En France, le 1er mai est un jour chômé et férié. Ce n’est pas un cadeau, c’est le fruit de rapports de force, une conquête syndicale. Historiquement, le 1er mai, est une journée internationale de luttes du mouvement ouvrier. Outre les conséquences concrètes pour les travailleuses et les travailleurs qui perdraient ce droit au jour chômé payé, c’est aussi en solidarité avec l’ensemble des forces sociales progressistes dans le monde que nous ne pouvons tolérer de recul à ce sujet.
Le gouvernement a dû remballer son projet de loi qui remettait en cause ce droit pour les salarié‧es des boulangeries-pâtisseries et des fleuristeries. L’intervention unitaire des 8 organisations syndicales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, Solidaires et FSU) n’y est pas pour rien, dans une période où d’autres motifs de mécontentement peuvent provoquer une cristallisation revendicative.
Mais le patronat ne renonce jamais ! A ses ordres, le gouvernement a demandé à l’inspection du travail de ne pas sanctionner les employeurs qui ne respecteraient pas la loi dès ce 1er mai 2026, dans l’attente d’une nouveau projet de loi. La légalité, dans la démocratie bourgeoisie c’est cela : la faculté pour le patronat de déroger à la loi, octroyée par le bon vouloir du gouvernement ! A leur légalité, opposons toujours la légitimité de nos revendications, de nos actions, de nos aspirations !
L’argument du « volontariat » est une fumisterie : le rapport de subordination qui est à la base du salariat est antinomique de toute notion de ce type dans la réalité.
Christian Mahieux


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