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	<title>Santé &#8211; Cerises La Coopérative</title>
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	<title>Santé &#8211; Cerises La Coopérative</title>
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		<title>Pénuries capitalistes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Thierry Bodin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Mar 2023 17:02:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Notes d'actu]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis deux décennies, le nombre de ruptures de stock des médicaments d’intérêt thérapeutique majeur ne cesse d’augmenter. Il a triplé ces 3 dernières années pour atteindre 3000 molécules, fragilisant dramatiquement le système de santé. Une des raisons officielles avancées est la mondialisation de la production de médicaments. (80 % des principes actifs vendus en Europe [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis deux décennies, le nombre de ruptures de stock des médicaments d’intérêt thérapeutique majeur ne cesse d’augmenter. Il a triplé ces 3 dernières années pour atteindre 3000 molécules, fragilisant dramatiquement le système de santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une des raisons officielles avancées est la mondialisation de la production de médicaments. (80 % des principes actifs vendus en Europe sont fabriqués principalement en Chine et en Inde). La moindre difficulté d’accès aux matières premières compromet la chaîne d’approvisionnement des médicaments<s>.</s></p>



<p class="wp-block-paragraph">Fin 2022, le gouvernement envisageait une baisse de prix de certaines molécules génériques. Les fabricants de médicaments soutenus par les syndicats de pharmaciens, s’y opposent fortement, jugeant par ailleurs irréaliste la loi de 2023 de financement de la Sécurité sociale, prévoyant une baisse du budget médicament, au regard des coûts de production en augmentation via le prix des matières premières et de l’énergie. N’est pas mentionné l’explosion des aides publiques accordées aux entreprises pharmaceutiques du CAC 40, ni la mainmise de ces dernières sur les institutions pour imposer les conditions de production et de vente de leurs produits leur garantissant des profits maximum.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Thierry Hulot le président du Leem : « la spécificité française&nbsp;» est de pratiquer «&nbsp;les prix les plus bas d’Europe&nbsp;», faisant le lien entre prix trop bas et pénuries.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les groupes pharmaceutiques utilisent le chantage vis-à-vis de l’Etat pour satisfaire la demande d’une augmentation de prix&nbsp;des médicaments! Collusion ou reddition l’exécutif a cédé en annonçant qu’il allait autoriser des hausses de prix pour certains génériques essentiels, «&nbsp;en contrepartie d’engagement des industriels&nbsp;» de maintenir leur production dans l’hexagone.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà le cœur du problème, le médicament est pour les entreprises productrices une source de «&nbsp;business&nbsp;» comme une autre. La recherche du profit à court terme prime sur les besoins de santé de la population, plaçant la santé sous le joug du marché.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Il est URGENT de sortir notre système de santé du marché&nbsp;pour en faire un bien commun inaliénable.&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Thierry Bodin, Bernard Dubois, Eliane Mandine</strong></p>



<ol class="wp-block-list">
<li><sub><a href="https://www.lexpress.fr/economie/medicaments-vers-une-baisse-des-prix-les-pharmaciens-engagent-un-bras-de-fer-avec-letat-23USLUPFHFCWNEUD773FZCRQSQ/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Dans les années 1980, le rabbin Meîr Kahane avait fondé un parti dissous pour racisme et terrorisme. Ses disciples occupent aujourd&#8217;hui des postes clés dans la coalition dirigée par Netanyahou.</a></sub></li>



<li><sup><sub><a href="https://www.lequotidiendumedecin.fr/actus-medicales/medicament/penurie-de-medicaments-le-leem-pointe-les-baisses-de-prix-et-la-logique-comptable" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Parlement israélien.</a></sub></sup></li>



<li><sub><a rel="noreferrer noopener" href="https://sante.gouv.fr/actualites/presse/communiques-de-presse/article/tensions-d-approvisionnement-en-medicaments-francois-braun-et-roland-lescure" target="_blank">Le ministre Yigal Allon dès 1967.</a></sub></li>
</ol>
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			</item>
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		<title>Le non-lieu du Chlordécone</title>
		<link>https://ceriseslacooperative.info/2023/02/03/le-non-lieu-du-chlordecone/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Josiane Zarka]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Feb 2023 15:49:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Notes d'actu]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[Chlordécone, les premières plaintes, c&#8217;était il y a 16 seize ans. Et pourtant&#160; le procureur de la République&#160; a rendu un réquisitoire définitif&#160; concluant au non-lieu pour prescription&#160;!&#160; Prescription&#160;? Pas pour la catastrophe&#160;: l’empoisonnement des terres, des rivières, des nappes phréatiques et des humains dure, durera probablement des siècles. Le chlordécone a été interdit aux [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Chlordécone, les premières plaintes, c&#8217;était il y a 16 seize ans. Et pourtant&nbsp; le procureur de la République&nbsp; a rendu un réquisitoire définitif&nbsp; concluant au non-lieu pour prescription&nbsp;!&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Prescription&nbsp;? Pas pour la catastrophe&nbsp;: l’empoisonnement des terres, des rivières, des nappes phréatiques et des humains dure, durera probablement des siècles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chlordécone a été interdit aux Etats-Unis dès les années 60, en cause&nbsp; sa dangerosité pour les&nbsp; humains. 1979, l’OMS le déclare cancérogène possible. Finalement interdit en France en 1990, il demeure utilisé jusqu’en 1993 en Guadeloupe et en Guyane pour préserver les plantations dont les&nbsp; bananes sont consommées à 96% en «&nbsp;métropole&nbsp;». Délicate attention seules la terre et les racines de bananiers sont contaminées.<br>La décision de non-lieu qui intervient 17 ans après le dépôt de la première plainte n&#8217;étonne ni les associations ni leurs avocats ni les maires des communes. Ainsi en Guadeloupe, toutes tendances, ils font front pour poursuivre le combat.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la même foulée depuis l&#8217;annonce du non-lieu les organisations syndicales UGTG, CGTG, partis politiques PCG, LKP appellent&nbsp; à la mobilisation visant à la&nbsp; réparation de la catastrophe humaine sanitaire environnementale et économique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Catherine Destom-Bottin</strong></p>
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		<item>
		<title>Soignants et usagers, ensemble pour gagner</title>
		<link>https://ceriseslacooperative.info/2023/01/03/soignants-et-usagers-ensemble-pour-gagner/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Josiane Zarka]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Jan 2023 14:24:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Notes d'actu]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[http://formesdesluttes.org S’il semble souhaitable d’améliorer les conditions de travail et de rémunération des professionnels de santé, ne faut-il pas le faire dans l’ intérêt des patients et de la protection sociale&#160;? Le but annoncé de la grève des médecins libéraux1 centré sur la rémunération pourrait aggraver les difficultés d’accès aux soins : qui pourra payer [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="http://formesdesluttes.org">http://formesdesluttes.org</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">S’il semble souhaitable d’améliorer les conditions de travail et de rémunération des professionnels de santé, ne faut-il pas le faire dans l’ intérêt des patients et de la protection sociale&nbsp;? Le but annoncé de la grève des médecins libéraux<sup>1</sup> centré sur la rémunération pourrait aggraver les difficultés d’accès aux soins : qui pourra payer 50 euros chez le généraliste, remboursé 25 euros par la sécu&nbsp;et le reste par les mutuelles ? Ce recours obligé aux mutuelles privées signerait la fin de la Sécu comme couverture des risques égale pour tous.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La dégradation de la médecine générale, de l’hôpital et de la sécurité sociale forme un tout provoqué par la politique des gouvernements de tous bords depuis 40 ans&nbsp;: en finir avec le système de santé et de protection sociale égalitaire et ouvrir la porte aux intérêts privés. Les déserts médicaux trouvent leur origine dans la limitation de nombre d’étudiants en médecine (1971) pour amorcer la baisse des «&nbsp;dépenses&nbsp;» de santé&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est urgent de dégager des moyens pour former davantage de soignants et mettre en œuvre un nouvel exercice de la médecine, actuellement en débat. Ce dernier répondrait à l’augmentation du nombre de patients&nbsp; (vieillissement, maladies chroniques) et aux aspirations de nombreux soignants et patients: coordination des soins, fin de la tarification à l’acte, nouveau partage des tâches entre soignants et avec les administratifs, création de centres de santé où les médecins pourraient s’installer. &nbsp; &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est urgent de dégager des moyens pour la Sécurité sociale (la retraite en fait partie) et de défendre son principe&nbsp;: «&nbsp;<em>Chacun cotise en fonction de ses moyens et reçoit</em> <em>selon ses besoins&nbsp;», </em>grâce auquel la santé est devenue un droit égal pour tous. Il conviendrait de l’étendre à d’autres domaines que celui de la santé. &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour gagner, professionnels de santé, usagers, retraités n’ont pas d’autres choix que de se rassembler sur un objectif commun à tous&nbsp;:&nbsp;exiger les moyens financiers pour satisfaire l’ensemble de leurs revendications spécifiques. L’argent des contribuables et du travail (cotisations) sont suffisants mais les gouvernements les détournent au profit des intérêts privés&nbsp;:&nbsp; le patronat a été exonéré de 50 milliards de cotisations qui ne financent plus la Sécurité sociale. Les revenus financiers des entreprises et des banques (320 milliards d’euros) ne cotisent pas à la sécu. Si on les soumettait au taux actuel, ils rapporteraient plus de 84 milliards d&#8217;euros à la sécu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faute de mette leurs luttes à ce niveau, les différents acteurs risquent de se diviser&nbsp;: médecins contre usagers&nbsp;; retraités contre «&nbsp;régimes spéciaux&nbsp;» &#8230; A la grande satisfaction du gouvernement dont l’argument principal est qu’il n’y a pas d’argent pour tout le monde.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Josiane Zarka</strong></p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Une renégociation de la convention des médecins libéraux est en cours avec la Caisse Nationale d&#8217;Assurance Maladie.&nbsp;</li>
</ol>
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		<title>Médecins cubains , les armées de la paix</title>
		<link>https://ceriseslacooperative.info/2022/10/07/medecins-cubains-les-armees-de-la-paix/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Destom Bottin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Oct 2022 07:31:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Delicieux]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[En occident, en France impérialiste, avons-nous à apprendre de la médecine cubaine ? Probablement car nous avons eu besoin d&#8217;elle. C&#8217;est ainsi que le 31 mars 2020, par décret, le Gouvernement français et après avoir tergiversé, accepte finalement l’envoi de médecins cubains dans ses départements d’outre-mer rudement touchés par le Covid, Martinique,&#160; Guadeloupe, Guyane et Saint-Pierre-et-Miquelon [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">En occident, en France impérialiste, avons-nous à apprendre de la médecine cubaine ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Probablement car nous avons eu besoin d&#8217;elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&#8217;est ainsi que le 31 mars 2020, par décret, le Gouvernement français et après avoir tergiversé, accepte finalement l’envoi de médecins cubains dans ses départements d’outre-mer rudement touchés par le Covid, Martinique,&nbsp; Guadeloupe, Guyane et Saint-Pierre-et-Miquelon ont été concernés. Il vaut de découvrir cette expérience particulière. Elle s&#8217;inscrit dans une pratique née dès le début de la révolution cubaine. Ainsi de 1959 à 2020, Cuba a réalisé près de 600 000 missions dans 158 pays, avec la participation au total de 326 000 professionnels de la santé. Maïlys Khider propose au lecteur, une enquête de terrain partant des origines du système de soins cubain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle a rencontré&nbsp; des médecins cubains qui se sont impliqués auprès des victimes des grandes crises sanitaires du monde, accueillant et soignant par exemple les enfants de Tchernobyl (Ukraine). Ils sont intervenus et interviennent toujours auprès des victimes des conflits ou catastrophes naturelles ou pas, Angola, Timor, Barheïn, Pakistan, Haïti parmi beaucoup d&#8217;autres. 2014, les médecins cubains sont les premiers en Afrique de l’Ouest à affronter l’épidémie Ebola. Ils travaillent aussi le long terme, s&#8217;implantant par exemple dans les déserts médicaux du Brésil&#8230;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Échange particulier&#8230; Cuba et Venezuela échangent pétrole contre personnel médical qui voient les&nbsp; médecins cubains contribuer au contournement du blocus en place&nbsp; depuis 1962.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Soit 60 ans d&#8217;impérialisme étasunien&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Catherine Destom Bottin</p>



<p class="wp-block-paragraph">Médecins cubains, Maïlys Khider, Editions LGM, novembre 2021, 120 pages, 9 €</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
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		<title>Une piste qui remonte au conseil national de la résistance : le centre de santé mutualiste !</title>
		<link>https://ceriseslacooperative.info/2022/03/03/une-piste-qui-remonte-au-conseil-national-de-la-resistance-le-centre-de-sante-mutualiste/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marianne Coudroy]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Mar 2022 14:41:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article - Horizons d'émancipation]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Services publics]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Centre de Santé Pierre Calisti a été créé peu après la Libération, par le Comité d’Entreprise des Chantiers Navals de la Ciotat. Il avait vocation à soigner l’ensemble de la population de la ville. Il dépendait du Grand Conseil de la mutualité des Bouches du Rhône, comme les 10 autres centres de santé du département, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-thumbnail"><a href="https://ceriseslacooperative.info/2022/03/03/services-publics-passer-a-loffensive/"><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2022/03/Visuel-mars-2022-1-150x150.jpg" alt="" class="wp-image-6378"/></a></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph">Le Centre de Santé Pierre Calisti a été créé peu après la Libération, par le Comité d’Entreprise des Chantiers Navals de la Ciotat. Il avait vocation à soigner l’ensemble de la population de la ville.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il dépendait du Grand Conseil de la mutualité des Bouches du Rhône, comme les 10 autres centres de santé du département, sa clinique ses pharmacies et ses centres optiques, et était issu des valeurs du CNR. Ces centres permettaient l&#8217;accès aux soins à 200000 usagers sur le département. Dans certaines communes les usagers de ces centres représentaient 80% de la population.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une des grandes qualités de ce centre a été de pratiquer très tôt une médecine d&#8217;équipe pluridisciplinaire avec respect du libre choix, et unité de lieu, permanence hebdomadaire d&#8217;un accueil médico-social, dossier médical commun pour les médecins généralistes et spécialistes. <strong>Une médecine considérant le patient comme un tout et non une addition d&#8217;organes. Une médecine sociale de proximité, sans dépassements d&#8217;honoraires et pratiquant le tiers payant.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le statut de salarié des praticiens, payés au forfait et non pas à l&#8217;acte a contribué à cette éthique et à ce que le centre joue un rôle de premier plan dans les actions de prévention et de réparation : amiante, dépistage des cancers, réseau social jeunes, lutte contre les addictions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout cela a été détricoté par la dérive vers la logique de l’assurance privée, initiée par les Directives européennes de 1992 et acceptée par certaines directions mutualistes. Le code de la mutualité a été modifié, avec l&#8217;accord du gouvernement Jospin, pour aligner les mutuelles sur les assurances à but lucratif et obligation a été faite aux centres d&#8217;équilibrer séparément les diverses activités. Ils se sont retrouvés en déficit financier. Aucun financement de leur activité de service public n&#8217;a jamais été fait par les collectivités publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La lutte des usagers et des salariés, qui a duré des années, n&#8217;a pas réussi à les maintenir. Quel gâchis, et quelle belle revanche si on s&#8217;en inspirait pour un nouveau service public de santé&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Marianne Coudroy</p>



<p class="wp-block-paragraph">PS&nbsp;: Merci à Nicolas Pluet pour ses documents</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Une rentrée sanitaire sous haute tension ?</title>
		<link>https://ceriseslacooperative.info/2021/09/04/une-rentree-sanitaire-sous-haute-tension/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Sep 2021 17:00:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Horizons d'émancipation]]></category>
		<category><![CDATA[Politique : une autre donne]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[Voilà un an et demi que dure la pandémie, et le doute s’installe sur la possibilité d’y mettre fin. Ce virus qui transforme nos rapports sociaux, et se transforme lui même, continue de se propager. Le jour d’après se fait attendre… La pandémie met&#160; à nu les conséquences catastrophiques du système capitaliste. Mais dans ce [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<div class="wp-block-group has-vivid-red-color has-cyan-bluish-gray-background-color has-text-color has-background is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow"><div class="wp-block-group__inner-container">
<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph" style="font-size:14px"><em>Voilà un an et demi que dure la pandémie, et le doute s’installe sur la possibilité d’y mettre fin. Ce virus qui transforme nos rapports sociaux, et se transforme lui même, continue de se propager. Le jour d’après se fait attendre…</em></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph" style="font-size:14px"><em>La pandémie met&nbsp; à nu les conséquences catastrophiques du système capitaliste. Mais dans ce clair-obscur, des résistances se développent, des points d’appui émergent pour construire des alternatives. A l’heure où le débat fait rage sur le passe sanitaire et les mobilisations en cours, Cerises consacre son dossier de septembre à la rentrée sanitaire.</em></p>
</div></div>



<hr class="wp-block-separator"/>



<h1 class="has-text-align-right has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Soignant.e.s ici et ailleurs, sécurité sociale et démocratie sanitaire</strong></h1>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph" style="font-size:14px"><em>Avant de plonger dans les 4 thèmes que le groupe de travail a définis, Pierre Zarka et Danielle Montel reviennent sur les enjeux de la rentrée sanitaire.</em></p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Les soignants, leur travail et leurs luttes.</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Sont-ils un groupe que l&#8217;on pourrait désigner comme un prolétariat en blouse blanche, qui, durant les mois de lutte, au plus fort de l&#8217;agression endémique, a expérimenté la prise de pouvoir sur le contenu et l&#8217;organisation de son travail. Pour sauver les vies, il n&#8217;y avait pas d&#8217;autre solution que de passer outre le management mis en place par les ARS ( agences régionales de santé).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette expérience de durée courte est-elle prémonitoire de construction d&#8217;expériences auto gestionnaires à plus long terme ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par quels chemins, le nécessaire dépassement de la durée courte de cette expérience, peut-il passer&nbsp;?&nbsp; Du vécu n&#8217;est-il pas disponible pour ce dépassement ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les applaudissements quotidiens, durant plusieurs mois à leur égard, ne sont-ils pas la manifestation d&#8217;une sociabilité populaire passée de l&#8217;autre côté de la détestation des «&nbsp;fonctionnaires&nbsp;». Une part remarquable de la population française a applaudi des salariés qui se sont un temps, affranchis de la domination et ce, au moment où le détournement de l’argent nécessaire par les actionnaires a été largement dénoncé. Cela a traduit un point commun entre personnels et usagers, nouveau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Peut-on alors passer du partage&nbsp; de la réflexion entre personnels soignants et usagers aux mesures qui conditionnent une refondation du service hospitalier&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Olivier Frachon nous livre son analyse à partir de témoignages de soignant.e.s.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>A propos de l&#8217;internationalisation des combats des blouses blanches.</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les soignants, sur la planète entière, mènent au quotidien le combat contre la pandémie. Ces combats les amènent à mettre en cause le minage des politiques de santé. Or, souvent, très souvent, l&#8217;expérience militante se heurte à une situation double : l&#8217;emballement du capitalisme boursier et internationalisé conduit sur la planète, probablement des milliards de gens qui, victimes dans leur chair dans leur vie, à mettre en cause ce système d&#8217;exploitation. Mais c&#8217;est justement sa mondialisation, son ultra présence dans tous les moments de la vie qui fait baisser les bras de ses victimes : « que peut-on ici maintenant contre&nbsp; eux » !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les soignants sur la planète entière combattent la pandémie, une lutte qui conforte leur mise en cause des politiques de santé. Faire partager la dimension internationale de ces combats est sans doute une antidote puissante : le capital s&#8217;internationalise mais nous pouvons internationaliser le combat contre lui !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Utopie&nbsp;? rien de moins sûr : les luttes des soignants, la bataille contre les brevets appliqués au vaccin anti COVID menées dans de nombreux pays rassemble des millions de signataires comme on n&#8217;en avait pas vu depuis la guerre du Vietnam.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Patrick Le Tréhondat revient sur les dénominateurs communs des luttes des soignant.es dans le monde.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Qu&#8217;est-ce que la sécurité sociale ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">À écouter les mots on pourrait dire que la sécurité sociale, c&#8217;est un sentiment, le sentiment qu&#8217;on éprouve lorsque l&#8217;on se sait à l&#8217;abri du danger. Sociale dit que cette sécurité là vient de la société. En fait la sécurité sociale, c&#8217;est n&#8217;avoir pas peur parce que l&#8217;on vit avec les autres. Tous les autres garantissent le sentiment de chacun d&#8217;être à l&#8217;abri du danger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette sécurité concerne la famille de chacun, son exposition aux aléas et aux évolutions de la vie, à la maladie, à l&#8217;accident du travail, à l&#8217;invalidité, à la perte d&#8217;autonomie, à la retraite venue, au chômage, à l&#8217;éducation des enfants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette disparition, cette atténuation de la peur, est possible parce que chacun verse au prorata de son salaire et reçoit, non pas en fonction de ce qu&#8217;il peut payer, mais en fonction de ce dont il a besoin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela ressemble furieusement à l&#8217;adage des premiers socialistes et des premiers communistes : « de chacun selon ses moyens à chacun selon ses besoins ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors quoi, il y a déjà du communisme dans la société capitaliste avancée? Il y a un objet communiste bigrement rentable dans la société néolibérale, si rentable, que depuis son existence, cet objet est en permanence cible de tentatives de captation. La manœuvre, plus violente encore aujourd&#8217;hui, consiste à détacher la sécurité sociale du salaire de telle façon qu&#8217;elle cesse d&#8217;être la propriété du peuple et qu&#8217;elle devienne par la même accessible à la spéculation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et l&#8217;on mesure alors que défendre la Sécu n&#8217;est pas un travail de terrassier &#8220;reboucheur&#8221; de trou c&#8217;est une action populaire pour poursuivre, développer l&#8217;échappement à la domination. N&#8217;avoir pas peur c&#8217;est justement n&#8217;être pas dominé, demeurer maître de soi et de sa vie. Le combat du maintien et du développement de la sécurité sociale est d&#8217;une modernité folle !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous quelle forme moderne, avec quels arguments reconstruits, enclencher ce travail ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Marianne Coudroy et Sylvie Larue nous livrent leurs réflexions.</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Démocratie sanitaire…</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La forme militante et contestataire de la mobilisation des personnes vivant avec le VIH dans les années 1980-1990 a contribué à changer le rôle et l’identité du patient. Elle a mis en évidence l’importance de la participation des personnes concernées dans la recherche et à tous les niveaux de l’organisation des soins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’installation du Covid dans nos vies s&#8217;est déroulée sur ce terreau d&#8217;un rapport modifié à l&#8217;égard de l&#8217;institution médicale&nbsp; La faillite de l&#8217;État, ses mensonges assumés, le vécu quotidien d&#8217;une prise en charge très détériorée des besoins de soins, en même temps que l’application StopCovid s&#8217;est fracassée sur le refus populaire de «&nbsp;collaborer&nbsp;», sont des signaux à observer. Indiquent-ils une disponibilité populaire en gestation vers la prise en main des affaires de santé. Faut-il parler de nécessaire démocratie sanitaire, ou faut-il que les citoyen.ne.s, au delà du mot, arrachent leur participation sous forme élective par exemple, à la vie des lieux, secteurs économiques, et dispositifs de santé qui les concernent&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Martine Lalande du Syndicat de la Médecine Générale nous livre son propos.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bonne lecture, et merci de nous transmettre vos réactions.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le comité de rédaction</p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-2Dossier-Enjeu-1024x655.jpg" alt="" class="wp-image-4812"/></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>C’est d’aujourd’hui que naît demain</strong></h2>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-2-Dossier-Danielle-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-4808" width="230" height="129" srcset="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-2-Dossier-Danielle-1024x576.jpg 1024w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-2-Dossier-Danielle-300x169.jpg 300w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-2-Dossier-Danielle-768x432.jpg 768w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-2-Dossier-Danielle-1536x864.jpg 1536w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-2-Dossier-Danielle.jpg 1920w" sizes="(max-width: 230px) 100vw, 230px" /><figcaption><strong>Danielle Montel</strong></figcaption></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph">La pandémie, le combat qu’elle innerve,&nbsp; souligne la gravité du moment&nbsp;:&nbsp; «&nbsp;le capitalisme met l’humanité en péril&nbsp;».&nbsp; Les turbulences produites accentuent&nbsp; le focus&nbsp; sur&nbsp; les besoins,&nbsp; les priorités,&nbsp; les blocages, les carences, les entraves.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Santé, n’est pas un bien marchand mais un bien commun mondial. Il faut la sortir du marché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La voracité des groupes pharmaceutiques éclate. Leurs actes mortifères, leur&nbsp; culture du secret,&nbsp; les&nbsp; brevets, cette&nbsp; appropriation injustifiée rendant impossible à&nbsp; de nombreux pays disposant d’une industrie pharmaceutique, de produire les médicaments, les vaccins, dont ils ont besoin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une question forte d’éthique et d’efficacité…</p>



<p class="wp-block-paragraph">La financiarisation du monde, les crises quelle engendre, qui&nbsp; exigent des taux de profits supérieurs à&nbsp; 20% , la titrisation, qui&nbsp; gangrène&nbsp; tous les groupes, les prix des médicaments devenus spéculatifs (lire «&nbsp;<em>La santé hors de prix l’affaire Sovaldi&nbsp;</em>» d’ O. Maguet).</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’international, ce n’est pas l’organisation mondiale de la santé mais&nbsp; <strong>l’organisation mondiale du commerce qui décide&nbsp;!</strong>&nbsp; C’est à dire les fonds de pension et d’investissements, les&nbsp; big pharma et leurs commanditaires, les gouvernements et leurs structures internationales. Ainsi Macron et l’UE font obstacle à la levée des brevets pour les vaccins contre la COVID.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une évidence, entre&nbsp; le capitalisme et l’humanité, ça se joue maintenant à LUI ou NOUS</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-paragraph"><strong>Réponses et luttes émergent</strong><strong><em></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Des femmes, des hommes, actuellement,&nbsp; sur la planète entière, s’engagent&nbsp; au quotidien dans la lutte&nbsp; contre la pandémie. Ces luttes révèlent l’impact sur des milliards de gens victimes dans leur chair, dans leur vie du&nbsp; capitalisme boursier et internationalisé. Ils appellent à rompre avec ce système d&#8217;exploitation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mondialisation (capitaliste), la toile d’araignée tissée par ce système, engluant tous les pays du globe,&nbsp; son ultra présence dans tous les moments de la vie, de nos vies, est pesant et insupportable.</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-paragraph"><strong>Où va-t-on&nbsp;? Que peut-on,&nbsp; ici,&nbsp; maintenant, contre&nbsp; eux&nbsp;?</strong></p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-paragraph"><strong>Regardons, entendons,&nbsp; ce qui bouge. </strong><strong><em><s></s></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Partager la dimension internationale de ces combats est sans doute une antidote puissante et trace un possible&nbsp;:&nbsp; le capital s&#8217;internationalise nous devons&nbsp; internationaliser le combat contre lui !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Est-ce une utopie&nbsp;? Rien de moins sûr.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’importance d’une couverture sociale, question centrale pour l’accès à des médicaments utiles et efficaces, grandit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les luttes des professionnels de santé, la bataille contre les brevets appliqués au vaccin anti-COVID&nbsp; contre l’appropriation&nbsp; financière de la santé,&nbsp; pour ouvrir&nbsp; les sites de production partout où c’est possible,&nbsp; sont&nbsp; menés dans de nombreux pays et rassemblent&nbsp; des millions de signataires…</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’acharnement des groupes du CAC 40, des institutions et des gouvernements témoigne que c’est un point sensible, une des&nbsp; ruptures à engager.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des utopies se réalisent, l’ancien MacDo de Marseille a été réquisitionné par ses salariés, converti en banque alimentaire. Une coopérative a pour projet de construire une plate forme solidaire et citoyenne pérenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce sont des bougés éclairants pour aller plus loin vers la transformation radicale de la société.</strong><strong><em></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La santé, la vie,</strong> nourrissent partout&nbsp; en France,&nbsp; en Europe, en&nbsp; Afrique, en Asie, an Amérique des initiatives, des constructions anti capitalistes. Hier, un mouvement s’était créé à l’époque de l’apparition de nouveaux traitements&nbsp; contre le sida, avec quelques succès. Aujourd’hui un autre se&nbsp; développe&nbsp; pour la levée des brevets. En France… en Europe…&nbsp; dans le monde… Certes ces mouvements ne sont pas&nbsp; suffisants. Ils&nbsp; sont prometteurs pour l’avenir si on&nbsp; décide de les investir, d’y participer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les soignants, pendant la crise</strong>, ont fait face. Ils ont décidé,&nbsp; se sont organisés, ils luttent&nbsp; jusqu’à épuisement avec une solidarité maxi. Dans des pays, des régions, les gens les ont applaudit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A Paris, la Tour Eiffel scintille de blanc, la Tour Montparnasse s’illumine de rouge, « un cœur battant », à&nbsp; New York, Moscou ou Dubaï, des monuments emblématiques se sont éclairés, pour clore le mouvement lancé par l’Empire State Building pour honorer leur&nbsp; travail et de toutes les personnes qui luttent quotidiennement contre le virus, tels les éboueurs, les caissières, les chauffeurs de bus, les ubers… tous ceux qui agissent et s’engagent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans plusieurs régions de France,&nbsp; des Coopératives de Santé se construisent,&nbsp; telles à&nbsp; Paris 10, à Uzès,&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">le centre de santé communautaire autogéré de Saint-Nazaire ,&nbsp; d’Hennebont… en laissant aux acteurs de terrain la responsabilité de s’organiser au mieux de l’intérêt des patients.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Afrique, au Togo, au Sénégal… des volontés se mettent&nbsp; ensemble, des chercheurs, des cliniciens, des associations, «&nbsp;<em>pour le bien de la communauté&nbsp;».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">En Asie, &nbsp;au Vietnam&nbsp;, en Amérique plurinationale… des gens&nbsp; s’engagent, cherchent à construire des liens avec les autres continents pour faire reculer maladie et famine, pour une&nbsp; autre économie que&nbsp; l’accumulation de capital, pour le bien-être et le Vivre Bien de l’être humain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Urgent </strong>de se mobiliser,&nbsp; peuples , associations, et toutes les forces <strong>&nbsp;qui aspirent au changement pour conquérir des&nbsp; pouvoirs&nbsp; de décider à tous les niveaux.</strong><strong><em></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autant qu’en&nbsp; même temps, les politiques désastreuses, les décisions mortifères,&nbsp; continuent&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il&nbsp; faut&nbsp; s’attaquer&nbsp; résolument&nbsp; aux questions centrales, aux&nbsp; pouvoirs&nbsp; imposés, sortir du cadre financier,&nbsp; et&nbsp; dessiner la société que nous souhaitons, humaine, égale, juste et digne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fait, il nous faut sortir&nbsp; du capitalisme. Ce ne sera pas facilement, ce ne sera pas par consensus. Ce sera&nbsp; en agissant, en construisant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce n’est pas de s’en remettre à demain. C’est d’aujourd’hui que naît demain, à chaque moment, en se saisissant des points d’appuis, à chaque fois dans le nombre et dans&nbsp; les volontés.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="871" height="1024" src="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-2-Dossier-Pandemie-871x1024.jpg" alt="" class="wp-image-4810" srcset="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-2-Dossier-Pandemie-871x1024.jpg 871w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-2-Dossier-Pandemie-255x300.jpg 255w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-2-Dossier-Pandemie-768x903.jpg 768w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-2-Dossier-Pandemie-1306x1536.jpg 1306w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-2-Dossier-Pandemie-1741x2048.jpg 1741w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-2-Dossier-Pandemie.jpg 2008w" sizes="(max-width: 871px) 100vw, 871px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La pandémie&nbsp;: une leçon de choses</h2>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-2-Pierre-Zarka2-e1654754170291.jpg" alt="" class="wp-image-4811" width="172" height="190"/><figcaption>Pierre Zarka</figcaption></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph">La situation sanitaire est un condensé de ce qu’est le capitalisme et de ce que peut être le combat pour s’en affranchir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">2003, puis 2010&nbsp;: des chercheur/euses alertent sur l’apparition des coronavirus, et demandent des moyens pour s’y consacrer. Trop coûteux et pas d’actualité répondent les gouvernements. Depuis 1978 le nombre d’étudiants en médecine a été systématiquement réduit, la fermeture de lits d’hôpitaux continue. Est-ce limité aux enjeux sanitaires&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que la question des moyens est posée, 60 milliards de dividendes sont versés en France. Ils n’iront ni dans l’économie ni dans les services publics, ni dans…&nbsp;! Ajoutons le cynisme&nbsp;: Les vaccins ont été une aubaine pour les labos. Sanofi verse cette année à ses actionnaires 4 milliards. On voit pourquoi les big-pharmas ne se sont pas empressées de faire des brevets un bien public. A rebours les actionnaires&nbsp;font désormais figure de parasites. Ce qui peut ouvrir plus souvent sur où trouver l’argent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Macron loue notre système de santé&nbsp;: la Sécu. Or lui et ses prédécesseurs n’ont de cesse de la tuer. Revenons sur son principe fondateur&nbsp;: «&nbsp;De chacun selon ses moyens à chacun selon ses besoins&nbsp;». Marx dit cela du communisme. Combien de combats pourraient être mus par un tel principe&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’occasion fait le larron&nbsp;: concentration des pouvoirs&nbsp;entre les mains du président omniprésent. D’où ses deux lapsus du 12 Juillet&nbsp;annonçant à l’avance ce que VA décider le Conseil des ministres, donc pas la peine de le réunir et ce que VA décider le Parlement, donc&#8230; Quant au passe sanitaire il est un précédent dangereux de détection et d’exclusion des «&nbsp;bon.ne.s&nbsp;» et «&nbsp;mauvais.es&nbsp;» citoyen.ne.s, selon la visibilité de leur mise en conformité. En cela, il est inspiré de l’idéologie d’extrême-droite qui a commencé par les migrants. Combattre le passe et l’extrême-droite vont de pairs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Devant des enjeux complexes comme la santé, l’écologie ou l’économie, le pouvoir de décision serait obligatoirement entre les mains d’experts. Exit la démocratie. En quoi des préfets et un président sont-ils plus aptes que les habitants à recevoir des informations de la part de scientifiques pour décider des mesures à prendre&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec le rôle des hospitaliers, le monde du travail est apparu indispensable. On les a fait applaudir puis il a fallu tenter de ternir leur image en évoquant les hospitaliers qui ne seraient pas vaccinés. Trop tard&nbsp;: leur nombre, leur charge de travail, les salaires sont devenus des questions largement publiques. Pourquoi n’en serait-il pas de même pour tous les salarié.e.s en mettant en avant l’apport de leur travail à la société&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Travailler serait inévitablement obéir. En assumant des responsabilités réservées jusqu’alors à la hiérarchie, les hospitaliers ont démontré que le mot «&nbsp;autogestion&nbsp;» pouvait être une réponse au présent immédiat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mondialisation version peuples&nbsp;: devant le besoin de ne pas faire de la propriété des brevets un obstacle au développement de la vaccination contre le Covid (sans la rendre obligatoire) c’est une pétition à l’échelle de l’Europe qui a poussé les feux. Il est donc possible de dépasser le stade de la solidarité morale entre peuples pour voir comment chacun avec ses spécificités s’attaque aux mêmes obstacles et dégager ainsi comment coordonner leurs actions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au total&nbsp;: une perte de confiance envers toute la sphère institutionnelle (politiques, médias, directions d’entreprises).&nbsp; L’ampleur des abstentions dit le rejet du système. Reste à préciser ce qu’implique concrètement d’en sortir. La multiplicité des combats ne peut-elle pas déboucher non pas sur de l’uniformité mais un dénominateur commun&nbsp;?</p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<h2 class="wp-block-heading"><a></a>Les soignants, leur travail et leurs luttes.</h2>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-3-Dossier-Olivier.jpeg" alt="" class="wp-image-4815" width="153" height="153" srcset="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-3-Dossier-Olivier.jpeg 400w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-3-Dossier-Olivier-300x300.jpeg 300w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-3-Dossier-Olivier-150x150.jpeg 150w" sizes="(max-width: 153px) 100vw, 153px" /><figcaption><strong>Olivier Frachon</strong></figcaption></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph">Les luttes des soignants ont débuté avant la crise sanitaire, leurs mobilisations importantes, multiples ont revêtu plusieurs formes. De la grève des urgences à celle du codage des actes, des mobilisations et manifestations aux centaines de démissions administratives de chef-fe-s de services, les personnels de santé se sont mobilisés à de nombreuses reprises pour obtenir des moyens pour l’hôpital public, pour la reconnaissance de leur travail, et pour en finir avec le nouveau management public et ses conséquences sur la santé publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise sanitaire, la pandémie du Covid, est venue interrompre ces mobilisations et mettre en évidence ce qu’exprimaient les luttes des personnels de la santé&nbsp;: manque de personnels, manque de moyens, bureaucratisation croissante au détriment de l’exercice du métier…</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><a></a>Un renversement du pouvoir&#8230;</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Face à l’urgence, pour faire face à un virus inconnu, mais surtout face à l’impréparation du gouvernement et de l’administration, il a fallu ouvrir des lits, transférer des services et finalement mobiliser l&#8217;ensemble des personnels soignants, et les remercier, le soir venu, par des applaudissements quotidiens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans de nombreux endroits, pas dans tous, le pouvoir a changé de mains, il est passé de celles d’une administration bureaucratique à celles des soignants.</p>



<h3 class="has-text-align-left has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading">Leurs propos en sont le témoignages<a href="#_ftn1">[1]</a>.</h3>



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<p class="has-text-align-left has-vivid-red-color has-cyan-bluish-gray-background-color has-text-color has-background wp-block-paragraph"><em>“Avec le Covid j’ai vraiment eu le sentiment très particulier de vivre une émulation qui m’a ramené vingt ans en arrière. Le Covid a eu du bon et du moins bon dans nos services, il a provoqué du cloisonnement. Mais il a aussi soudé, fédéré, recréé un dynamisme d’équipe&#8230; Un esprit d’équipe s’est installé pendant un temps, avec une reconnaissance immense. Peu de gens l’avouent mais cette reconnaissance par les applaudissements à 20 heures au cours de cette période si particulière ça faisait chaud au cœur à beaucoup…<br>“Lors de la première vague du Covid, l’administration a été débordée, l’ARS surtout a été complètement dépassée et le pouvoir a été donné aux médecins pour débrouiller les situations et arriver à faire ce que l’on fait maintenant avec la troisième vague. C’est-à-dire déprogrammer les malades, réorganiser les services, transformer les services hospitaliers en unités Covid, libérer des réanimateurs-anesthésistes de bloc et des respirateurs de bloc vers des salles de réveil, vers des unités de réanimation Covid néoformées. À ce moment l’administration et l’ARS, débordées, ont donné le pouvoir aux médecins qui ont montré qu’ils s’en débrouillaient fort bien. On a vécu une période un peu faste à ce moment-là, jusqu’à ce que les lits ouverts aient été refermés et les contrats des personnes recrutées en CDD aient été annulés…<br>“La dimension humaine de nos missions nous porte à agir face aux problèmes, à faire beaucoup plus que ce qui est indiqué sur nos fiches de poste. Ces « débordements » sont particulièrement fréquents dans la fonction publique hospitalière et encore plus dans un hôpital entièrement dédié à des enfants. La plupart des personnels ne sont pas ici par hasard. Malheureusement, l’institution a compris qu’elle pouvait compter sur notre engagement et ainsi refuser de prendre en compte des problèmes récurrents de l’hôpital public”..</em>.</p>
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<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><a></a>… vite corrigé</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Durant cette période les services administratifs se sont mis au service des soignants, répondant aux demandes, ouvrant des possibles, œuvrant pour faire face aux besoins. Mais sitôt la première vague dépassée, les logiques se sont inversées, les logiques managériales, celles mises en place par le NMP (Nouveau Management Public) ont repris le dessus. Et les conclusions du Ségur de la Santé, n’ont pas été à la hauteur des attentes, ni des besoins exprimés et validés par la crise sanitaire. Car le gouvernement n’entend pas remettre en cause les décisions qui depuis plus de 15 ans compromettent l’avenir du service public de la Santé, au risque de l’épuisement, de la démotivation et des démissions de soignants. Malgré toutes les alertes des soignants !</p>



<div class="wp-block-columns are-vertically-aligned-top has-vivid-red-color has-cyan-bluish-gray-background-color has-text-color has-background is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-7387b849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-vertically-aligned-top is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:50%">
<p class="wp-block-paragraph">“<em>Je fais partie de ces personnes qui ont un peu, et même beaucoup, de ressentiments vis-à-vis de l’institution. Des personnes qui cherchent à quitter l’Hôpital. J’observe une vague de collègues qui, je pense, ne vont pas faire long feu car ils sont épuisés psychologiquement et moralement par les lourdeurs croissantes qui affectent l’institution. Celle-ci use les agents y compris l’encadrement. Certes, des solidarités permettent au jour le jour de tenir, mais elles laissent à tous la charge des dysfonctionnements. L’Hôpital coule, coule doucement avec des personnels qui n’en peuvent plus de ne plus être reconnus pour leur engagement. L’institution ferme les yeux, déplace les problèmes. Nos communautés professionnelles sont profondément ébranlées…</em><br><em>“Quand j’observe le nombre de visas nécessaires pour la moindre décision, je doute. On perd beaucoup trop d’énergie dans des procédures administratives…<br>“J’ai la sensation d’avoir une hiérarchie, celle de proximité et l’administration, complètement décalée de la réalité du terrain. Ça fait déjà plusieurs années que ça dure.&nbsp; Quand je dis à une cadre de pôle que ce n’est pas normal que des gens dorment dans le service d’urgence sur des brancards, que c’est récurrent, que ça ne représente pas l’hôpital public, que je n’ai pas l’impression d’être une soignante …. elle me répond: “ </em>Il va falloir vous habituer à ce que ça soit ainsi<em>”. Est-ce que c’est une réponse ?…<br>“Je ne suis plus dans mon rôle quand, débordée, je ne peux pas prendre le temps de m’occuper correctement des patients, sans stresser, en sécurité, avec le temps nécessaire pour échanger avec chacun.&nbsp; Combien de fois, pressés de toute part et par souci d’efficacité, nous ne répondons pas aux patients qui appellent. À la fin, on finit par baisser la tête quand on passe dans les couloirs… Il y a un moment où l’on se dit que la coupe est pleine. Ce fut mon cas. En 2019, j’ai quitté les urgences. Je travaille actuellement dans un laboratoire d’analyses médicales…&nbsp; J’ai gardé le contact avec les patients, j’ai des horaires convenables et je suis bien mieux payé. Je ne regrette pas mon départ”&#8230;</em></p>
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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:50%">
<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-3-Dossier-Lessoignants-818x1024.jpg" alt="" class="wp-image-4814" width="403" height="504" srcset="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-3-Dossier-Lessoignants-818x1024.jpg 818w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-3-Dossier-Lessoignants-240x300.jpg 240w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-3-Dossier-Lessoignants-768x962.jpg 768w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-3-Dossier-Lessoignants-1226x1536.jpg 1226w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-3-Dossier-Lessoignants-1635x2048.jpg 1635w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-3-Dossier-Lessoignants.jpg 1886w" sizes="(max-width: 403px) 100vw, 403px" /></figure>
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<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><a></a>En faire l’affaire des soignants, des soignés et des accompagnants</h3>



<p class="wp-block-paragraph">En juillet 2020, un appel a été lancé, pour que s’engage une réflexion collective et démocratique sous forme d’ateliers ouverts à tous, pour recueillir la parole de celles et ceux qui ont traversé la crise sanitaire, soignants, soignés, usagers, et travailler ensemble à la refondation du service public hospitalier, en réinvestissant la question des collectifs de soin et, à partir d’eux, réfléchir à des formes de gouvernance fondées sur le soin, plus autonomes, plus horizontales et démocratiques. Des ateliers ont eu lieu à Montreuil, en octobre 2020, et à Marseille en juillet 2021. Et des paroles de soignants, d’usagers ont été recueillies, des expériences partagées (on peut retrouver le détail des travaux et des récits de travail sur le site <a href="https://ateliersrefondationhopitalpublic.org/">https://ateliersrefondationhopitalpublic.org/</a>) .</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que nous décrivent les soignants est très comparable à ce qu’ont pu vivre de nombreux salariés, notamment dans les services publics, qui ont vu se mettre en place le management dont on nous dit qu’il vise à l’efficience, à la performance, à satisfaire le client. Avec l’arrivée de consultants qui, ignorant toute la spécificité des hôpitaux et des métiers de la santé, accompagnent l’administration et le management dans la mise en place des recettes déjà expérimentées dans les entreprises. A l’écoute des intéressés cette démarche commence par la substitution des mots utilisés pour les remplacer par un langage anesthésiant toute résistance,&nbsp; “<em>par des mots auxquels il est difficile de s’opposer parce qu’ils paraissent incontournables,</em> <em>gouvernance, efficience, performance, hôpital de flux en lieu et place d’hôpital de stock, démarche qualité”</em>…</p>



<h3 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><a></a>Défendre le travail et la démocratie sanitaire</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Mais surtout des mots qui confisquent les mots du métier, qui accompagnent la substitution du suivi du travail réel à celui des indicateurs et des tableaux de bord. Parfois, dans les services publics, cette substitution s’est heurtée à la résistance des salariés, des conflits ont permis au travail réel sinon de s’imposer mais de continuer à exister face à la dictature des tableaux de bord. A l’hôpital ce management s’est accompagné de la suppression de près de 100 000 lits, soit 4 fois plus de soignants, et l’urgence a été de faire face pour continuer à soigner. Pire encore, les choix découlant du manque de moyens ont été renvoyés aux soignants, qui ont été contraints à des arbitrages insoutenables car relevant de l’humanité ! La tarification à l’acte (T2A) est venue parachever cette stratégie, chaque service, chaque hôpital devant être rentable au regard d’une tarification que l’on peut qualifier de bureaucratique. Une tarification qui est à l’opposé de la logique des soignants, car établie par un regard techniciste, bureaucratique sur le travail, un regard qui ne peut prendre en considération la réalité du métier de soignant, forcément réduit à une succession d’actions élémentaires ignorant la réalité du travail, quel qu’il soit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui se passe dans la santé publique est un véritable enseignement de la façon dont le néo-libéralisme traite le travail. Sans idéaliser le passé de l’hôpital, ni ses organisations, ni les rapports existants entre les différentes catégories, on pourrait comparer ce qui s’est mis en place dans l’hôpital public à l’arrivée de l’organisation scientifique du travail dans l’industrie, et aux&nbsp; évolutions de l‘organisation du travail dans l&#8217;industrie et les services ces dernières décennies. Au nom de l’efficacité et du développement les travailleurs de l’industrie ont été dessaisis de leur travail, remplacé par celui défini dans les bureaux d’études, et dans les services, si l&#8217;autonomie et l&#8217;initiative sont valorisées c’est dans le cadre d’objectifs et d’indicateurs ne prenant pas en considération le travail réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a></a>Comme l’écrit Danièle Linhart, « <em>les soignants en lutte représentent en fait les sentinelles de la dégradation de l’essence même du travail de tous… Ils rendent manifeste le lien entre la dégradation de leurs conditions d’exercice et celle de la qualité de leur prestation qui apparaît comme un danger majeur… Dans les autres secteurs professionnels il y a comme une impuissance à établir et à dévoiler le même lien de causalité. Comme si la bataille de la finalité du travail, de son sens, était déjà perdue&#8230; Ailleurs tout se passe comme si la modernisation managériale avait définitivement piétiné toute conscience collective des enjeux du travail par la politique d’individualisation de la relation au travail, par la casse des collectifs et la mise en concurrence des uns et des autres qu’elle a imposées »</em><em> <a href="#_ftn2"><strong>[2]</strong></a>.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Ateliers de Montreuil et Marseille ont montré que pour transformer les choses, ce n’est pas seulement&nbsp; sur les moyens, sur les budgets qu’il faut agir, l’action des intéressés eux-mêmes est aussi indispensable. Les exemples de mobilisation autour de la santé communautaire, de la lutte contre le sida à “l’hôpital hors les murs” mis en place dans les quartiers de Marseille Nord montrent l’énergie et l’innovation qui se dégagent quand la parole et l’action sont permises à tous les acteurs. Quand la démocratie est le moteur de la mobilisation et de l’implication des intéressés ! Tout l’opposé de ce que font actuellement le gouvernement et le président de la République, démontrant que dessaisir la population de sa santé et des moyens de la défendre génère l’incompréhension et les résistances. Les soignants nous disent que les applaudissements du premier confinement ont fait la place à l’exaspération, au ressentiment. Quoi d’étonnant dans un monde et une période qui ignorent les engagements collectifs, quand les gouvernants préfèrent l’autoritarisme à la discussion, la dispute et finalement la mobilisation collective. Mais n’est-ce pas là l’enseignement à tirer pour reconstruire l’hôpital public ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Olivier Frachon</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph" style="font-size:14px"><em><a href="#_ftnref1">[1]</a>&nbsp;Récits disponibles sur le site de la compagnie Pourquoi se lever le matin !&nbsp; <a href="https://pourquoiseleverlematin.org/category/grands-dossiers/refonder-le-service-public-hospitalier/">https://pourquoiseleverlematin.org</a> et sur le site des Atelier de refondation du service public hospitalier <a href="https://ateliersrefondationhopitalpublic.org/">https://ateliersrefondationhopitalpublic.org/</a></em></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph" style="font-size:14px"><em><a href="#_ftnref2">[2]</a> Préambule de “L’insoutenable subordination des salariés” Danièle Linhart &#8211; Edition Erès</em></p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<h2 class="wp-block-heading">Personnel soignant, une résistance sociale mondiale</h2>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-4-Dossier-PatrickLT.jpg" alt="" class="wp-image-4816" width="176" height="144" srcset="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-4-Dossier-PatrickLT.jpg 783w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-4-Dossier-PatrickLT-300x246.jpg 300w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-4-Dossier-PatrickLT-768x630.jpg 768w" sizes="(max-width: 176px) 100vw, 176px" /><figcaption><strong>Patrick Le Trehondat</strong></figcaption></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph">La déferlante de la pandémie du Covid-19 a vu de nombreuses résistances sociales aux conditions faites aux travailleur·euses dits de première ligne. Parmi les différents secteurs du salariat mobilisé pour défendre son intégrité physique face à la défaillance de leur employeur (privé ou étatique) à leur fournir des équipements de protection individuelle, les infirmières (et aides-soignantes) ont montré un haut niveau de combativité que ce soit à New York, Johannesburg ou encore Séoul. Partout, les mêmes revendications ont été mises en avant sur leurs conditions de travail ainsi que la question des salaires et de manque de personnel. Les modes d’action ont été souvent identiques, rassemblements, manifestations, droit de retrait et mêmes grèves. Ces mouvements menés par le prolétariat mondial en blouse blanche ont été souvent violemment réprimés : menaces, licenciements, mises à pied, interventions brutales de la police. Dans des hôpitaux publics ou privés les organisations syndicales ont été à la pointe de ces combats.</p>



<p class="wp-block-paragraph" style="font-size:18px"><strong><span class="has-inline-color has-vivid-red-color">Quelques exemples sur 4 mois de lutte (mars-juin 2020)<a href="#_ftn1"><strong>[1]</strong></a></span></strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-4-Dossier-Resistancemondiale-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-4817" srcset="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-4-Dossier-Resistancemondiale-1024x576.jpg 1024w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-4-Dossier-Resistancemondiale-300x169.jpg 300w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-4-Dossier-Resistancemondiale-768x432.jpg 768w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-4-Dossier-Resistancemondiale.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption><strong>Infirmières en grève à Worcester, avril 2021 [Photo: WSWS media]</strong></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Dès le mois de mars 2020, le syndicat américain des infirmières NNU procède à une enquête dans les hôpitaux pour évaluer la protection des personnels soignants contre le Covid&nbsp;: le résultat est accablant. En Bolivie (9 avril) les infirmières exigent que leurs déléguées soient mandatées aux réunions du plan de lutte contre le Covid-19. Le 26 mars, des milliers d’infirmières hospitalières au Zimbabwe déclenchent une grève à l’appel de leur syndicat ZNA. Afrique du Sud, deux travailleurs de la santé de la province de l’État libre ont été blessés après que la police ait tiré des balles en caoutchouc contre un rassemblement auquel ils participaient. Le 19 avril, les travailleuses d’un hôpital de Mendoza (Argentine) se sont réunies en assemblée générale pour exiger une protection sanitaire et la fin de la précarité salariale. Le 21 avril, la New York State Nurses (42 000 membres) a déposé plainte contre l’État et deux hôpitaux pour manque au « devoir fondamental de protéger les travailleurs de la santé et le grand public ». &nbsp;Pakistan, 27 avril, des dizaines d’infirmières sont en grève de la faim depuis dix jours à Lahore pour protester contre le manque de matériel de protection. Le 29 avril, en Afrique du Sud, plus de 40 membres du personnel se sont mis en grève à l’hôpital de jour Lætitia Bam. Le même jour, dix infirmières de l’hôpital Santa Monica, à Los Angeles (USA) sont suspendues car elles refusent de travailler sans masque. À Kong Kong, le 2 mai, un syndicat des personnels hospitalier, le HAEA, est fondé et syndique 25 % des employé·es. 10 jours plus tard, une grève est votée. En Afrique du Sud, des médecins et des infirmières se mettent en grève à l&#8217;hôpital Mpilisweni (21 mai). Il s&#8217;agit de la deuxième mobilisation dans l&#8217;établissement depuis le confinement. Le 4 juin, les infirmières travaillant à l&#8217;AIIMS (New Delhi, Inde) manifestent pour la troisième journée consécutive. Les mobilisations des personnels soignants ne se sont pas arrêtées là. Elles se poursuivent. Fin juin de cette année, les 700 infirmières de l’hôpital de Worcester, (Massachusetts, USA) entamaient leur quatrième mois&nbsp; de grève pour l’amélioration de leurs conditions de travail face au Covid et des augmentations de salaires.</p>



<p class="has-text-align-right has-vivid-red-color has-text-color has-medium-font-size wp-block-paragraph">Prolétaires en blouse blanche de tous les pays, unissez-vous&nbsp;!</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph" style="font-size:14px"><em><a href="#_ftnref1">[1]</a>&nbsp;Cette revue des luttes est extraite d’un dossier plus complet «&nbsp;Covid-19&nbsp;: Personnel soignant, une résistance sociale mondiale&nbsp;», en téléchargement libre et gratuit le site www.syllepse.net &#8211; rubrique «&nbsp;En téléchargement gratuit&nbsp;»</em></p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La sécurité sociale, du déjà là au pas encore là</strong></h2>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="150" height="160" src="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-5-Dossier-Marianne.jpg" alt="" class="wp-image-4818"/><figcaption><strong>Marianne Coudroy</strong></figcaption></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La sécurité sociale c&#8217;est&nbsp; un grand espace de solidarité non marchand au sein de notre société capitaliste</strong>. Elle veille sur nous tout au long de notre vie. Elle est un atout incontournable dans la lutte contre la pandémie.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignright size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-5-Sylvie-1011x1024.jpg" alt="" class="wp-image-4820" width="146" height="147" srcset="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-5-Sylvie-1011x1024.jpg 1011w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-5-Sylvie-296x300.jpg 296w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-5-Sylvie-150x150.jpg 150w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-5-Sylvie-768x778.jpg 768w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-5-Sylvie-1517x1536.jpg 1517w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-5-Sylvie-474x480.jpg 474w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-5-Sylvie-261x264.jpg 261w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-5-Sylvie-494x500.jpg 494w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-5-Sylvie.jpg 2012w" sizes="(max-width: 146px) 100vw, 146px" /><figcaption><strong>Sylvie Larue</strong></figcaption></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph">Elle puise sa force dans les principes de solidarité, d&#8217;universalité et d&#8217;égalité. Chacun verse selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. Ainsi un budget dépassant celui de l&#8217;état échappe à la logique marchande. Les cotisations sociales&nbsp; ne subissent pas la spéculation, et sont utilisées directement pour les besoins. Elles garantissent aussi le salaire des soignant.es.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le coût de fonctionnement de la sécu est très faible: 3% des cotisations, à mettre en regard des 20% des primes réglées aux complémentaires santé qui servent à leurs dépenses publicitaires ou à la rémunération de leurs actionnaires (pour les assurances).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle a participé à l&#8217;augmentation de notre espérance de vie et inspire de nombreux pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle est ressentie comme appartenant à chacun.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Mais depuis sa création, elle est fragilisée par les coups de butoir du capital.</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Elle n&#8217;est plus gérée par les représentant.es des cotisant.es et le processus d’étatisation l’a fragilisée. D’un coté les lois de finance de la sécurité sociale votées chaque année au Parlement déconnectent les budgets des besoins en restreignant de manière draconienne les dépenses. De l’autre, les allègements de cotisations «&nbsp;patronales&nbsp;» permis par les gouvernements successifs assèchent les ressources et&nbsp; ne sont plus remboursés par l&#8217;état depuis 2 ans. La CSG, un impôt, en finance une part croissante, fragilisant son équilibre en l&#8217;éloignant de la source venant des richesses créées par le travail.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-5-Dossier-SecuriteSociale-683x1024.jpg" alt="" class="wp-image-4819" width="444" height="666"/></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph">Le coût des médicaments reste une dépense exorbitante, le choix de fabrication et les prix sont fixés par les Big Pharma, non en fonction de leurs coûts de recherche (en partie assumés par la recherche et l&#8217;hôpital publics) et de production, mais au titre du «&nbsp;service rendu&nbsp;». Il en est ainsi de l’augmentation du prix des vaccins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut rajouter les déserts médicaux, les dépassements d&#8217;honoraires, la casse des hôpitaux, la tarification à l’activité,&nbsp; les partenariats publics-privés pour financer des hôpitaux qui s&#8217;endettent pour des dizaines d&#8217;années,&nbsp; l’insuffisance de la prévention (le développement exponentiel des cancers en lien avec la dégradation de l’environnement par les pratiques agricoles intensives). La liste est longue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin la part de plus en plus grande des mutuelles, biaise le principe de base de la sécurité sociale (les contrats dépendent des moyens de chaque mutualiste)&nbsp; et poursuit la dérive vers un système assurantiel.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Seul un nouveau développement de la sécurité sociale peut la préserver des prédateurs, financiers et Big Pharma.</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le domaine de la santé, chaque lutte devrait faire référence au système de la sécurité sociale,&nbsp; sous peine de perdre de vue ses principes fondateurs et par là même contribuer à sa fragilisation. Il faut rendre aux travailleurs la gestion de la sécurité sociale, intégrer aussi les associations de patients, les professionnels…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut aussi viser l’intégration de l&#8217;activité des complémentaires santé dans la sécurité sociale, revendiquer une couverture 100&nbsp;% sécurité sociale. L’appropriation sociale du secteur de production des médicaments est aussi incontournable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Passer à l’offensive c’est aussi étendre le principe de chacun selon ses moyens à chacun selon ses besoins à d’autres secteurs. Par exemple l’idée d’une sécurité sociale de l’alimentation fait son chemin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Loin d’être ringarde ou nostalgique, la garantie collective des droits individuels est résolument moderne&nbsp;!</p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Démocratie participative en santé : à construire</strong></h2>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-6-Martine.jpg" alt="" class="wp-image-4822" width="158" height="241"/><figcaption><strong>Martine Lalande</strong>, membre du Syndicat de la Médecine Générale</figcaption></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph">Les personnes vivant avec le sida l’ont montré : les plus concerné.es savent dire ce dont ils et elles ont besoin pour leur maladie, réclamer des traitements, être associé.es à la recherche. Avant eux, les parents d’enfants myopathes étaient intervenu.es pour que la recherche avance même si elle n’intéressait pas les laboratoires. La santé concerne les usager.es. Et pourtant, ils et elles ne sont quasiment jamais consulté.e.s, même si leur maire les représente au conseil d’administration de l’hôpital et peut faciliter l&#8217;installation d&#8217;une maison de santé ou rendre les services publics accessibles aux handicapé.es. L’organisation du système de soins en France se fait sans consulter les principaux et principales intéressé.es. Les médecins s’installent où ils et elles veulent sans se soucier des déserts médicaux, les agences régionales de santé distribuent des moyens et des missions en fonction de ce qui est déjà en place et semble fonctionner. Des projets de santé sont validés sans réelle évaluation des besoins. Comme si les professionnel.les et les institutions savaient d’emblée ce qui est adapté pour la population qui les fréquente. Résultat : certain.es n’ont pas accès aux soins, et les problèmes de santé liés à l’environnement ou au travail sont rarement abordés. Heureusement des équipes montrent que la prise en charge de la santé et pas seulement des soins ne peut se passer de l’échange avec les usager.es. Les équipes de certaines maisons et centres de santé commencent par une enquête sociologique dans la localité où elles doivent s’implanter, et prévoient d’employer des habitant.es relais et des travailleur.ses sociaux.ales pour aller au devant des gens du quartier, et des espaces de rencontre ou de réunions collectives. Dans certaines maisons médicales belges, des usager.es participent aux assemblées générales où l’on discute des projets prioritaires.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment développer la participation des personnes vivant sur un territoire au système de santé qui leur est destiné ? D’abord au niveau local, là où une population est concernée par des questions géographiques et environnementales ayant un impact sur leur santé. On connaît l’expérience de Port de Bou, où une cartographie permettait de connaître les risques pour la santé selon les postes de travail des entreprises locales, expérience qui n&#8217;a pas été soutenue par les pouvoirs publics et a dû s&#8217;arrêter. Ce travail devrait être fait au niveau de chaque municipalité. Comme dans la commune de Saillans, des commissions avec les habitant.es se réuniront sur le thème de la santé. Des conseils locaux de santé pourront alors définir les besoins spécifiques de la population. Pour les grandes villes, ce travail se fera au niveau des quartiers. Puis des membres des conseils locaux de santé seront choisi.es pour participer aux différentes structures de santé (hôpital, maison ou centre de santé…), au centre d&#8217;assurance maladie et aux conseils régionaux. Se faire représenter par l’élu à la santé de la commune ne suffit pas, il faut un mode de représentation des habitant.es qui reflète la population. Les conseils locaux de santé doivent être des lieux où tous les résident.es de la localité peuvent trouver une place. Peut-être faudra-t-il faire du porte à porte comme le font certaines associations d’initiative citoyenne et des permanences dans les salles d’attente pour recueillir les problèmes et les envies d’agir des personnes vivant là. Si les habitant.es sont réellement représenté.es dans ces commissions ou conseils locaux de santé, on trouvera des modes de désignation de délégué.es, comme le tirage au sort, pour participer aux autres niveaux de décision.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="805" height="1024" src="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-6-Dossier-Democratie-1-805x1024.jpg" alt="" class="wp-image-4891" srcset="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-6-Dossier-Democratie-1-805x1024.jpg 805w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-6-Dossier-Democratie-1-236x300.jpg 236w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-6-Dossier-Democratie-1-768x977.jpg 768w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-6-Dossier-Democratie-1-1208x1536.jpg 1208w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-6-Dossier-Democratie-1-1610x2048.jpg 1610w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2021/09/3-6-Dossier-Democratie-1.jpg 1857w" sizes="(max-width: 805px) 100vw, 805px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">L’épidémie de COVID aurait du être l’occasion d’expérimenter la démocratie participative, en s’appuyant sur les associations et les groupes prenant des initiatives, comme la fabrication de masques et de surblouses ou le ravitaillement des personnes isolées et en difficulté. En réunissant localement les citoyen.nes, on aurait pu mettre en place très vite des moyens adaptés de lutte contre l’épidémie et de solidarité, tout en respectant les besoins et les droits des citoyen.nes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>Ça chauffe pour les brevets !</title>
		<link>https://ceriseslacooperative.info/2021/03/06/ca-chauffe-pour-les-brevets/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvie Larue]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Mar 2021 12:41:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Edito]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[vaccin]]></category>
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					<description><![CDATA[Les appels à lever les brevets sur les vaccins anticovid&#160; se multiplient. Les gouvernements sud-africain et indien se sont adressés à l’OMC[1] pour proposer une levée temporaire des droits de propriété intellectuelle. Cette proposition est soutenue par une centaine de pays mais ni par l’Union Européenne, ni par la France. Dans sa grande bonté le [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les appels à lever les brevets sur les vaccins anticovid&nbsp; se multiplient. Les gouvernements sud-africain et indien se sont adressés à l’OMC<a href="#_ftn1">[1]</a> pour proposer une levée temporaire des droits de propriété intellectuelle. Cette proposition est soutenue par une centaine de pays mais ni par l’Union Européenne, ni par la France. Dans sa grande bonté le Président Macron a proposé au G7 le transfert de 3 à 5&nbsp;% des doses de vaccins des pays les plus riches vers l’Afrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une aumône&nbsp;! Quel mépris&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays riches ont en effet confisqué plus de doses nécessaires que de besoin pour vacciner la totalité de leurs propres citoyens. Israël prépare son déconfinement après avoir vacciné près de la moitié de sa population, tout en bloquant l’arrivée des vaccins&nbsp; en Palestine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plutôt que de permettre à chaque pays d’être autonome dans la production de vaccins, les dirigeants des pays riches&nbsp; préfèrent financer un dispositif – le COVAX – pour que les pays du Sud puissent se fournir auprès des BIG PHARMA&nbsp;! L’allégeance aux logiques du capital pharmaceutique devient de plus en plus insoutenable et dégueulasse&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">La COVID est un vrai révélateur de ce qu’est le capitalisme. Il faut être clair,&nbsp; les actionnaires&nbsp; portent la responsabilité de centaines de milliers de morts dans le monde en privilégiant les profits, en refusant la mise en commun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais nous pouvons gagner en rendant incontournable et en musclant cette exigence citoyenne, en incitant chercheurs, ingénieurs, techniciens des laboratoires pharmaceutiques à désobéir au secret industriel, en construisant un rapport de force à la hauteur des enjeux.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-vimeo wp-block-embed-vimeo wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Pierre Zarka, le capitalisme nuit &amp;agrave; la sant&amp;eacute;" src="https://player.vimeo.com/video/521162184?h=58b9b9bd48&amp;dnt=1&amp;app_id=122963" width="1200" height="675" frameborder="0" allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Cerises participe au collectif qui exige la suspension des brevets, la réquisition des entreprises pour produire vaccins et traitements, et le contrôle citoyen sur les accords et les processus de validation des vaccins. Il ne s’agit pas seulement de cliquer sur un clavier mais de se saisir de cet outil pour participer à construire des majorités d’idées, réfléchir ensemble à l’alternative à ce système qui nous mène dans une impasse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le&nbsp; 11 mars, un an après l’annonce par l’OMS <a href="#_ftn2">[2]</a> de la pandémie, faisons converger rencontres, débats, manifestations pour imposer une autre logique&nbsp;: celle des biens communs et de la solidarité à l’échelle internationale, seule façon de sortir de la pandémie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Supprimer les brevets, et pas seulement de manière temporaire, serait de salubrité publique&nbsp;; de même que&nbsp; la réquisition d’entreprises socialement utiles pour imposer un contrôle citoyen.&nbsp;Ce ne sont pas les chefs d’État ou les capitalistes qui feront cela&nbsp;! Prenons nos affaires en mains, organisons la désobéissance à ce système mortifère&nbsp;! Dans nos syndicats, associations, organisations politiques, portons le débat pour mettre en place cette nécessaire auto-organisation&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sylvie Larue</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.wesign.it/fr/sante/brevets-sur-les-vaccins-anti-covid-stop-requisition-">https://www.wesign.it/fr/sante/brevets-sur-les-vaccins-anti-covid-stop-requisition-</a></p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref1">[1]</a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; OMC&nbsp;: Organisation Mondiale du Commerce</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref2">[2]</a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; OMS&nbsp;: Organisation mondiale de la Santé</p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>Sanofi fait la manche !</title>
		<link>https://ceriseslacooperative.info/2020/05/15/sanofi-fait-la-manche/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Bernard Dubois]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2020 18:34:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Esprit de suite et d'exploration]]></category>
		<category><![CDATA[covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[Sanofi]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[Sanofi en pleine crise du Covid 19 affiche ses valeurs&#160;! on ajoute à un scandale sanitaire la scandaleuse arrogance du capital décomplexé. Fin avril, le groupe pharmaceutique distribuait 4 milliards de dividendes à ses actionnaires. Aujourd’hui, il sort sa sébile pour faire monter les enchères aux fins de définir les priorités de distribution d’un vaccin [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sanofi en pleine crise du Covid 19 affiche ses valeurs&nbsp;! on ajoute à un scandale sanitaire la scandaleuse arrogance du capital décomplexé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fin avril, le groupe pharmaceutique distribuait 4 milliards de dividendes à ses actionnaires. Aujourd’hui, il sort sa sébile pour faire monter les enchères aux fins de définir les priorités de distribution d’un vaccin qu’il n’a pas encore. Et qu’en tous les cas il ne trouvera pas seul car Sanofi lance de multiples partenariats pour accroître ses chances de futures royalties juteuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La saillie honteuse de Paul Hudson son président n’est autre que l’expression de l’accord passé, entre autres, entre Sanofi et la BARDA (autorité dépendant du ministère de la santé des États-Unis), qui place les États-Unis en position de force pour imposer un chantage sanitaire à toute la planète, dans la veine de la morgue autocentré du président Trump&nbsp;: «&nbsp;America first&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, le fait que Palantir (société nord-américaine gestionnaire de big data, créée par la CIA) ait signé un accord avec Sanofi pour recueillir l’ensemble des données cliniques anonymisées de Sanofi dans une grosse base de données, en vue d’en extraire des informations, renforce notre inquiétude.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce cri du cœur «&nbsp;hors sol&nbsp;» du président de Sanofi n’a pour seule but que de minimiser les risques liés à la recherche en allant une fois de plus à la pêche au financement public. On privatise les gains et on nationalise les pertes. Dans son collimateur l’argent publique français et européen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voila ce qui arrive quand les gouvernants sous-traitent leurs responsabilités de santé publique au marché financier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Covid 19 est un électrochoc à l’échelle planétaires, les victimes, la souffrance des soignants et de tous ceux qui ne sont rien (pour reprendre une expression de Macron) ont compris (avec la lumière des gilets jaunes et des manifestants pour la défense du code du travail et de la retraite solidaire et intergénérationnelle …) que le monde&nbsp; capitaliste et néolibéral marchait sur nos têtes et gâchait notre planète. Un slogan fort raisonne dans nos têtes et dans nos cœurs&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;pas de retour à l’anormal&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise sanitaire mondiale impose des décisions à la hauteur des immenses problèmes sanitaires, sociaux et économiques qui vont en résulter. Le fruit du travail des chercheurs, des salariés, fiers de leur métier au service de la santé, doit conduire à mettre à disposition des traitements et des vaccins pour l’ensemble des populations partout dans le monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut que Sanofi s’engage à ne réaliser aucun bénéfice sur le COVID-19 et à mettre dans le domaine public tous les brevets nécessaires à la mise au point d’un traitement efficace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous devons également insister sur la nécessité de trouver de nouveaux adjuvants pour remplacer l’aluminium dans les vaccins, qui est source de nombreux cas de Myofascitte à macrophages. Le nouveau vaccin ne doit pas être lancé à la va vite pour générer des dividendes mais doit être trouvé pour fournir des traitements et vaccins sûrs pour les patients. Ceci est d’autant plus nécessaire que se dessine une vaccination massive indispensable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour sortir de cette crise, il faut également parler des tests et l’organisation d’un confinement doit s’organiser autour de tests fiables et réalisés massivement sur l’ensemble des populations. Les tests sont également une source scientifique d’information sur la propagation du virus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette annonce scandaleuse que démontre les activités santé notamment de recherche et de fabrication des médicaments et vaccins en France ou en Europe doivent être maîtrisées par la société.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour répondre aux exigences de santé publique, il est nécessaire que les médicaments et vaccins soient considérés comme ce qu’ils sont, des biens communs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le positionnement de SANOFI met en lumière les dérives de la financiarisation de la santé et l’État français doit prendre des décisions radicales pouvant aller jusqu’à la réquisition de SANOFI et à tout le moins de l’usine Famar de St Genis qui fabrique de nombreux médicaments de santé publique et qui est en liquidation judiciaire et en proie à la fermeture ou à des repreneurs véreux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faut-il rappeler au gouvernement français les efforts de solidarité que les citoyens font pour SANOFI en lui accordant chaque année entre 110 et 150 millions de crédit d’impôt, sans compter le remboursement des traitements via la sécurité sociale, financée par les cotisations sociales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette crise&nbsp; a fait émerger dans la société la nécessité d’une santé publique. Sans nul doute&nbsp; les citoyens, les forces progressistes auront à cœur de construire et porter un projet d’avenir pour sortir la santé de cette idéologie capitaliste et financière délétère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bernard Dubois, syndicaliste à Sanofi</p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>Urgences sanitaires, sociales et politiques</title>
		<link>https://ceriseslacooperative.info/2020/04/04/urgences-sanitaires-sociales-et-politiques/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Apr 2020 08:43:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article - Horizons d'émancipation]]></category>
		<category><![CDATA[coronavirus]]></category>
		<category><![CDATA[Du territoire aux communs alternatives]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[Prologue Cerises se met à l’heure de la pandémie. La crise sanitaire met à nu la responsabilité écrasante du système capitaliste à son stade avancé de néolibéralisme mondialisé : diminution des dépenses de santé, restriction des budgets de recherche, destruction des écosystèmes, mondialisation des échanges à un rythme effréné. Déjà l’heure de rendre des comptes [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-right has-vivid-red-color has-very-light-gray-background-color has-text-color has-background has-medium-font-size wp-block-paragraph">Prologue</p>



<p class="has-text-align-right has-vivid-red-color has-very-light-gray-background-color has-text-color has-background wp-block-paragraph" style="font-size:12px">Cerises se met à l’heure de la pandémie. La crise sanitaire met à nu la responsabilité écrasante du système capitaliste à son stade avancé de néolibéralisme mondialisé : diminution des dépenses de santé, restriction des budgets de recherche, destruction des écosystèmes, mondialisation des échanges à un rythme effréné. Déjà l’heure de rendre des comptes a sonné. La cacophonie ministérielle décuple les colères populaires. Les menaces et les tentatives de museler la démocratie n’y feront rien. Les tenants de la concurrence libre et non faussée sont dans leurs petits souliers. Plus rien ne sera comme avant, et nous devons préparer dès maintenant le jour d’après. Les initiatives associatives et citoyennes fleurissent pour organiser tout de suite la solidarité. Les résistances aux injonctions contradictoires s’organisent. Amplifions ce mouvement en l’inscrivant dans une visée alternative. <span style="text-decoration: underline;">NE CONFINONS PAS NOTRE PENSÉE</span><span style="text-decoration: underline;"></span>. </p>



<p class="has-text-align-center has-vivid-red-color has-very-light-gray-background-color has-text-color has-background has-normal-font-size wp-block-paragraph">Outre le texte collectif ci-dessous, voir les autres articles de ce dossier :</p>



<ul class="wp-block-list"><li><a href="https://ceriseslacooperative.info/2020/04/02/elections-municipales-et-coronavirus/">Élections municipales et coronavirus</a>, de Christian Mahieux</li><li><a href="https://ceriseslacooperative.info/2020/04/02/a-propos-de-democratie-sanitaire/">À propos de démocratie sanitaire</a>, de Marcelle Fébreau</li><li><a href="https://ceriseslacooperative.info/2020/04/02/le-capitalocene-contre-la-vie/">Le capitalicène contre la vie</a>, d&#8217;Alain Bertho</li><li><a href="https://ceriseslacooperative.info/2020/04/02/le-distinguo-entreprise-societe-de-capitaux-un-enjeu-de-la-lutte-des-classes/">Le distingo entreprise/société de capitaux : un enjeu de la lutte des classes</a>, de Benoit Borrits</li><li><a href="https://ceriseslacooperative.info/2020/04/02/le-jour-dapres-un-enjeu-politique-fondamental/">Le jour d&#8217;après : un enjeu fondamental</a>, de Makan Rafatdjou</li><li><a href="https://ceriseslacooperative.info/2020/04/02/pandemie-et-mondialisation/">Pandémie et mondialisation</a>, de Gus Massiah</li><li><a href="https://ceriseslacooperative.info/2020/04/02/une-urgence-changer-de-societe/">Une urgence : changer de société</a>, de Pierre Zarka</li><li><a href="https://ceriseslacooperative.info/2020/04/02/guadeloupe-entre-covid-19-colonialite-et-situation-hospitaliere-catastrophique/">Guadeloupe,  entre  Covid 19, colonialité, et situation hospitalière catastrophique</a>, une interview d&#8217;Élie Domota</li></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Sans oublier deux articles publiés fin mars :</p>



<ul class="wp-block-list"><li><em>&#8220;<a href="https://ceriseslacooperative.info/2020/03/26/covid-19-un-virus-tres-politique/">Covid-19 : un virus très politique</a>&#8221; de Patrick Silberstein </em></li><li><a href="https://ceriseslacooperative.info/2020/03/26/sauver-leconomie-capitaliste-ou-sauver-la-planete/">&#8220;</a><em><a href="https://ceriseslacooperative.info/2020/03/26/sauver-leconomie-capitaliste-ou-sauver-la-planete/">Sauver l&#8217;économie capitaliste ou sauver la planète&#8221;</a> de Benoit Borrits</em></li></ul>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2020/04/mp3.png" alt="" class="wp-image-2786"/></figure>



<h1 class="wp-block-heading"><strong>Les
profits ou la vie&nbsp;!</strong></h1>



<p class="has-text-align-right has-vivid-red-color has-very-light-gray-background-color has-text-color has-background has-medium-font-size wp-block-paragraph">Une contribution collective de :  </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2020/03/Sylvie.Henri_.Danielle.Josiane-groupés.jpg" alt="" class="wp-image-2493"/><figcaption>Sylvie Larue, Henri Mermé, Danielle Montel, Josiane Zarka</figcaption></figure>



<h4 class="has-text-align-right has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><em>Une stratégie sanitaire dominée par les critères des marchés financiers</em></h4>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Le
retard dans la gestion de l’épidémie est largement reconnu. Les mesures en
demi-teinte du gouvernement ne sont pas seulement dues aux conséquences de ses choix
économiques mais sont un choix stratégique qui ne cherche pas à protéger les
gens mais principalement l’économie au risque d’alourdir
considérablement le bilan des morts.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">La France doit rattraper
dans l’urgence des décennies de coupes budgétaires dans la santé, la recherche
et les hôpitaux publics.&nbsp; Entre 2003 et 2018, le nombre de lits est passé de 468.418 à
395.693 !&nbsp; 18 % de moins, quand la
population augmentait de 8 %.&nbsp; Il y a
7000 lits en réanimation seulement sur toute la France. L&#8217;Allemagne dispose en
proportion du nombre d’habitants&nbsp;de 2 fois plus de lits de soins intensifs
que la France. Les personnels étant en nombre insuffisant, se prépare à prendre
des décisions dramatiques, à trier les patients au moment du pic épidémique. La
pénurie de matériel (gel hydro-alcoolique, masques, blouses, lunettes,
charlottes) est la conséquence honteuse de choix drastiques d’économies
budgétaires, de délocalisation de production dans des pays au coût moins élevé.</p>



<p class="has-text-align-justify has-very-dark-gray-color has-text-color wp-block-paragraph">Des décisions sont prises dans l’urgence mais nous sommes en droit de nous interroger sur leurs fondements car des stratégies différentes ont été mises en œuvre notamment en Allemagne, et en Corée du Sud.<a> </a>La <a>France aurait-elle d’abord fait un choix à la «&nbsp;Boris Johnson&nbsp;» sans le dire&nbsp;?</a> Lundi 16 mars, l&#8217;Allemagne recensait 6012 cas, dont 13 morts (soit 0,2% de mortalité) la Corée du Sud&nbsp;: 8&nbsp;565 cas, 91&nbsp;morts (soit 1%). Dans le même temps, la France comptabilisait 6633 cas, dont 148 morts (soit 2,2%), l&#8217;Italie comptabilisait 27980 cas pour&nbsp;2158 morts (soit 7,7%).&nbsp; L&#8217;Allemagne et la Corée du Sud ont fait beaucoup de tests très tôt. Cela a permis de repérer les malades et de tracer leurs contacts.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Les Sud-Coréens et les
Allemands ont pu s’appuyer sur une base industrielle, qui n’a pas délocalisé la
production de tests et de masques. La Corée du
Sud a ainsi réussi à contenir la propagation du Covid-19 sans fermer ses
magasins ni confiner&nbsp;ses villes, le confinement n’étant que le complément
de mesures sanitaires.</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2020/03/3-2-4-Dossier-Penicaud-Fred.jpg" alt="" class="wp-image-2436" width="298" height="298"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Les
choix de la France </strong></h4>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">La politique du gouvernement
n’est pas centrée sur le sanitaire mais sur le sauvetage des grandes
entreprises<strong> </strong>et sur un recul du droit du
travail. Le maintien contraint au travail des salariés y compris dans les
secteurs non vitaux de l’économie et les mesures envisagées dans le cadre de
l’urgence sanitaire de revenir sur le droit aux congés payés et les 35 h en
témoignent. «&nbsp;La guerre&nbsp;» dont parle Macron ne serait-elle pas mise à
profit pour une véritable guerre sociale ? Voie d’abord suivie par la Grande
Bretagne au nom de la protection du commerce et des entreprises. Ce pays a
annoncé renoncer à garder l’épidémie sous contrôle dès le début par le
dépistage systématique et le confinement général de la population. Il a fait le
choix de «&nbsp;l’immunité collective&nbsp;» qui suppose d’accepter que 50 à 80
% de la population soit contaminée. Cela revient à accepter la mort de
centaines de milliers, de personnes supposées les « plus fragiles ».<a> </a>De nombreux médecins,
syndicalistes, politiques s’élèvent contre cette stratégie ainsi que l’OMS qui
déclare&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;les États ne devaient pas abandonner le dépistage
systématique et le traçage des personnes testées positives&nbsp;».</p>



<figure class="wp-block-pullquote alignleft has-border-color has-vivid-red-color has-text-color" style="border-color:#eeeeee"><blockquote><p><strong>&nbsp;Injonctions contradictoires&nbsp;: Restez confinés&nbsp;! Allez au boulot&nbsp;!</strong></p></blockquote></figure>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Muriel
Pénicaud exhorte les salariés et les patrons à poursuivre leur activité au
mépris de leur santé même s’il ne s’agit pas de productions essentielles.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Thierry Bodin, cadre de recherches, syndicaliste Cgt Sanofi, témoigne&nbsp;: <em>«&nbsp;Quelle doit être la priorité&nbsp;? Rester confiné pour enrayer la propagation du virus ou se rendre à son travail si son métier n’est pas télétravaillable&nbsp;? Dilemme pour des millions de salariés fortement invités à se déplacer et travailler alors même qu’il est refusé au plus grand nombre les équipements permettant d’éviter les contaminations, tels que les masques ou les équipements individuels de protection… indispensables pour éviter les contaminations.</em> »</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Jean-Louis Peyren, technicien en production, coordinateur Cgt Sanofi, nous dit : <em>«&nbsp;Sur les sites de production de médicaments et de vaccins, très peu de modifications dans la charge de travail, que cela soit dans nos laboratoires, magasins, ateliers de production. Les niveaux de production restent les mêmes. SANOFI doit sans délai mettre en œuvre un plan qui lui permettra de tenir dans la durée. Aujourd&#8217;hui, nous sommes en mesure de gagner un sprint, malheureusement le challenge est de gagner un marathon. Pour cela SANOFI doit réduire ses régimes de production en priorisant son activité pour permettre à un maximum de personnel de production le confinement, afin de conserver une réserve de salarié-e-s sain.es en mesure de remplacer leurs collègues sur leurs postes de travail en cas de contagion d’une équipe. Il est totalement illusoire de tenter de nous faire croire qu’avec les règles de distanciation sociale, et lavage des mains nous pouvons limiter les risques de contagion entre opérateur-trices qui travaillent en équipe.</em> »</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Les
responsabilités de L’État et de l’industrie pharmaceutique</strong></h4>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">La
chaîne de décisions qui a conduit L’État à réduire les stocks de masques pour
économiser, a mis le système de santé en incapacité de faire face à la
situation de crise.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">La
délocalisation de production de médicaments a mis à mal notre indépendance et
notre capacité de production.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Jean-Louis Peyren, poursuit :<em> «&nbsp;En amont des principes actifs, l’industrie pharmaceutique devra aussi relocaliser et ré-internaliser les produits intermédiaires&nbsp;». La politique du toujours plus de profits se traduit trop souvent par l’exploitation de la misère dans les pays à bas coût social et environnemental. L’indépendance thérapeutique, est fondamentale pour une nation, et puisque tous nos politiques ont l’air de dire qu’il y aura un après Corvid-19, il ne serait pas idiot de réfléchir aussi à la notion de brevet et donc d’appartenance intellectuelle du médicament.&nbsp;»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès
maintenant il est possible de réquisitionner des entreprises.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Ainsi
l’usine Famar Lyon est aujourd’hui menacée de fermeture. En redressement
judiciaire, la décision est pour l’instant suspendue. Cette usine produit la
nivaquine, contre le paludisme, piste pour lutter contre la COVID-19. Sur ce site, les salariés et les militants de la Cgt, se
sont mis à disposition pour répondre aux besoins sanitaires de milliers de
patients en souffrance et ainsi satisfaire les besoins de santé publique. Pas
de réponse du gouvernement, alors que cette usine fabrique 12 médicaments
d’intérêt thérapeutique majeur.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">L’entreprise Luxfer du Puy de Dôme
a fermé, (parmi ses actionnaires les fonds de pension dont BlackRock). Après les masques, les gants, les tests etc…les soignants
seront-ils privés de bouteilles à oxygène médical. L’État, un des
clients de l’entreprise, doit désormais se fournir en Grande-Bretagne, voire en
Chine. Les ex-salariés de Luxfer exigent la nationalisation immédiate de leur
site.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="680" height="500" src="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2020/03/3-2-3-Dossier-Coronaviruspartout.jpg" alt="" class="wp-image-2433" srcset="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2020/03/3-2-3-Dossier-Coronaviruspartout.jpg 680w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2020/03/3-2-3-Dossier-Coronaviruspartout-300x221.jpg 300w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2020/03/3-2-3-Dossier-Coronaviruspartout-359x264.jpg 359w" sizes="(max-width: 680px) 100vw, 680px" /></figure>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">En 2018 le groupe multinational
Honeywell a fermé son site des Côtes d’Armor qui produisait 20 millions de
masques par mois, et détruit des machines ultramodernes. Solidaires demande sa
réouverture sous statut d’EPIC. </p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La
juste colère des chercheurs</strong></h4>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Les chercheurs
dénoncent l&#8217;absence de moyens pour étudier le coronavirus. Comme est dénoncée
la loi de programmation de la Recherche et la mise en concurrence des projets
de recherche alors qu&#8217;on a besoin de coopération. Et maintenant on voudrait que
les scientifiques répondent tout de suite à la commande alors que la recherche
prend du temps.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Éliane
Mandine chercheure ex Sanofi témoigne&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;Depuis l’épidémie
de SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère causé par un virus) en 2002-2003,
les scientifiques ont donné l’alerte sur l’émergence prochaine de virus
pathologiques pour l’homme. Les barrières biologiques qui protégeaient les
hommes des contacts de nouveaux pathogènes potentiels ont été rompues par les
politiques d’industrialisation effrénée, de déforestation, d’urbanisation
croissante. Des équipes de recherche en France et ailleurs dans le monde se
sont constituées pour approfondir les connaissances sur ce sujet.</em></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Alors pourquoi vingt ans plus tard, à notre troisième épidémie avec le COVID-19, qui cette fois est une pandémie, sommes-nous aussi démunis, complètement dépourvus de traitements ? ? Sont-ce les chercheurs les responsables ou les politiques gouvernementales qui n’ont pas jugé bon de financer les équipes impliquées sur le coronavirus&nbsp;? Quels étaient les critères pour stopper ce travail, quand on sait par ailleurs que les épidémiologistes ont pris soin de communiquer aux autorités institutionnelles les résultats de leurs études, confirmant l’émergence de plusieurs familles de virus. Si les politiques avaient laissé les chercheurs travailler, c’était donner une chance à un traitement prophylactique antiviral de voir le jour, et d’éviter de confiner pour longtemps toute la population. Qui subira la double peine des dégâts sanitaires du COVID-19 et les effets néfastes de la crise économique et sociale consécutive au confinement&nbsp;?</em></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Ce sont des choix stratégiques d’ordre financier qui font qu’aujourd’hui nous en sommes à recycler un ancien antipaludéen, qui ne coûte rien à produire et peut rapporter gros à commercialiser, en traitement miracle. Et on peut parier qu’on est prêt à en engranger tous les bénéfices sans se soucier de les investir dans de nouvelles recherches pour se prémunir contre les prochaines pathologies</em> <em>infectieuses. Pour que les émergences virales de demain soient mieux anticipées, ne laissons pas l’organisation de la recherche aux gouvernants, qui la soumettent aux intérêts privés, pour une efficacité médiocre. Ce sont les acteurs scientifiques qui doivent la piloter en lien avec les patients, les citoyens, les besoins, au profit de la santé humaine. Il est temps de dire stop à la loi du marché&nbsp;!</em>»</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Soutien
à la Recherche publique&nbsp;: de la poudre aux yeux&nbsp;!</strong></h4>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Macron
annonce un plan d&#8217;urgence pour la Recherche de 5 milliards d’euros sur 10 ans.
Mais urgence pour lui signifie ventilation sur 10 ans, soit 500 millions
annuels. Comparons cette promesse au budget annuel de l’enseignement supérieur
et de la recherche qui est de 25 milliards. Si on soustraie de cette somme
toute la formation (dont doctorants), Université et Recherche spatiale on
arrive à 7 milliards. Les 500 millions représentent 2% de l&#8217;ensemble et environ
7% de la Recherche publique hors formation et Recherche spatiale. Pas de quoi
sauter de joie, quand on connaît la course constante aux financements en
partenariat, joli mot pour désigner les financements hors budget public. Le
budget de la Recherche est actuellement de 2.25% du PIB contre une promesse de
3%, jamais tenue. Pour atteindre ce chiffre dans un délai raisonnable il
faudrait une augmentation de 3 milliards annuels sur 2 années consécutives.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>La pandémie implique de sortir la recherche, la production, l’hôpital, la santé, des logiques capitalistes par une maîtrise sociale</p></blockquote>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">De
plus, s’il y a un déblocage de fonds d&#8217;urgence spécifique au coronavirus, c’est
via les appels à projets ANR (Agence Nationale de la Recherche). On ne fait pas
confiance aux équipes naturellement concernées (INSERM, biologistes et sciences
humaines), puisqu’elles- devront soumettre préalablement un projet à l’Agence.
Ce plan A.N.R (agence nationale de la Recherche) démarre maintenant. Alors
qu’on ne pourra vérifier son efficacité (oh&nbsp;! génie de la bureaucratie
administrative) au mieux que dans deux ou trois ans.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-right is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>Les responsables devront rendre des comptes</strong></p></blockquote>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Un
collectif de médecins nommé “C19” a décidé d’’attaquer le chef du Gouvernement
et l’ancienne ministre de la Santé. “<em>
c’est par négligence coupable que le Premier ministre, mais aussi l’ancienne
ministre de la Santé, n’ont pas anticipé une crise dont ils savaient
manifestement la gravité, et qu’ils ne pouvaient, en tout état de cause
ignorer”</em>, écrivent-ils dans un communiqué.&nbsp; Ils saisissent la Cour de
Justice de la République sur le fondement de l’article 223-7&nbsp;du code pénal.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’alternative
tout de suite pour demain</strong></h4>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">La
pandémie implique de sortir la recherche, la production, l’hôpital, la santé,
des logiques capitalistes par une maîtrise sociale.&nbsp; Au-delà de la solidarité qui s’exprime à
l’égard des personnels soignants, résister tout de suite, c’est faire le point
sur les stocks d’équipements de protection et organiser la distribution,&nbsp; c’est transformer des productions pour faire
face aux besoins comme ces petites entreprises qui décident de fabriquer du gel
hydroalcoolique, c’est fournir des repas aux soignants comme le font des
restaurants fermés, c’est faire valoir son droit de retrait dans les
entreprises dont la production n’a rien de vital, c’est organiser avec les
CSE-CHSCT les délégués du personnel les mesures barrières à prendre, c’est
organiser l’entraide dans les quartiers…</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">C’est
aussi exiger la réquisition des cliniques privées, refuser de fermer le robinet
du financement de la sécurité sociale et de l’Hôpital en permettant aux
entreprises de ne pas payer leurs cotisations sociales mais permettre aux
petites entreprises de ne pas payer leurs dettes, en finir avec le CICE,
décider un budget de la recherche à la hauteur des besoins.&nbsp; </p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Cette
épreuve exige d’autres choix, et la nécessité d’une alternative
post-capitaliste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sylvie Larue, Henri Mermé, Danielle Montel, Josiane Zarka</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>A propos de démocratie sanitaire</title>
		<link>https://ceriseslacooperative.info/2020/04/04/a-propos-de-democratie-sanitaire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marcelle Fébreau]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2020 23:42:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article - Horizons d'émancipation]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://ceriseslacooperative.info/?p=2504</guid>

					<description><![CDATA[Cet article fait partie d&#8217;un dossier que nous consacrons à la pandémie et à ses conséquences, voir les autres éléments de ce dossier URGENCES SANITAIRES, SOCIALES ET POLITIQUES: Les profits ou la vie&#160;! (de Sylvie Larue, Henri Mermé, Danielle Montel, Josiane Zarka) Élections municipales et coronavirus, de Christian Mahieux Pandémie et Mondialisation, de Gus Massiah [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<hr class="wp-block-separator"/>



<p class="has-text-color has-background has-text-align-center has-normal-font-size has-vivid-red-color has-very-light-gray-background-color wp-block-paragraph">Cet article fait partie d&#8217;un dossier que nous consacrons à la pandémie  et à ses conséquences, voir les autres éléments de ce dossier URGENCES SANITAIRES, SOCIALES ET POLITIQUES:</p>



<ul class="wp-block-list"><li><a href="https://ceriseslacooperative.info/2020/04/02/urgences-sanitaires-sociales-et-politiques/">Les profits ou la vie&nbsp;! </a>(de Sylvie Larue, Henri Mermé, Danielle Montel, Josiane Zarka)</li><li><a href="https://ceriseslacooperative.info/2020/04/02/elections-municipales-et-coronavirus/">Élections municipales et coronavirus</a>, de Christian Mahieux</li><li><a href="https://ceriseslacooperative.info/2020/04/02/pandemie-et-mondialisation/">Pandémie et Mondialisation</a>, de Gus Massiah</li><li><a href="https://ceriseslacooperative.info/2020/04/02/le-capitalocene-contre-la-vie/">Le capitalocène contre la vie</a>, d&#8217;Alain Bertho</li><li><a href="https://ceriseslacooperative.info/2020/04/02/une-urgence-changer-de-societe/">Une urgence : changer de société</a>, de Pierre Zarka</li><li><a href="https://ceriseslacooperative.info/2020/04/02/le-distinguo-entreprise-societe-de-capitaux-un-enjeu-de-la-lutte-des-classes/">Le distingo entreprise/société de capitaux : un enjeu de la lutte des classes</a>, de Benoit Borrits</li><li><a href="https://ceriseslacooperative.info/2020/04/02/le-jour-dapres-un-enjeu-politique-fondamental/">Le jour d’après : un enjeu politique fondamental</a>, de Makan Rafatdjou</li><li><a href="https://ceriseslacooperative.info/2020/04/02/guadeloupe-entre-covid-19-colonialite-et-situation-hospitaliere-catastrophique/">Guadeloupe,  entre  Covid 19, colonialité, et situation hospitalière catastrophique</a>, une interview d&#8217;Élie Domota</li></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Sans oublier deux articles publiés fin mars :</p>



<ul class="wp-block-list"><li><em>&#8220;<a href="https://ceriseslacooperative.info/2020/03/26/covid-19-un-virus-tres-politique/">Covid-19 : un virus très politique</a>&#8221; de Patrick Silberstein </em></li><li><a href="https://ceriseslacooperative.info/2020/03/26/sauver-leconomie-capitaliste-ou-sauver-la-planete/">&#8220;</a><em><a href="https://ceriseslacooperative.info/2020/03/26/sauver-leconomie-capitaliste-ou-sauver-la-planete/">Sauver l&#8217;économie capitaliste ou sauver la planète&#8221;</a> de Benoit Borrits</em></li></ul>



<hr class="wp-block-separator"/>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Démocratie
sanitaire, cette expression apparaît dans la plupart des documents de nos
institutions sanitaires, du ministère de la santé aux caisses primaires
d’assurance maladie, en passant par les groupements hospitaliers de territoire
et bientôt les communautés professionnelles territoriales de santé. Mais les
politiques publiques menées ces dernières années ne semblent pas tant viser à
améliorer notre santé, collective et individuelle, sociale et environnementale
qu’à favoriser des intérêts individuels (minoritaires !) en privatisant et le
système de soins et celui de la protection sociale. Pourtant la démocratie
sanitaire pourrait être un formidable outil pour améliorer la justice sociale
dans le domaine de la santé.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Une
étape fondamentale de cette aventure serait de rendre aux intéressés-es ce qui
leur appartient&nbsp;: la gestion de l’argent mis dans le pot commun et donc
des caisses d’assurance maladie et plus globalement des fonds de la protection
sociale. Cela signifierait décentraliser les prises de décisions et donc
inverser la gouvernance (du plus près au plus loin et non du plus loin au plus
près).</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Les
décisions prises au ministère de la santé, à la Caisse nationale d’assurance
maladie, etc. et déclinées par les institutions étatiques telles les Agences
régionales de santé deviendraient exceptionnelles. Des conseils de santé se
formeraient sur chaque bassin de vie, composés à 50&nbsp;% d’usagers-es,
25&nbsp;% de professionnels-les de santé et 25&nbsp;% d’élus-es et
administratifs-ves. Ces conseils organiseraient les dispositifs de soins et de
santé en gérant des enveloppes budgétaires au plus près des besoins de la
population. Ils ne seraient pas chargés uniquement d’une gestion technique,
financière mais bien de l’identification des besoins de la population et des
propositions de réponses à y apporter. Divers champs d’élaboration
s’ouvriraient, pouvant remettre en cause les rôles aujourd’hui institués des
professionnels-les, en particulier le pouvoir médical, et pouvant également
créer de nouveaux rôles, une nouvelle répartition des tâches, des
responsabilités, des pouvoirs. Ces conseils enverraient des délégués-es dans
des conseils départementaux, régionaux et nationaux, constitués selon les mêmes
proportions. Cette idée jetée là à la va-vite n’est pas une solution clé en
main. Elle pose en elle-même beaucoup de questions (elle nécessiterait par
exemple des mécanismes d’équité entre territoires avec le transfert de
certaines ressources d’un territoire à l’autre, le principe égalitaire «&nbsp;chacun-e
donne selon ses moyens et reçoit selon ses besoins&nbsp;» devant là aussi
s’appliquer). Mais le changement de paradigme serait en lui-même une victoire
et une force.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">En finir
avec le privé et renforcer le public est à portée de mains. Nous pourrions
commencer par avoir une Sécurité sociale à 100&nbsp;% pour toutes et tous (cf.
le régime d’Alsace-Moselle<a href="#_ftn1">[1]</a>) et donc la fin des assurances complémentaires. On
pourrait même y gagner de l’argent&nbsp;: coût de fonctionnement de l’Assurance
maladie obligatoire (AMO) = 6&nbsp;% de son budget, versus 25&nbsp;% pour les
complémentaires. Le ticket modérateur (part des soins non prise en charge par
l’AMO, qui n’a jamais modéré les dépenses de santé&nbsp;!) et les franchises
(50 centimes par boite de médicament, 1euro par consultation, etc.)
disparaîtraient de facto, allégeant d’autant le reste à charge des ménages.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-right is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Tout cela permettrait de rendre le pouvoir aux premiers-es concernés-es. </p></blockquote>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Nous
aurions alors un véritable service public de santé (signifiant pour les
professionnels-les un statut de fonctionnaire publique) avec la fin de la
médecine privée et donc des dépassements d’honoraires devenue une évidence. Les
moyens financiers récupérés pourraient alors être réinjectés tant dans les
hôpitaux et leurs services spécialisés que dans les soins primaires.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Tout
cela permettrait de rendre le pouvoir aux premiers-es concernés-es. Les
différents niveaux de soins (des soins primaires à l’hôpital en passant par les
spécialistes de ville) seraient coordonnés entre eux de façon verticale (du
premier vers le second et/ou le troisième) et de façon horizontale,
géographique. Le travail collectif entre ces différents niveaux serait facilité
par la présence d’espaces de rencontre et de formation conjointes (entre les
différents-es professionnels-les).</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Les
équipes de soins primaires intégreraient nécessairement des travailleurs-ses
sociaux-les permettant de faire le lien avec les institutions sociales du
territoire. Éducation, social et sanitaire seraient ainsi reconnus comme partie
intégrante de la santé.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Ces
dynamiques seraient renforcées par des collectifs d’usagers-es, structurés de
façon autonome autour de problématiques propres, ayant le pouvoir d’orienter
l’organisation des équipes professionnelles les accompagnant. Ainsi, la santé
scolaire, au travail, etc., mais aussi (surtout&nbsp;!), celle de toutes les
personnes minorisées dans notre société pourrait être mieux prise en compte et
accompagnée. L’articulation avec la recherche d’une démocratie réelle dans
l’ensemble de la société, permettrait aussi qu’en cas d’urgence sanitaire, des
mesures puissent être décidées par les citoyennes et les citoyens, au lieu de
devoir subir les atermoiements d’un gouvernement dont les priorités, par
ailleurs, ne correspondent pas aux besoins collectifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qui a
dit que la démocratie sanitaire, ça ne faisait pas rêver&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref1">[1]</a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;  Cordel n°
27 La sécu à 100% ?, c’est possible !&nbsp;» http://www.outilsdusoin.fr/spip.php?article246</p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<p class="wp-block-paragraph" style="font-size:12px"><em>Marcelle Fébreau est une femme blanche trentenaire, médecin généraliste remplaçante travaillant en zone rurale. Elle est membre du Syndicat de la médecine générale (SMG) et du collectif Les Outils du Soin. Elle a rédigé ce texte avec l&#8217;aide et le soutien de copines camarades. Il prolonge notamment celui paru dans Les utopiques n°12, Editions Syllepse, janvier 2020.</em><br></p>
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