Dix ans après l’Accord de Paris, l’objectif de limiter le réchauffement à 1,5 °C est désormais inatteignable. Les engagements des pays réunies à Belém sont largement insuffisants. Ils conduisent à une hausse des températures mondiales comprise entre +2,3 °C et +2,5 °C d’ici la fin du siècle. La catastrophe annoncée.
Les peuples n’ont pas d’autres choix que de se battre pour une autre manière de produire et de consommer et taxer le capital pour financer la bifurcation écologique.
Mais la « grande messe climatique » n’a proposé que les fausses solutions du « capitalisme vert », ou du « greenwashing d’État » derrière lesquelles se cachent financiarisation du vivant, extractivisme et néocolonialisme comme la proposition de prêts privés, générateurs de dette, aux pays victimes du changement climatique !
C’est dans le « sommet des peuples » réunissant pour la première fois plus de 1000 organisations sociales et écologistes que persiste l’espoir. Contrairement aux COP précédentes, 50 000 manifestants ont pu se faire entendre, regrettant toutefois de ne pas prendre part aux décisions. Ils ont notamment interpellé Lula qui a proposé « une feuille de route » pour sortir des énergies fossiles tout en autorisant l’exploration pétrolière en Amazonie ! Lula : « gouverner c’est avoir le courage d’acter une Amazonie sans pétrole ». Ce gouvernement est pourtant l’initiateur d’importantes mesures contre la déforestation.
Comme en écho aux manifestants, la Colombie vient d’annoncer sa décision « d’interdire toute activité pétrolière à grand échelle dans la partie amazonienne du pays » après avoir signé, en 2023, avec 24 pays un « traité de non-prolifération des énergies fossiles ». Grace au solaire l’Australie va fournir 3 heures par jour d’électricité gratuite aux usagers. Autant d’exemples qui montrent que la sortie des énergies fossiles est possible.
Josiane Zarka


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