Ce qui frappe le plus dans cette sordide affaire, c’est l’étendue des individu.es impliqué.es. Et ce ne sont pas monsieur ou madame n’importe qui : l’implication des célébrités du monde des affaires ou des milieux politiques -fausse gauche comprise- est frappante. Mais n’y voir que des coïncidences ou s’en tenir à « tous pourris » serait court. Dépassons la rubrique fait divers et voyons cela du point de vue de nos sociétés.
Ce qui frappe est comment les sphères qui nous dominent se pensent au-dessus des lois, à quel point pour eux, tout est permis. Pas seulement en France si l’on suit l’énoncé des listes des impliqués. Qu’est-ce qui peut pourrir notre monde à ce point ?
Des « gens » vivent tellement au-dessus du commun des mortels qu’ils l’étendent à toute règle commune. A force d’être dans l’ambiance de pouvoir faire mourir des régions par délocalisations, des humains par burn-out, que sont à leurs yeux les interdits que la morale et le vivre ensemble comportent ? On dira mais Jack Lang n’est pas un gros capitaliste, certes mais et une fois au pouvoir, son gouvernement s’était inscrit dans la logique néolibérale et quoi de plus contagieux que de se sentir au-dessus du lot, en dehors des règles de vie communes ? Autant si on remonte au siècle précédent, le « dessus du lot » vivait de l’exploitation du travail et de la nature et éprouvait le besoin que la société fonctionne, autant cette époque est révolue. Si on regarde bien les élans libertariens d’un Musk s’en prenant à toute règle collective, si on regarde bien le caractère « hors État et transfrontières » des tenants des multinationales, ceux qui dirigent le sort des sociétés se sentent tellement au-dessus d’elles qu’ils n’en font plus partie. Pour elles et eux, l’absence de règles à respecter les met déjà dans un monde qui n’est pas le nôtre. Et quoi de plus contagieux lorsque l’on en a le pouvoir que de ne rien à avoir à respecter ? Désormais ils ne font plus partie de notre monde, ils font sécession, et pour pouvoir continuer à le piller, ils en décident de son sort d’autant plus aisément qu’ils l’ont quitté et le considèrent comme un objet façonnable. Aujourd’hui le dernier obstacle à abattre est la démocratie et toute règle collective. Dès lors pour eux, quid de la pédophilie ? Des trafics financiers ?
Et nous ? Ne devons-nous pas nous dire que quand quelque chose est pourri à ce point, il est temps de les virer et de tout changer ? La meilleure défense dit-on est l’attaque eh bien ATTAQUONS !
Pierre Zarka et Daniel Rome


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