Horizons d'émancipations.

Une série de dossiers. pour mieux (se) comprendre.

La force des luttes

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J’ai découvert le communisme lors de la radicalisation qui s’est faite chez moi notamment lors du mouvement contre la loi travail. Au départ, mon militantisme était surtout réservé à la lutte contre le changement climatique (comme je pense un certain nombre de membres de ma génération). Les discours et les thèmes abordés notamment pendant « Nuit Debout » m’ont permis de comprendre que ceux qui détruisent la nature et ceux qui exploitent les hommes sont les mêmes : les capitalistes. Une fois posé le système capitaliste comme adversaire, la proposition communiste vient rapidement.

J’ai d’abord découvert les penseurs contemporains comme Frédéric Lordon et Bernard Friot avec sa proposition du salaire à vie, puis les expériences en cours au Rojava et au Chiapas. C’est important dans ma construction politique d’avoir un horizon vers lequel on veut tendre, le fameux « à quoi je dis oui » de Friot. C’est aussi pour cela que j’aime beaucoup sa thèse sur le « déjà là communiste » dans notre système social. C’est une base que nous devons impérativement défendre et évidemment agrandir. Je tire donc beaucoup de force à mon militantisme dans le communisme comme proposition politique alternative au système en place.

Pour finir sur cette partie je voudrais évoquer la formidable histoire des mouvements sociaux que j’ai découverte derrière le communisme. L’analyse des victoires mais aussi (et surtout) des défaites et des perversions des révolutions prolétariennes est passionnante. Elle est surtout extrêmement utile pour les militants qui reprennent le flambeau car elle permet de réfléchir aux moyens de réussir et aux erreurs commises par les révolutionnaires.

Je pense que mes actions militantes peuvent se classer en deux catégories : les actions qui mettent en avant la dégénérescence du système capitaliste et l’apport dans le débat de solutions ou d’alternatives qui peuvent être liées au communisme. Les deux volets sont pour moi très importants car une critique du système sans proposition a pour moi moins de force politique.

Je tire beaucoup de force à mon militantisme dans le communisme

Au comité local d’Attac 93 Sud, nous avons cette année beaucoup travaillé sur l’alimentation. Je retiens notamment notre travail sur la sécurité sociale de l’alimentation. Nous avons passé un film et organiser une conférence sur le sujet. Rapidement, la sécu de l’alimentation, qui s’inspire des travaux de Bernard Friot sur le salaire à vie, vise à allouer une somme d’argent par mois à tous, dépensable dans des structures où le mode de production a été décidé démocratiquement. J’avais à cœur de réaliser cette séquence pour faire connaître cette proposition qui pour moi est une nouvelle marche en avant vers la socialisation de notre société. Une nouvelle part de notre PIB qui pourrait échapper au marché et donc étendre le communisme « déjà là ». 

Réchauffement climatique, crises sociales, diffusion en masse des idées d’extrême droite,…  Clairement l’avenir est très préoccupant, les mouvements communistes ont donc largement un rôle à jouer pour moi. Contre toutes ces thèses de repli sur soi, de défaitisme, de confusion qui prolifère, nous devons proposer une alternative avec un pouvoir d’affect plus puissant pour entraîner toutes ces forces en colère. Dans ce sens j’ai beaucoup aimé le papier de Lordon sur son blog intitulé le « communisme luxueux ». Décrire en quoi pourrait ressembler un avenir communiste c’est impératif et cet avenir doit donner envie afin de chasser les vieux clichés remplis d’uniformité et de grisaille.  

Martin, Militant d’Attac Montreuil

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