Notes d'actualité

Service public de santé, c’est Macron qui le dit…

Macron Le Hardi a osé : « Ce que révèle d’ores et déjà cette pandémie, c’est que la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, notre État-providence ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe. Ce que révèle cette pandémie, c’est qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché ». Un réquisitoire imparable contre le modèle néolibéral. Mais Macron affamé d’amour, remet le couvert le 16 mars et met en berne, provisoire, la réforme des retraites !

Manœuvre politicienne, en vue de flouter le discrédit sévère qui pèse sur la conduite gouvernementale de la crise sanitaire ? Ou manœuvre politicienne destinée à éponger le mécontentement populaire à la veille des élections municipales ? Inspiré par François Hollande qui avait fait de la finance son ennemi principal ?

Cela fait marquer un point aux anti-libéraux. Ou bien l’antilibéralisme est en train de gagner la bataille et on va voir ce qu’on va voir à la sortie du coronavirus ! Ou alors, l’antilibéralisme ne mange pas de pain, en tout cas moins qu’avant, et le cœur des batailles d’aujourd’hui est en réalité d’ordre démocratique. Le combat n’est pas plus ou moins de néolibéralisme mais celui de la vitale construction de l’appropriation populaire des leviers de l’économie.

À la sortie des confinements, on fera le bilan. Viendra alors le festival des chefs d’État enjoignant les populations du monde à « sauver l’économie ». Or les générations, ensemble confinées, font une double expérience : d’une part, à produire moins de non essentiel s’amorce une possible rémission pour la planète et d’autre part, en tout lieu du monde l’ordre capitaliste est incapable de conduire cette transition.

C’est si vrai que le patronat s’en inquiète. Le président délégué du Medef a expliqué à l’AFP : « Il y a eu dans tous les secteurs d’activité, y compris dans ceux très nombreux dont l’exploitation n’est pas interdite par les mesures sanitaires, un changement d’attitude extrêmement brutal des salariés ». Ce qui est brutal pour Patrick Martin c’est que les salariés qui produisent, décident ! Ils introduisent dans l’entreprise un ordre qui n’est pas celui de l’actionnaire.

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