Il devient courant d’évoquer les scepticismes et les oppositions à Trump. Regardons-y de plus près. Commençons par la cascade de démissions dans l’entourage de Trump : après son responsable de la lutte antiterroriste on ne compte plus les militaires qui s’opposent à sa guerre. Cela ne s’arrête pas à la guerre. Des États comme celui de Washington, la Californie -et peut-être à venir New-York -, lèvent un tabou par un impôt de 1% sur les fortunes de 100 Millions de dollars. Quelle mouche leur pique ?
C’est que l’opinion publique est davantage mobilisée que les médias ne nous laissent voir : 55.000 infirmières se lèvent contre leurs conditions de travail, des syndicats ouvriers de base mobilisent des salarié/es sans attendre le quitus de leur direction ce qui, aux USA, est exceptionnel.
Au plan international, pour la première fois la Grande Bretagne n’emboîte pas le pas des USA. Une rencontre contre la guerre et la pauvreté des gouvernements progressistes s’est tenue à Barcelone avec l’Espagne, le Mexique, la Colombie, l’Afrique du Sud, le Brésil, bénéficiant du soutien du maire de New York, d’Olivier Faure et de Gabriel Zuckman. Une social-démocratie qui veut faire oublier combien elle a déçu.
Le poids de l’opinion publique qui refuse l’extrême-droite comme solution pousse à autre chose que les compromissions. On le voit aux manifestations en Italie, en Espagne, et en France aux abstentions. Reste posé d’oser franchir le mur du système pour ne plus être déçu.
(Photo by Manny Becerra)
Patrick Le Tréhondat – Pierre Zarka


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