Attention aux mots : ici nous sommes devant le risque de confondre communalisme et municipalisme. Ce dernier terme a selon moi, deux défauts fondamentaux :
• Où se situe le point de départ la prise d’initiative ? A partir d’une démarche d’élu·es envers le peuple ou de l’irruption du peuple qui bouscule la conception représentative de la démocratie ? Dans le premier cas l’absence de dépassements de certains rouages administratifs finit par avoir, avec le temps, raison de l’expérience. Dans le second cas la mise en cause de la normalité peut bousculer ces rouages. Il s’agit alors non pas d’une « participation » mais bien que les « simples gens » se transforment en capacité de pouvoir accomplir leurs souhaits.
• Ambiguïté quant à l’étendue territoriale de la volonté de maitrise. Il suffit de vouloir défendre un hôpital pour mesurer que du point de vue des moyens financiers on touche à un espace qui dépasse celui de la municipalité au risque de continuer à être dépendant·es de « plus haut ».
Le mot communalisme doit-il renvoyer à la dimension territoriale du même nom ? Quid des sentiments de communs de certains métiers : imprimerie ; soignants ; cheminots…. Et de la potentialité qu’il comporte? Ne renvoie-t-il pas plutôt à se donner ensemble les moyens de maitriser notre devenir commun?
Pierre Zarka
Parlons-nous toutes et tous de la même chose ?


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