La mort d’un jeune pour des raisons politiques est inqualifiable. Qu’il ait été un militant néofasciste n’atténue en rien la gravité ! Aujourd’hui en France nous pensons que la non-violence politique doit être le premier principe révolutionnaire pour combattre la brutalisation croissante des sociétés et pour sortir de la préhistoire de l’Humanité faite, d’exactions et de dominations. La défense de l’Etat de droit est la seule voie pour sa transformation radicale. Car, la violence est dans l’ADN de toutes les mouvances d’extrême-droite dans toute leur diversité passée et présente, comme provocation, pour faire régner la peur et le chaos : 90% des violences politiques et meurtres à caractère idéologique sont le fait de l’extrême-droite ! Il est aussi moralement ignoble que politiquement mortifère de renvoyer dos à dos l’extrême-droite et l’antifascisme !!
L’implication d’un assistant parlementaire d’un député LFI dans cette rixe meurtrière est un acte aussi grave qu’imbécile. Cette faute politique c’est du pain béni pour une droite qui diabolisait déjà LFI pour mieux s’acoquiner avec un RN banalisé. Il est abjecte qu’une partie de la gauche rejoigne cette curée, et inadmissible qu’une autre tergiverse. Tout progressiste, démocrate, républicain doit avant tout se mobiliser et choisir son camp contre toute normalisation du parti des idées et des actes violemment haineux, masculiniste, racistes, antisémites et xénophobes. En 1973 F. Mitterrand et E. Maires n’ont pas hésité à soutenir Alain Krivine emprisonné après une manifestation contre une officine fasciste Ordre Nouveau.
Sous tous les gouvernements d’un E. Macron élu à deux reprises contre le RN avec des voies venues de la gauche, on assiste à une complaisance sans nom face aux agissements violents de l’extrême-droite. On ne compte plus les personnes racisées assassinées, des maires menacés de mort parce qu’ils accueillent des migrants, des permanences politiques mises à sac, des militants et syndicalistes agressés, des spectacles empêchés, sans que cela n’émeuve aucun des hauts personnages de l’Etat : Présidente de l’Assemblée Nationale, Président du Sénat, le Premier ministre ou le Président de la République. Et ça ne nous surprend même plus que les médias mainstream aient l’indignation sélective, en rajoutent et instrumentalisent l’évènement. Si ces connivences sont à vomir, du Comité Amsterdam-Pleyel dirigés par Henri Barbusse et Romain Rolland, du comité de vigilance des Intellectuels antifascistes et le Front populaire dans les années 1930 jusqu’à aujourd’hui en passant par la résistance, la France s’est bâti une fière tradition antifasciste. Au moment où de plus en plus de digues cèdent il faut la raviver au plus vite. A Lyon et ailleurs une partie de la jeunesse ne supporte plus que des nazillons en herbe occupent le pavé et fassent la loi dans les rues du fait de l’inaction des pouvoirs publics.
Un sursaut populaire est l’urgence politique du moment : nous devons toutes et tous ensemble faire front commun, prendre la mesure et contrer les périls qui se pointent à l’horizon.
No passaràn !
DR et MR


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