Nous publions des extraits d’une déclaration[1] de plus d’une cinquantaine d’organisations syndicales, professionnelles et sociales du Venezuela. A l’heure du coup de force trumpiste contre le Venezuela, cette expression indépendante du pouvoir autoritaire maduriste est particulièrement importante. Nous ne savons pas à cette heure ce qu’il adviendra de la mobilisation sociale annoncée pour le 15 janvier 2026.
L’axe central de l’accord unitaire est la lutte pour le rétablissement des salaires et des retraites, dévastés par des politiques anti-travailleurs qui ont détruit les revenus des travailleurs/es actifs et actives, retraité.es et pensionné.es, du secteur public et privé.
Lois antisyndicales et destruction des acquis historiques
L’accord désigne comme directement responsables de cette situation des instruments tels que la loi anti-blocus, les zones économiques spéciales, le mémorandum 2792 et les instructions de l’ONAPRE, qui ont permis la disparition des droits, et la suspension des conventions collectives, favorisant ainsi les intérêts patronaux tant dans le secteur public que privé. […]
Répression, criminalisation et atteinte à la liberté syndicale
Un autre élément de l’accord est la défense sans restriction de la liberté syndicale, considérée comme un droit humain fondamental. Dans ce contexte, l’accord exige la libération totale de tous les syndicalistes emprisonnés, poursuivis en justice ou disparus, réaffirmant que la lutte syndicale n’est pas un délit et que sans liberté syndicale, il ne peut y avoir de véritable démocratie.
Une unité plurielle pour reconstruire la valeur travail
L’accord repose sur le principe de l’unité dans la diversité, dans le respect de l’autonomie, de la pluralité idéologique et de l’indépendance de chaque organisation. Loin d’imposer des structures, les centrales et les syndicats signataires s’engagent à maintenir une instance unitaire, plurielle et représentative, destinée à coordonner des actions communes et à assurer un suivi efficace des engagements pris. […]
Annonce d’une grande mobilisation nationale le 15 janvier 2026
Comme expression concrète de ce nouveau moment d’unité, l’accord annonce une grande journée nationale de mobilisation le 15 janvier 2026, dans le cadre de la Journée des enseignants, appelant tous les travailleurs actifs, retraités et pensionnés, du secteur public et privé, à lutter pour le rétablissement des salaires, des pensions et des revendications sociales. […]
Premiers signataires
L’Accord national unitaire bénéficie du soutien des principales organisations syndicales, professionnelles et sociales du pays, parmi lesquelles les centrales historiques suivantes : Confédération des travailleurs du Venezuela (CTV), Centrale unitaire des travailleurs du Venezuela (CUTV), Union nationale des travailleurs (UNETE), la Confédération des syndicats autonomes du Venezuela (CODESA), la Centrale des travailleurs Alliance syndicale indépendante (ASI) et la Confédération générale des travailleurs (CGT), Comité national de conflit des travailleurs en lutte (CNCTL),…
[1] Publié par le Réseau syndical international de solidarité et de luttes.


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