Une fois de plus, le débat budgétaire ne recherchera pas l’amélioration de la vie des gens mais le niveau de reculs sociaux jugés acceptables par les partis politiques.
La taxe Zucman, mesure phare de la gauche ne renverserait pas la trajectoire austéritaire des budgets successifs : elle ne réduirait que de moins de 10% les cadeaux fiscaux pérennisés par le projet.
Les marchés financiers avec leurs agences de notation mettent la pression, épouvantail utilisé par les droites.
Les enjeux mondiaux, sociaux, sociétaux et écologiques qui devraient déterminer les orientations et les choix budgétaires, sont peu évoqués, même par une gauche enlisée dans ses divisions, ses stratégies défensives et ses calculs électoralistes, renvoyant tout à la présidentielle.
La “représentation nationale” incapable de reprendre les aspirations sociales (retraites) et de justice fiscale, pourtant largement majoritaires dans le pays, ne propose aucune réponse à l’exaspération générale grandissante attestant que le système représentatif ne permet pas la démocratie, voire devient un frein au changement.
Face à l’exacerbation des inégalités et injustices, pour réaliser l’indispensable tournant écologique, c’est de mesures radicalement transformatrices dont nous avons besoin, pas d’aménagement à minima du capitalisme.
Devant les menaces, précipices et impasses une véritable bifurcation s’impose. L’actualité nous montre que ce changement ne peut venir d’en haut.
En s’appuyant sur le déjà-là (économie sociale, scoop, coopératives, sécurité sociale etc.), est-il possible de faire émerger des luttes politiques revendicatives : réappropriation de la sécurité sociale par les salariés et retraités, plus largement une véritable sécurité existentielle et substantielle (sécurité sociale alimentaire, du logement, de l’énergie, des transports gratuits, etc.) pour faire société autrement en harmonie avec tous les vivants ?
Soyons attentifs aux nouvelles formes de luttes et d’organisation émergeantes : gilets jaunes, Nuit Debout, pétition contre la loi Duplomb, mouvement du 10 septembre… mais aussi printemps arabes et plus largement encore le mouvement GenZ qui se développe avec de nouvelles techniques de mobilisation et d’organisation politique, pour « un avenir social en commun ».
L’objectif ne devient-il pas la conquête à tous les niveaux de nouveaux espaces de pouvoir populaire pour faire émerger un nouvel écosystème politique fondé sur la transversalité (mise en commun, coopération, partenariat…) remettant en cause le pouvoir vertical des actionnaires et de l’État ?
Dans quelles conditions alors peut s’envisager l’élaboration par la rue du budget 2026 ?
Alain Lacombe
Makan Rafatdjou





Avec Alexandra on aime beaucoup cet édito
Daniel
D’accord globalement avec l’édito, à une réserve prés : dans la “représentation nationale” on met tous les groupes dans le ême sac. Or il me semble évident qu’il y a à l’Assemblée Nationale un groupe qui se distingue par on acharnement à ne rien lacher. C’est trop facle de traiter de la meme manière la bagarre menée par la Fi et celle du PS pourtant issus tous es deux du NFP, ainsi d’ailleurs que les valses hésitation tant du PC que des écolos. Laa qualité du débat mérite la clarté et pas de amlgam”s faaaciles qui ne font que servir le popuvoir, la eroite et l’estrème droite en brouillant les lignes, me semble-t-il.