Cicéron n’est pas au bout de ses surprises, cet enquêteur né de père inconnu, se disait-on. Surprise aussi que la maîtresse de son pote et « collègue ». Surprise du commanditaire, de ces commerçants aux drôles de chinoiseries (pas si pieux que cela ?)….
Il y a au moins une enquête dans ce polar breton qui donne de la banlieue une représentation qui étonnera plus d’un/e régional/e du terroir ! Les affaires de famille n’y font pas toujours les affaires des banquiers. Ni des notaires d’ailleurs ! On goûtera quelques digressions.
On retrouve avec plaisir Cicéron, Momo, René et le commissaire Saint-Antoine, ainsi que Vaness’, Monique, Brigitte et Carolina. Tout un monde L’intrigue est suffisamment pleine de suspense qu’on a bien du mal à fermer le livre une fois commencé.
L’écriture de cet auteur est assez jubilatoire et gouailleuse. On y trouvera un air de San A ou du Poulpe. L’auteur, banlieusard pur jus, livre ici son 5e titre d’une série d’enquêtes plutôt humoristiques. Il introduit dans ses récits des dialogues avec le/la lecteur/lectrice, voire avec lui-même.
Aux mêmes éditions bretonnes on retrouvera Gérard Lefondeur et quelques auteurs bretons dont les livres sont arrimés aux réalités populaires.
Patrick Vassallo
Qui père gagne, Cicéron Angledroit, Palémon éditions, 2016, 248 p., 10€


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