L’idée qui me fait le plus rêver est celle de la démocratie participative, vaste sujet qui n’a jamais a mon goût été assez développé. J’ai observé plusieurs mairies utiliser comme argument de campagne « l’horizontalité » et l’inclusion des habitant.es dans les futures prises de décisions importantes.
En prenant l’exemple du village ou j’ai grandi, des efforts ont été fait en début de mandat particulièrement ( réunions collectives, débat publics, questionnaire/ sondage…), au cours des années ces méthodes ont continué mais de manière moins soutenue. Pourquoi ?
Car la participation citoyenne demande de l’énergie, du temps et une capacité à dialoguer avec les opposants.
Je trouve cela dommage que le monde politique ne soit pas plus tourné vers ces modèles et temps de démocratie collective et que les mairies ne soient pas plus aidées à la mise en place de ces espaces de discussions.
J’aimerais que les décisions soient prises par d’autre que les élus, que la population aie son mot à dire à un autre moment qu’aux élections.
Une expérience marquante dans ma vie a niveau la fût ma vie à la ZAD de l’A69.
C’est avec cette lutte que j’ai compris qu’on pouvait participer à la vie politique sans demander d’avis aux partis politiques ou autre chimère détentrice d’autorité.
C’est avec cette lutte que ma voix a comptée autant que celle des camarades à mes côtés, qu’un réel sentiment d’utilité m’a habité.
Mes envies les plus profondes ont trouvé écho à la ZAD et j’ai depuis la fin de l’occupation du mal a être satisfait de l’état dans lequel est mon environnement militant.
Les seuls groupements qui continuent à me plaire sont ceux des soulèvements de la terre, d’Alternatiba et d’Extinction Rébellion. Leurs points commun ? L’effacement de la hiérarchie, la liberté d’expression, le non jugement et l’écoute active.
Des concepts délaissés par l’organisation politique en France.
Cela fait une transition pour mon prochain point ;
La problématique de la 5ème république.
N’en avons donc pas eu assez de la toute puissance du président et de la caste politique « supérieure » ?
Les énarques et autres enfants issus d’une position bien plus que confortable ne devraient pas avoir autant de poids dans les prises de décisions politiques…
Une démocratie où le président a autant de pouvoir est-elle encore réellement une démocratie ?
Depuis la dissolution et le passage en force de la macronie face à l’union de la gauche, quelque chose s’est brisé en moi, comme-ci tout n’était qu’une vaste illusion.
Une illusion d’autant plus nourrie par le culte des personnalités politiques et la sous représentation des idées qu’elles prônent.
Quelque chose a été brisé mais à l’inverse une conviction s’est encrée en moi, je n’arrêterais jamais de militer car l’abandon est justement ce que l’arrivée du fascisme souhaite créé.
Tout ce qui se passe en termes de géo-politique à l’étranger, nous le retrouvons localement et nationalement en France. Ce que veulent les droitards et les fascistes c’est de la sidération, en tenant des propos toujours plus choquant, en agissant de manière toujours plus intense.
A nous de ne pas les laisser dire, les laisser faire, le « nous » c’est les peuples du monde entier, qui ont lutté par le passé et lutterons demain contre l’oppression.
Renouons avec le collectif, arrêtons de plonger sans cesse dans l’individualité et le nombrilisme.
De nombreuses personnes ignorent la force qui réside en elleux, en voyant la réaction des Etats-Uniens face à Trump et à l’ICE je me dis qu’il n’est jamais trop tard.
Et bien que nos société soient poussées à la dépolitisation par les milliardaires et autres consorts, la conscience politique est elle, bien plus ancrée dans nos cultures que ce qu’on peu croire.
CORTO


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