui peuvent être ressentis par les gens. « On ne voit pas aujourd’hui quel Nous est en formation au niveau politique dont tu parles, donc qui serait à rejoindre, ni comment en créer un et comment nous pourrions y contribuer ». Ce qui les conduit à un immense pessimisme quant à la politique et ils préfèrent parler d’objectifs « plus concrets ».
Propos recueillis par Pierre Zarka



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