Notes d'actu.

Notre récit d’un monde en mouvement.

Un sommet international hautement symbolique

Après avoir (ou)vertement refusé d’aider les USA et dénoncé leurs crimes de guerre en Iran, P. Sanchez s’était attiré les foudres de D. Trump. Mais aussi les menaces de nombreux apprentis trumpistes, dont Bruno Retailleau qui veut mettre l’Espagne au ban des nations d’Europe. Pourquoi ? Parce qu’il vient de régulariser massivement les sans-papiers, et de réunir à Barcelone pas moins de 12 chefs d’État, dont L.I. Lula (Brésil), C. Ramaphosa (Afrique du Sud), G. Petro (Colombie), Cl. Sheinbaum (Mexique)… ainsi que de nombreux responsables politiques (le vice-chancelier allemand, le ministre des affaires étrangères britannique, la patronne du Parti Démocrate d’Italie, celui du Parti socialiste belge, le gouverneur de Minnesota qui a résisté et viré l’ICE… Un sommet pour la paix des peuples, bannir la logique de guerre dans le monde, soutenir un Cuba sous embargo US mortifère, et commencer à construire une résistance progressiste à l’expansion rapide des idées et agissements d’extrêmes droites de plus en plus normalisés, devenus hégémoniques dans les autres sphères politiques et menaçant manifestement la démocratie. En somme un sommet anti-CPAC (Conférence d’actions politiques conservatrices) qui depuis 1964 réunit chaque année la fine fleur des idées les plus réactionnaires, et qui a vu défiler depuis la dernière présidentielle américaine : Trump, Bannon, Musk, Bolsonero, Milei, Orban, Kast… Vivement que ce sursaut salutaire et urgentissime se déploie et essaime partout où le ventre est à nouveau fécond de la bête immonde !

(photo de Claudia Sheinbaum, présidente du Mexique empruntée au site “Le vent se lève”)

Makan Rafatdjou

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