« Vous protégez non seulement les frontières de notre État, mais aussi le droit de nos enfants à l’éducation. Votre parole des tranchées semble plus convaincante que n’importe quel argument ». Olga Odejchuk, enseignante à Rivne, est émue. Elle vient de recevoir une vidéo de soldats originaires de sa ville, qui apportent leur soutien à la mobilisation des enseignant·es et parents d’élèves contre la fermeture de plusieurs écoles dans cette ville du nord-ouest de l’Ukraine. La vidéo sera publiée sur Facebook. En Ukraine, les soldats-citoyens, dans leur majorité des travailleurs qui se sont engagés pour se battre contre l’invasion impérialiste russe, interviennent librement dans le débat public. La guerre n’a pas suspendu la lutte de classes. Saluons ici la manifestation féministe du 8 mars qui s’est tenue à Kyiv et a rassemblé plus de 2 500 personnes, dans une ville régulièrement bombardée nuit et jour, et qui mobilisait contre le projet d’un nouveau Code civil réactionnaire. Mais aussi les cheminot·es qui viennent d’obtenir avec leur syndicat KVPU le recouvrement de ce qui leur était dû par la convention collective de la compagnie de chemins de fer ukrainienne, Ukrzaliznytsia. Au lendemain du 1er mai, rappelons ici que le mouvement ouvrier ukrainien vit et lutte. Et remporte des victoires ! Que les mouvements sociaux (féministes, écologistes, LGBTQ+) résistent et poursuivent leur double lutte contre l’envahisseur russe et contre l’oligarchie et le gouvernement néo-libéral de Zelensky.
Patrick le Tréhondat


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