Le titre du livre évoque un opéra de Wagner. Il s’agit là du crépuscule d’une folie collective meurtrière qui a embrasé l’Europe et le monde entier. Ce livre retrace de manière précise et méticuleuse le procès de Nuremberg qui s’est tenu du 20 novembre 1945 au 1er octobre 1946 contre 24 responsables du Troisième Reich accusés de crimes contre la paix, crimes de guerre et crimes contre l’Humanité. L’auteur nous immerge dans les coulisses d’un procès historique. Il nous fait revivre à la fois le procès lui-même et les coulisses où sont présents des centaines de journalistes et d’écrivains. Parmi eux Elsa Triolet, Joseph Kessel, John Dos Passos, Martha Gellhorn, Madeleine Jacob ou le photographe Ray D’Addario. Pour la première fois victimes et bourreaux sont face à face et les bourreaux doivent répondre devant l’Histoire de leurs crimes. Le livre nous plonge avec beaucoup de profondeur et d’humanité dans la tension perceptible de la salle d’audience ainsi que l’ambiance tendue lors des témoignages, comme celui de Marie Claude Vaillant Couturier ou la présentation des films pris lors de la libération du camp d’Auschwitz.
Ce livre, qui vient de recevoir le prix Renaudot de l’essai, mérite lecture pour revisiter une histoire à la fois ancienne et finalement très actuelle.
Daniel Rome
Le crépuscule des Hommes, Alfred de Montesquiou, Editions Robert Laffont, 22€, 382 p.


A lire également
Les invisibles
« Retour à Heillange »
Monsieur