Notes d'actu.

Notre récit d’un monde en mouvement.

Présomption de légitime défense ?un peuple qui se tient sage …

Bon, comme disait un humoriste l’actualité est chaude, l’actualité n’attend pas, l’actualité c’est un homme à terre, sans défense et frappé à mort, une mort cautionnée par le ministère de l’intérieur, une mort comme malheureusement tant d’autres où la place Beauvau, le RN et LR font cause commune pour justifier des actes qui mettent en péril l’état de droit et les valeurs de la République. Il y a quelques jours ils ont déposé un projet de loi qui gratifierait la police nationale de présomption de légitime défense même quand il est avéré que le fonctionnaire de police n’encoure aucun danger manifeste et qu’il blesse grièvement ou tue un citoyen. N’assiste-t-on pas à des exécutions extra-judiciaires s’interroge la LDH ?

Depuis la loi Cazeneuve, les violences policières ont été multipliées par 5 et la France, épinglée à plusieurs reprise par l’ONU et la cour de justice européenne, fait partie des pays où on compte le plus de morts et de mutilation dus aux forces de police. Cette loi, si elle est adoptée, risque d’augmenter considérablement le nombre de citoyens victimes de violences policières. Cette conception du maintien de l’ordre va conduire à une rupture de confiance entre la population et les forces de police, confiance déjà malmenée après les violences contre les gilets jaunes, contre les syndicalistes ou contre les militants écologistes. Nous ne pouvons accepter l’impunité policière pas plus que pour n’importe quel corps de fonctionnaires. Il est urgent de revoir le fonctionnement de l’IGPN et de revoir en profondeur la politique du maintien de l’ordre. Il est urgent que les politiques de maintien de l’ordre soient débarrassées de la gangrène raciste et xénophobe. Un citoyen arabe ou noir se fait 20 fois plus contrôler qu’un homme blanc. Le Journal Basta ! recense 864 morts à la suite d’interventions policières ou du fait d’un agent des forces de l’ordre sur une période de 45 ans allant de janvier 1977 jusqu’en 2022. L’observatoire des Street medic décompte, entre 2018 et 2020, 24 300 blessés, dont environ 3000 ont nécessité une prise en charge d’urgence.

Louis Fargeas

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