Compte tenu de la propagation inquiétante de la Covid 19 et devant l’état désastreux du système de santé algérien, le HIRAK a mis fin en 2020 à ses manifestations de rues pour s’investir dans des actions de solidarité envers les familles touchées par la crise sanitaire.

A partir de février 2021, les tentatives de reprise du Hirak eurent pour conséquence une forte hausse de la répression. Toute voix émettant des critiques à l’endroit du gouvernement était réprimée. Les médias verrouillés et l’espace public interdit à toute expression indépendante. Les chaines de télévision publiques ou privées, diffusent un programme similaire, visant à la glorification du régime. Privés de publicité, les journaux notamment francophones peinent à résister et sont poussés à déposer le bilan. : Le journal Liberté a fermé et El Watan ne tardera pas à subir le même sort.

Les partis politiques, personnalités et associations, rassemblées dans l’alliance Pacte d’Alternative Démocratique (PAD), opposée au régime, sont harcelés et menacés de dissolution. Le Parti Socialiste des Travailleurs (PST), a été suspendu d’une manière arbitraire.

Des milliers de citoyens.nes sont en détention provisoire avec des durées prolongées. D’autres détenus purgent des peines d’emprisonnement prononcées dans des parodies de justice

C’est dans ces conditions que depuis le 12 septembre plusieurs prisonniers se sont mis en grève de la faim au centre pénitentiaire de Koléa, le lieu de détention regroupant la plupart des détenus de Kabylie.  Maintenus en détention provisoire depuis au moins un an sans jugement malgré des demandes répétées de remise de liberté, ces détenus n’avaient plus que ce moyen ultime pour dénoncer l’injustice dont ils sont victimes.

Face à la violence du pouvoir algérien la solidarité internationale doit se manifester face à ces graves violations des droits humains.

Henri Mermé.

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