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	<title>anticapitalisme &#8211; Cerises La Coopérative</title>
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		<title>Place aux jeunes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jun 2022 17:25:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Horizons d'émancipation]]></category>
		<category><![CDATA[anticapitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Clarifions les idées]]></category>
		<category><![CDATA[Communisme]]></category>
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					<description><![CDATA[Allons Enfants Un documentaire de Thierry Demaizière et Alban Teurlai Au cœur de la capitale, un lycée tente un pari fou : intégrer des élèves de quartiers populaires et briser la spirale de l’échec scolaire grâce à la danse Hip Hop.Allons Enfants est l’histoire de cette expérience unique en France. Actuellement au cinéma Les jeunes [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
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<div class="wp-block-group has-vivid-red-color has-cyan-bluish-gray-background-color has-text-color has-background is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow"><div class="wp-block-group__inner-container">
<h4 class="wp-block-heading">Allons Enfants</h4>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized is-style-rounded"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="309" height="257" src="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2022/05/3-11-Dossier-Allonsenfants-e1654754045922.jpg" alt="" class="wp-image-6967" style="width:112px;height:152px" srcset="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2022/05/3-11-Dossier-Allonsenfants-e1654754045922.jpg 309w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2022/05/3-11-Dossier-Allonsenfants-e1654754045922-300x250.jpg 300w" sizes="(max-width: 309px) 100vw, 309px" /></figure>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph">Un documentaire de Thierry Demaizière et Alban Teurlai</p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph">Au cœur de la capitale, un lycée tente un pari fou : intégrer des élèves de quartiers populaires et briser la spirale de l’échec scolaire grâce à la danse Hip Hop.<br>Allons Enfants est l’histoire de cette expérience unique en France.</p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph">Actuellement au cinéma</p>
</div></div>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Les jeunes se révoltent contre le capitalisme, le patriarcat, le désastre climatique. Ils et elles scandent anti-anti-anti-capitalisme, mais par quoi veulent-ils·elles le remplacer? Quels rapports entretiennent-ils·elles avec le communisme?&nbsp; La parole aux jeunes qui s&#8217;engagent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cerises a sollicité 7 jeunes engagé·e·s dans les luttes. Ils et elles ont bien voulu répondre à trois questions. Qu&#8217;est-ce que le communisme pour eux? En quoi leurs engagements, luttes, et pratiques ont-ils un rapport avec le communisme? Comment voient-ils·elles l&#8217;avenir?</p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-vivid-red-color has-alpha-channel-opacity has-vivid-red-background-color has-background"/>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-right">Pas politiques les jeunes&nbsp;?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce dossier, l’équipe de rédaction a fait le choix de donner la parole à des jeunes, et ne prend la plume que pour introduire les contributions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">40&nbsp;% des jeunes de moins de 34 ans se sont abstenus lors du 1<sup>er</sup> tour de l’élection présidentielle. De quoi cette abstention est-elle le nom&nbsp;? Un désamour de la politique&nbsp;? Ou une rupture assumée avec un système représentatif en crise&nbsp;? Certainement les deux, sans que l’on puisse déterminer la proportion de l’une ou l’autre des positions. Quoi qu’il en soit, les vieilles recettes n’ont plus de succès auprès des jeunes. Simultanément, ils ont été nombreux au lendemain du 1<sup>er</sup> tour à exprimer leur insatisfaction du résultat lors de rassemblements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chez les moins de 25 ans, 31&nbsp;% de celles et ceux qui se sont exprimé·e·s ont voté JL Mélenchon, 34&nbsp;% pour la tranche 25-34 ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mouvements contre le réchauffement climatique, luttes antifascistes, ZAD, une nouvelle génération plus radicale est-elle en train d’émerger&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cerises a sollicité des jeunes investis dans des luttes sociales et écologiques, en les interrogeant sur leur rapport au communisme. Syndicalistes, militants écologiques, jeunes communistes, libertaires, ils et elles s’engagent dans les luttes qu’ils et elles qualifient d’anti-capitalistes, et se forgent en cheminant une représentation de l’alternative. Pour Ben, le lien entre les engagements militants et le changement profond de société n’est pas facile à faire. Lyssandre au contraire, considère que « toute lutte sociale qui s’oppose à la loi du capital s’inscrit dans une visée communiste ».</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-7387b849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column has-vivid-red-color has-cyan-bluish-gray-background-color has-text-color has-background is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h3 class="wp-block-heading">Oussekine</h3>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img decoding="async" width="600" height="900" src="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2022/05/3-11-Dossier-Malik-Oussekine.jpg" alt="" class="wp-image-6971" style="width:263px;height:393px" srcset="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2022/05/3-11-Dossier-Malik-Oussekine.jpg 600w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2022/05/3-11-Dossier-Malik-Oussekine-200x300.jpg 200w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph">Série de 4 épisodes</p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph">Le réalisateur Antoine Chevrollier retrace les lendemains de la mort de Malik Oussekine, étudiant d’origine algérienne frappé à mort par des policiers en 1986. Quatre épisodes d’une grande justesse, qui privilégient l’intime sans jamais oublier le politique. [ Télérama ]



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph">Actuellement sur une chaîne payante</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Il y a la visée, mais aussi le chemin et pour Adèle, le communisme est «&nbsp;un objectif que l’on essaye de mettre en pratique au quotidien&nbsp;», ce qu’ Antoine appelle «&nbsp;une philosophie de vie&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la plupart de nos auteurs et autrices, l’avenir est indissociablement lié à la crise climatique. Engagé dans la lutte contre le réchauffement climatique, Martin fait l’expérience de Nuit Debout et construit le lien entre exploitation de l’homme et exploitation de la nature, et dit «&nbsp;tirer de la force dans le communisme comme proposition alternative&nbsp;» au système capitaliste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut « réinstaurer du commun dans une société » qui isole, individualise de manière factice, et selon Clément, seuls les individus qui se fédèrent seront en mesure de « combattre efficacement les mécanismes aliénants ».</p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-small-font-size wp-block-paragraph">L’équipe de rédaction de Cerises reviendra sur ces contributions dans un numéro après l’été, soit dans un dossier, soit dans un Esprit de suite.&nbsp;</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color has-small-font-size wp-block-paragraph">Bonne lecture</p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-vivid-red-color has-alpha-channel-opacity has-vivid-red-background-color has-background is-style-wide"/>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-left has-vivid-red-color has-text-color">Un objectif que l’on essaye de mettre en pratique au quotidien</h2>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><span style="text-decoration: underline;">par Adèle Tellez, syndicaliste</span></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized is-style-rounded"><img decoding="async" width="664" height="656" src="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2022/05/3-3-Dossier-Adele.jpg" alt="" class="wp-image-6962" style="width:112px;height:111px" srcset="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2022/05/3-3-Dossier-Adele.jpg 664w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2022/05/3-3-Dossier-Adele-300x296.jpg 300w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2022/05/3-3-Dossier-Adele-267x264.jpg 267w" sizes="(max-width: 664px) 100vw, 664px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Pour moi le communisme c’est d’abord un espoir, celui d’une société où l’on serait enfin à égalité, où l’on contribuerait chacune et chacun à la hauteur de ce que l’on peut faire, où on aurait du temps pour les relations sociales, pour les activités créatives, sportives… sans qu’il faille tout le temps avoir peur du lendemain. Ce ne serait pas une société sans problème ou idyllique, mais une société où nos problèmes seraient en fait des problèmes collectifs, avec des réponses à trouver collectivement, plutôt que des problèmes individuels qui nous isolent et nous écrasent.</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-paragraph"><em><a href="https://ceriseslacooperative.info/2022/06/01/un-objectif-que-lon-essaye-de-mettre-en-pratique-au-quotidien/">(lire la suite de l&#8217;article)</a></em></p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-vivid-red-color has-alpha-channel-opacity has-vivid-red-background-color has-background is-style-wide"/>



<h2 class="wp-block-heading has-vivid-red-color has-text-color">Une philosophie de vie, l’espoir, un idéal collectif à atteindre et à partager</h2>



<p class="has-text-align-right has-black-color has-text-color wp-block-paragraph"><em><span style="text-decoration: underline;">par Antoine Guérard, jeune communiste</span></em></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized is-style-rounded"><img loading="lazy" decoding="async" width="271" height="235" src="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2022/05/3-4-Dossier-Antoine.jpg" alt="" class="wp-image-6963" style="width:162px;height:140px"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph">A mes yeux le communisme représente beaucoup, j’ai grandi entouré de communistes, éduqué par des parents prônant le travail ensemble, le respect de soi ainsi que d’autrui, la solidarité, l’égalité entre chaque individu, le partage des richesses et beaucoup d’autres formidables valeurs. Nombre des amis de ma famille étaient également communistes ou avaient des idéaux similaires.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cet idéal, les gouffres qui séparent les classes sociales s’effondreraient, le peuple serait uni dans un objectif commun, l’égalité entre chaque personne, quelle que soit son origine, son appartenance religieuse, son sexe, son âge, son corps, son handicap&#8230;</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-paragraph"><em><a href="https://ceriseslacooperative.info/2022/06/01/une-philosophie-de-vie-lespoir-un-ideal-collectif-a-atteindre-et-a-partager/"><span style="text-decoration: underline;">(lire la suite de l&#8217;article)</span></a></em></p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-vivid-red-color has-alpha-channel-opacity has-vivid-red-background-color has-background is-style-wide"/>



<h2 class="wp-block-heading has-vivid-red-color has-text-color">Le communisme est la bonne option</h2>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><span style="text-decoration: underline;"><em>par </em>Ben,</span></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-large is-resized is-style-rounded"><img loading="lazy" decoding="async" width="852" height="1024" src="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2022/05/3-11-Dossier-Biggerthanus-852x1024.jpg" alt="" class="wp-image-6968" style="width:122px;height:146px" srcset="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2022/05/3-11-Dossier-Biggerthanus-852x1024.jpg 852w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2022/05/3-11-Dossier-Biggerthanus-249x300.jpg 249w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2022/05/3-11-Dossier-Biggerthanus-768x924.jpg 768w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2022/05/3-11-Dossier-Biggerthanus.jpg 864w" sizes="(max-width: 852px) 100vw, 852px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Je commencerai par la dimension historique, sans doute celle qui m&#8217;intéresse le plus. Le communisme, c&#8217;est un ensemble d&#8217;idées visant à l&#8217;émancipation humaine, et leur confrontation à la réalité&nbsp;: celle de la société actuelle, le capitalisme, et des moyens pour la transformer&nbsp;: la «&nbsp;conquête du pouvoir.&nbsp;» Cette dernière est probablement le principal objet de désaccords entre ceux qui se réclament du communisme. L&#8217;analyse critique de tout processus historique est utile. Cependant, ce serait une erreur de laisser le communisme devenir un simple objet d&#8217;études, une expérience du passé avec ses bons et ses mauvais points.</p>



<div class="wp-block-columns are-vertically-aligned-top is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-7387b849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-vertically-aligned-top is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:100%">
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
</div>
</div>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-paragraph"><em><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://ceriseslacooperative.info/2022/06/01/le-communisme-est-la-bonne-option/">(lire la suite de l&#8217;article)</a></span></em></p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-7387b849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow"></div>
</div>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-vivid-red-color has-alpha-channel-opacity has-vivid-red-background-color has-background is-style-wide"/>



<h2 class="wp-block-heading has-vivid-red-color has-text-color">Se fédérer pour s’émanciper</h2>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><span style="text-decoration: underline;"><em>par Clément Cordier</em></span></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-thumbnail is-resized is-style-rounded"><img loading="lazy" decoding="async" width="150" height="150" src="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2022/06/3-6-Dossier-Clement-e1654325062481-150x150.jpg" alt="" class="wp-image-7124" style="width:119px;height:119px"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Je me place en continuité de la tradition intellectuelle et politique marxiste, et de tous ses successeurs «&nbsp;hétérodoxes&nbsp;», tels que l’école de Francfort, le situationnisme, etc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De ce point de vue, je définirais le communisme comme le projet de réinstaurer du commun dans une société mue depuis environ deux siècles par une dynamique «&nbsp;d’individualisation factice&nbsp;» de nos conditions d’existence&nbsp;: le renforcement permanent de cadres d’organisation de la société et de l’économie de plus en plus rationalisés et abstraits isole chacun-e, font de nous les rouages de mécanismes qui nous exploitent, nous aliènent ou nous dépossèdent. La démarche communiste devrait donc être suivie avec le souci particulier de raisonner d’un point de vue «&nbsp;matérialiste&nbsp;», c’est-à-dire en partant de nos conditions de vie concrètes et des «&nbsp;systèmes&nbsp;» qui les structurent.</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-paragraph"><em><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://ceriseslacooperative.info/2022/06/01/se-federer-pour-semanciper/">(lire la suite de l&#8217;article)</a></span></em></p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-vivid-red-color has-alpha-channel-opacity has-vivid-red-background-color has-background is-style-wide"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading has-vivid-red-color has-text-color">Une visée d’actualité</h2>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em><span style="text-decoration: underline;">par Lysandre Boitte</span></em></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized is-style-rounded"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="640" src="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2022/05/3-7-Dossier-Lyssandre.jpg" alt="" class="wp-image-6964" style="width:136px;height:136px" srcset="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2022/05/3-7-Dossier-Lyssandre.jpg 640w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2022/05/3-7-Dossier-Lyssandre-300x300.jpg 300w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2022/05/3-7-Dossier-Lyssandre-150x150.jpg 150w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2022/05/3-7-Dossier-Lyssandre-264x264.jpg 264w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2022/05/3-7-Dossier-Lyssandre-500x500.jpg 500w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le communisme a longtemps été une notion floue dans mon esprit. Enfant de militant·es communistes et de syndicalistes, ce n’est qu’en 2016, lors du mouvement de contestation contre la loi «&nbsp;travail&nbsp;», j’étais alors en classe de 1ère, que je commence à être politisé. Il fallut encore attendre mon entrée en licence de philosophie pour que je découvre véritablement le communisme au travers des écrits de Marx.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien loin des préjugés et lieux communs que j’avais pu entendre ou même étudier à l’école (et, de fait, plus ou moins intériorisés), c’est une pensée de la liberté que je rencontrais. Ce qu’est le communisme n’est pas ce qui s’est présenté historiquement sous cette appellation dans les régimes s’en réclamant tout au long du 20ème&nbsp;siècle. Il ne se réduit pas non plus à l’existence de partis politiques.</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-paragraph"><em><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://ceriseslacooperative.info/2022/06/01/7018/">(lire la suite de l&#8217;article)</a></span></em></p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-vivid-red-color has-alpha-channel-opacity has-vivid-red-background-color has-background is-style-wide"/>



<h2 class="wp-block-heading has-vivid-red-color has-text-color"><strong>L’idée que j’en ai</strong></h2>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em><span style="text-decoration: underline;">par Margaux, 18 ans, étudiante en théâtre</span></em></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized is-style-rounded"><img loading="lazy" decoding="async" width="199" height="166" src="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2022/05/3-11-Dossier-Adolescentes-e1654072645381.jpg" alt="" class="wp-image-6966" style="width:165px;height:138px"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le communisme c&#8217;est, dans l&#8217;idée que j&#8217;en ai, des communautés qui cherchent des solutions ensemble pour l&#8217;égalité. Principalement l&#8217;égalité pour qu&#8217;il y ait le moins possible de divergences entre des groupes d&#8217;individus plus ou moins enrichis par la société. C&#8217;est la parole du peuple qui veut être entendu, pris en compte et qui veut décider lui-même de son &#8221; destin &#8220;.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Actuellement en école de théâtre j&#8217;ai envie de consacrer une grande partie de mon travail sur la réflexion du monde actuel. Je veux me battre pour qu&#8217;il ne me soit pas imposé des actions avec lesquelles mes valeurs ne s&#8217;accordent pas. J&#8217;aimerais retrouver entièrement les valeurs de la devise Française, dans chaque action sociale et éducative. Retrouver de la liberté à nos vies, de l&#8217;égalité pour arrêter de dissocier l&#8217;humanité entre &#8220;riche&#8221; et &#8220;pauvre&#8221;; et construire une fraternité pour se sentir davantage en sécurité qu&#8217;en insécurité.</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-paragraph"><em><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://ceriseslacooperative.info/2022/06/01/lidee-que-jen-ai/">(lire la suite de l&#8217;article)</a></span></em></p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-vivid-red-color has-alpha-channel-opacity has-vivid-red-background-color has-background is-style-wide"/>



<h2 class="wp-block-heading has-vivid-red-color has-text-color">La force des luttes</h2>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em><span style="text-decoration: underline;">par Martin, militant d&#8217;Attac Montreuil</span></em></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized is-style-rounded"><img loading="lazy" decoding="async" width="500" height="500" src="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2022/05/3-9-Dossier-Martin.jpg" alt="" class="wp-image-6965" style="width:129px;height:129px" srcset="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2022/05/3-9-Dossier-Martin.jpg 500w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2022/05/3-9-Dossier-Martin-300x300.jpg 300w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2022/05/3-9-Dossier-Martin-150x150.jpg 150w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2022/05/3-9-Dossier-Martin-264x264.jpg 264w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai découvert le communisme lors de la radicalisation qui s’est faite chez moi notamment lors du mouvement contre la loi travail. Au départ, mon militantisme était surtout réservé à la lutte contre le changement climatique (comme je pense un certain nombre de membres de ma génération). Les discours et les thèmes abordés notamment pendant «&nbsp;Nuit Debout&nbsp;» m’ont permis de comprendre que ceux qui détruisent la nature et ceux qui exploitent les hommes sont les mêmes&nbsp;: les capitalistes. Une fois posé le système capitaliste comme adversaire, la proposition communiste vient rapidement.</p>



<p class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-paragraph"><em><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://ceriseslacooperative.info/2022/06/01/la-force-des-luttes/">(lire la suite de l&#8217;article)</a></span></em></p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-vivid-red-color has-alpha-channel-opacity has-vivid-red-background-color has-background is-style-wide"/>



<h2 class="wp-block-heading has-vivid-red-color has-text-color"></h2>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-vivid-red-color has-alpha-channel-opacity has-vivid-red-background-color has-background is-style-wide"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://jour2fete.com/film/bigger-than-us/"></a></p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>NUPES, Espoir, portée, limites…</title>
		<link>https://ceriseslacooperative.info/2022/06/01/nupes-espoir-portee-limites/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Destom Bottin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jun 2022 17:25:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Esprit de suite et d'exploration]]></category>
		<category><![CDATA[anticapitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Elections et démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[NUPES]]></category>
		<category><![CDATA[Politique : une autre donne]]></category>
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					<description><![CDATA[Le moment électoral convoque les plumes de cerises. Chacun, chacune a confié ses réflexions à son journal préféré. On en trouvera ci-dessous quelques éléments. L&#8217;entièreté des propos est disponible dans la rubrique forum du site de Cerises la coopérative. Pour Makan Rafatdjou, la dynamique politique populaire&#160; reste à construire [&#8230;] la possibilité de cette majorité [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le moment électoral convoque les plumes de cerises. Chacun, chacune a confié ses réflexions à son journal préféré. On en trouvera ci-dessous quelques éléments.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&#8217;entièreté des propos est disponible dans la rubrique <a href="https://ceriseslacooperative.info/2022/05/13/cerises-la-cooperative-ouvre-son-forum/">forum</a> du site de Cerises la coopérative.</p>



<p class="has-black-color has-text-color wp-block-paragraph"><strong><span style="text-decoration: underline;">Pour Makan Rafatdjou, la dynamique politique populaire&nbsp; reste à construire </span></strong>[&#8230;] la possibilité de cette majorité reste presque totalement dépendante des accords programmatiques (mais aussi distributif de places et financiers!) certes importants mais entre appareils et en vase clos. Voir une partie du PS d’accord pour voter l’abrogation des lois El Khomry ne relève pas seulement d’une délectable revanche politique, mais d’un renversement de rapport de force bien plus important! Mais nous savons qu’en toute logique le compromis possible ne sera pas à la hauteur du programme nécessaire !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Donc on peut estimer que, face à aux attentes sociales, cet accord comme une première riposte à la déferlante néolibérale depuis des décennies et à l’hégémonie macronienne est une avancée réelle et une chance à saisir.&nbsp; Mais pour qu’il ne demeure pas un «&nbsp; accord statique&nbsp; » [&#8230;], il faut qu’il constitue une impulsion pour :</p>



<p class="wp-block-paragraph">[…] que&nbsp; cette «&nbsp; union populaire&nbsp; » procède d’un véritable «&nbsp; élan populaire&nbsp; » indispensable à sa concrétisation comme majorité électorale (re)donnant d’ores et déjà au parlement une fonction de gouvernementalité réelle dans un régime présidentiel,</p>



<p class="wp-block-paragraph">[…] que cette majorité portée par un élan se prolonge par une véritable «&nbsp; dynamique politique populaire&nbsp; » sur la base de luttes écologiques et mouvements sociaux à mêmes de construire et porter plus haut et plus loin les exigences démocratiques d’une rupture systémique avec l’ordre existant qui n’est pas (encore&nbsp; ?) à l’ordre du jour des programmes concernés.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><span style="text-decoration: underline;">Henri Mermé souligne que la candidature NUPES de <a>Caroline Mecary</a> sur la 7eme circonscription de Paris convoque la radicalité, ravive l&#8217;engagement militant.</span></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;[&#8230;] les groupes militants se sont reconstitués.&nbsp; [&#8230;] ce phénomène s’est accéléré pour l’élection législative avec l’arrivée en masse de jeunes militant.es en général n’ayant pas d’expérience du militantisme politique, souvent trentenaires et en particulier de jeunes femmes motivées, actifs et actives maitrisant aussi bien les moyens modernes de communication que réinventant la pratique du porte à porte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">[&#8230;]cette campagne est loin de correspondre aux schémas imaginés par les militants.es «&nbsp; historiques&nbsp; » de la gauche alternative sauf sur un point décisif&nbsp; :&nbsp; la nécessité réalisée de l’unité des gauches surtout lorsque le point d’équilibre de celle-ci penche vers la «&nbsp; radicalité&nbsp; ».[&#8230;]&nbsp; mais le choix d’y participer surtout si des expériences allant dans le même sens ont lieu dans un nombre significatif de circonscriptions, semble celui qui devrait s’imposer aux partisan.es d’une alternative post-capitaliste qui reste un horizon à construire.&nbsp;&nbsp;</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><span style="text-decoration: underline;">Laurent Eyraud-Chaume, comédien est des premiers signataires de l&#8217;appel </span></strong><a href="https://culturecausecommune.fr/"><span style="text-decoration: underline;"><strong>&#8220;Faire culture, une cause commune&#8221; </strong></span></a><strong>&nbsp;initiée par 230 Artistes, acteurs culturels, militant-e-s associatifs et de l&#8217;éducation populaire&#8230;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">[…] nous voulons investir la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale. C’est un rassemblement inédit qui donne à espérer. Nous le soutenons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec gravité, car la droite au pouvoir entend poursuivre son œuvre de sape des conquêtes sociales, de bradage des services publics, d’accroissement vertigineux des inégalités. Avec gravité, car les idées nauséabondes de l’extrême-droite ont encore gagné du terrain. Avec gravité, car l’humain est mis en péril par le saccage de sa planète et de ses cultures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Avec joie, car cette union est le moyen d&#8217;infliger au plus vite aux logiques capitalistes le camouflet électoral qu&#8217;elles méritent et de renverser le cours de l’histoire au profit du plus grand nombre et d&#8217;une société en harmonie entre les humains et avec la nature. Avec joie, car nous retrouver et reprendre langue dans la diversité de nos approches et de nos histoires nous fait du bien ! Avec joie, car replacer la question culturelle au cœur de cette campagne nous permet de libérer les mots, les signes et les imaginaires trop longtemps détournés par l&#8217;uniformisation marchande.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><span style="text-decoration: underline;">Catherine Destom Bottin, en campagne et avec la charte démocratique à Pontivy&nbsp;:</span></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Pontivy Marie-Madeleine Doré Lucas rassemble une équipe NUPES très plurielle &#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La magie de la NUPES opère-t-elle ? Je ne sais pas, mais la diversité de cette équipe de campagne est le gage fondamental de son efficacité. Ainsi l’annonce, l&#8217;explication de mon boycott de l&#8217;élection présidentielle a eu sa part de rajout à la pluralité de l&#8217;équipe…</p>



<p class="wp-block-paragraph">La proposition de charte- de l&#8217;élu/e m&#8217;a valu des questions et des manifestations de sympathie parmi les plus jeunes. La candidate a notamment souligné son accord avec cette partie-là de la charte : « Votre agenda de député doit venir d’en bas. Des AG mensuelles des électeurs, électrices, ouvertes aux femmes et aux hommes vivant en France sans avoir le droit de vote, doivent donner le tempo. Acceptez-vous de […] rendre compte de votre mandat en reprenant les propositions de vos électeurs&nbsp; et électrices&nbsp; ».</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><span style="text-decoration: underline;">Sous le titre « un anticapitalisme à usage immédiat », Pierre Zarka souligne le fondamental guère convoqué par la gauche si rassemblée soit elle &#8230;</span></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">[…] Aujourd’hui près de 70% des profits de PSA ne viennent plus de l’automobile mais d’actions spéculatives. Ce que l’on a appelé le «&nbsp; compromis fordien&nbsp; » n’est plus d’actualité. La question du pouvoir d’achat est directement dépendante du pillage des richesses publiques. Le capital est confronté à un rythme plus élevé du renouvellement des connaissances et donc des machines, qui appelle une plus haute qualification un renouvellement incessant de leur connaissance de ses employés. […]



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Comment alors se fixer des objectifs qui se situent hors du champ de l’horizon d’une société gérée par le capitalisme sans être «&nbsp;hors -sol&nbsp;»?</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Il s’agit d’inscrire l’anticapitalisme comme moments de réponses aux urgences et revendications concrètes. Ce n’est qu’au détriment de ce que les capitalistes appellent le retour sur investissements que la RTT, l’augmentation des salaires ou le développement des services publics peuvent être sérieusement envisagés. Ce n’est qu’en socialisant une part réelle des profits que ces revendications peuvent être satisfaites. Il ne s’agit pas dans mon esprit de la remettre à plus tard ni d’espérer que le système tombera de lui-même mais au contraire de faire de l’affaiblissement du capitalisme un objectif à la fois concret et immédiat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">[…] A l’opposé du tout ou rien, viser haut permet de commencer à tracer un chemin de conquêtes nouvelles. Tout de suite. »</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Basta Capital</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alain Lacombe]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Nov 2020 13:40:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Delicieux]]></category>
		<category><![CDATA[anticapitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[radicalité]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans un contexte social explosif, un groupe de militants de la gauche radicale est frappé par la mort de l’un d’entre dans une manifestation, ils décident d’enlever des patrons du CAC 40 pour obliger Macron à mettre en place une politique anticapitaliste. On assiste à des scènes parfois humoristiques, mais globalement la tonalité du film [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte social explosif, un groupe de militants de la gauche radicale est frappé par la mort de l’un d’entre dans une manifestation, ils décident d’enlever des patrons du CAC 40 pour obliger Macron à mettre en place une politique anticapitaliste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On assiste à des scènes parfois humoristiques, mais globalement la tonalité du film est plutôt grave.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des hommes (il n’y a que des hommes parmi les patrons) c’est le système capitaliste qui est en cause et aussi la relation intime entre les grands patrons et le président qui fait ce que lui dictent les activistes et ça marche…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les patrons captifs sont mis au boulot sur des machines&nbsp;; il y a cette scène savoureuse d’une ouvrière qu’il a licenciée tentant d’apprendre la couture à un Bernard Arnaud qui s’énerve de ne pas y arriver. Décidemment ce sont bien les travailleurs qui savent &nbsp;créer la richesse, pas les actionnaires…</p>



<p class="wp-block-paragraph">La fin est surprenante, mais pas tant que ça à la réflexion… je vous laisse la découvrir en allant voir le film (avec débat si possible, l’équipe est très motivée.)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film n’a pas la prétention de donner la bonne recette révolutionnaire mais, selon son réalisateur de, «&nbsp;mettre en scène un véritable débat d’idées autours de la révolution et des problématiques contemporaines.&nbsp;» Réfléchir sans trancher sur l’action politique, la radicalité, la violence, le courage physique, l’urgence sociale et climatique… et aussi la démocratie, un peu absente…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alain Lacombe</p>



<p class="wp-block-paragraph">Basta Capital film de Pierre Zellner&nbsp; <a href="http://www.destinydistribution.com">www.destinydistribution.com</a> .&nbsp;</p>
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		<title>Au cœur des luttes, l’alternative ?</title>
		<link>https://ceriseslacooperative.info/2020/09/13/au-coeur-des-luttes-lalternative/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Sep 2020 13:26:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Horizons d'émancipation]]></category>
		<category><![CDATA[alternatives]]></category>
		<category><![CDATA[anticapitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[luttes]]></category>
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					<description><![CDATA[La crise économique ne fait que commencer, son ampleur devrait égaler voir dépasser celle de 2008. Le gouvernement prévoit 800000 suppressions d’emplois cette année, contre un objectif&#160; inscrit dans son plan de relance de 160000 créations. De nombreuses entreprises sont menacées de restructurations. Selon nous la pandémie sert de prétexte à une brutale destruction de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">La crise économique ne fait que commencer, son ampleur devrait égaler voir dépasser celle de 2008. Le gouvernement prévoit 800000 suppressions d’emplois cette année, contre un objectif&nbsp; inscrit dans son plan de relance de 160000 créations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De nombreuses entreprises sont menacées de restructurations. Selon nous la pandémie sert de prétexte à une brutale destruction de notre potentiel industriel et à un redéploiement du capital vers des multinationales et des zones spéculatives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Construire le monde d’après dans les luttes, ne pas laisser l’initiative aux seules forces du capital, Cerises a proposé à plusieurs syndicalistes ainsi qu’à une jeune étudiante d’en débattre à la veille d’une première journée d’action interprofessionnelle du 17 septembre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les luttes, les rapports sociaux dans le monde du travail à l’écran. Nous avons choisi d’illustrer le dossier de septembre par des affiches de films et documentaires à voir ou à revoir.</p>



<h2 class="has-text-align-right has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Ce qui mûrit dans les esprits</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sanofi annonce la suppression de 1700 emplois&nbsp; sur 3 ans dont 1000 en France. L’entreprise a versé 4 milliards de dividendes à ses actionnaires en avril dernier.&nbsp; 5000 emplois ont été supprimés depuis 2008, le site d’Alfortville a été fermé en juin 2019, l’entreprise a touché&nbsp; 1,5 milliards d’aides publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré un carnet de commande plein, la direction d’Airbus prévoit un plan de licenciement de 15000 emplois dans le monde dont 5000 en France.&nbsp; 90000 salariés font actuellement tourner l’entreprise.&nbsp; Le gouvernement propose 15 milliards d’aide publiques dans le secteur de l’aéronautique pour un plan de relance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Renault prévoit 4600 suppressions d’emploi en France sur 3 ans. Les intérimaires seront les premiers touchés. Depuis 2004, 25000 emplois dans le monde ont été supprimés . Le site de Flins est menacé, les actionnaires considèrent que les marges deviennent insuffisantes.&nbsp; La Cgt propose un plan industriel, 60 millions /an d’investissement sur 4 ans, ce qui correspond à une hausse des coûts de 80 millions par an&nbsp; jusqu’en 2025 comparés aux 4,8 milliards versés aux actionnaires en 5 ans. Le syndicat propose de développer une production de véhicules électriques populaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En visite à l’Université d’été du Medef, à l’hippodrome de Longchamp, Castex annonce que les mesures prises sous l’état d’urgence sanitaire seront prorogées voire amplifiées. La casse des droits sociaux n’en finit pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les organisations&nbsp; CGT, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNEF et UNL appellent à faire de la journée du 17 septembre une première journée d’action.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous pensons que les solutions alternatives à la politique en cours ne pourront être élaborées et imposées qu’à partir des mouvements de luttes populaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">N’est-il pas temps de nous interroger massivement&nbsp;?&nbsp; Qui doit décider du sort des entreprises&nbsp;? Ne faut-il pas réduire drastiquement le temps de travail&nbsp;? Quelle&nbsp; part devrait prendre l’argent aujourd’hui détourné en dividendes versés aux actionnaires du CAC 40 plutôt que de tout faire reposer sur les travailleurs et les contribuables -c’est-à-dire deux fois les mêmes&nbsp;?</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2020/09/3-3-Dossier-Entrenosmains.jpg" alt="" class="wp-image-3283" width="392" height="523"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ces questions correspondent à ce qui mûrit dans les esprits. La domination capitaliste sur nos devenirs est de plus en plus visible et insupportable. Il nous semble que dans le monde du travail est en train de se forger une identité collective plus cohérente face aux exploiteurs et au capitalisme mondialisé.&nbsp; La manière dont l’argent des contribuables est versé par l’État à des entreprises qui s’en servent pour licencier massivement, illustre encore le fait qu’il y a deux camps. L’un est celui des prédateurs. Déjà, Macron avait eu droit au qualificatif de «&nbsp;Président des riches&nbsp;». Des catégories professionnelles qui se juxtaposaient dans la vie, voire se croisaient dans la protestation en restant chacune sur sa manière d’affronter SES problèmes ont commencé à dégager du commun, à apprendre à se parler et à réfléchir ensemble. Des organisations syndicales et des mouvements associatifs dont beaucoup sur la question de l’écologie, élaborent en commun 34 mesures pour un plan de sortie de crise.&nbsp; Les hospitaliers, les enseignant.e.s, les Gilets jaunes, le mouvement des retraites, nombre d’agriculteurs, les cités populaires et l’exigence de l’égalité des droits, le blocage des entreprises- signe de puissance sur l’économie et le vital- amorcent une affirmation d’une identité de classe du monde du travail et d’une hégémonie sociale. Cela leur a permis de mieux rencontrer un échos dans l’opinion publique. Et l’identité collective qui en découle brasse corps de métiers et corporations, dépassant les habitudes de se raccrocher au métier. C’est le peuple, le peuple dans sa diversité et sa multitude qui prend corps et prétend faire évènement et être une puissance, délégitimant de fait le pouvoir en place, lui opposant la légitimité du peuple en action pour défendre le droit. Le corollaire de cette délégitimation a été que concrètement, les «&nbsp;simples gens&nbsp;» pas seulement les hospitaliers, loin de se replier sur eux malgré le confinement, se sont sentis investis de responsabilités importantes envers leurs semblables. Les assemblées générales, les discussions dans les carrefours sont des moments de structuration d’une puissance populaire avec l’espoir d’avoir le&nbsp; pouvoir d’infléchir le cours des évènements et de dynamiser des communs.La question ne devient-elle pas de savoir dégager les solutions et manière de pouvoir les imposer de ce qui émerge&nbsp;? Cela supposerait un basculement de la manière de faire dans le champ de ce qui jusqu’à présent semblait réservé aux «&nbsp;experts&nbsp;». Celles et ceux qui luttent ne sont-ils pas à même, ensemble, en mêlant leurs expériences et leur intelligence d’explorer la voie d’exigences à la hauteur des enjeux et donc largement rassembleuses&nbsp;?</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-right is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>le monde du travail est en train de se forger une identité collective plus cohérente</strong></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Qui doit avoir le pouvoir sur le devenir des entreprises&nbsp;? Celles et ceux qui, dans la diversité des postes et des fonctions les font vivre, n’en ont-ils pas&nbsp; les capacités&nbsp;? N’est-ce pas la dernière solution qui nous reste&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ne faut-il pas considérer que le temps nécessaire à un travail de qualité ne se limite pas au temps passé dans l’entreprise mais que le repos, la culture, le vivre avec les autres participent aux «&nbsp;compétences&nbsp;» requises par les conditions modernes du travail&nbsp;? Le salaire ne doit-il donc pas couvrir le temps de toutes les pratiques y compris hors emploi, comme il le fait déjà avec les congés payés ou les congés maternité&nbsp;? Une telle nouvelle organisation ne doit-elle pas intégrer la question des droits culturels, les pratiques artistiques et le spectacle pour tou.te.s&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ne faut-il pas, en s’inspirant du modèle initial de la Sécu,&nbsp; envisager de traiter les profits de toute l’économie pris dans leur globalité et de façon à les mutualiser pour servir les activités nécessaires à la société qui en ont besoin. Dans le même temps, l’accès à la culture ne doit-elle pas constituer une priorité de notre construction collective&nbsp;?</p>



<p class="has-text-align-right has-vivid-red-color has-cyan-bluish-gray-background-color has-text-color has-background has-medium-font-size wp-block-paragraph"><em>Ne laissons pas les capitalistes se proclamer capables de gérer la société et l’orientation qu’elle devrait suivre.</em> </p>



<p class="has-text-align-right has-vivid-red-color has-cyan-bluish-gray-background-color has-text-color has-background wp-block-paragraph" style="font-size:21px">Sylvie Larue &#8211; Pierre Zarka</p>



<hr class="wp-block-separator has-css-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h1 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Un nouvel élan pour les luttes</strong></h1>



<p class="wp-block-paragraph">C’est donc en prévision des affrontements qui ne manqueront pas de se produire dans les semaines à venir,que s’est déroulée à la fin août cette table ronde regroupant des syndicalistes, une étudiante au conservatoire de musique et une part de l’équipe rédactionnelle.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2020/09/3-2-Dossier-Xavier.jpg" alt="" class="wp-image-3282" width="319" height="236"/><figcaption class="wp-element-caption"><strong><span class="has-inline-color has-vivid-red-color">Xavier Petrachi, délégué CGT Airbus.</span></strong></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2020/09/3-2-Dossier-JeanLouis-1024x580.jpg" alt="" class="wp-image-3304" width="316" height="178"/><figcaption class="wp-element-caption"><strong><span class="has-inline-color has-vivid-red-color">Jean-Louis Perren, délégué CGT Sanofi</span></strong></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2020/09/part0000011.jpg" alt="" class="wp-image-3346" width="288" height="288"/><figcaption class="wp-element-caption"><strong><span class="has-inline-color has-vivid-red-color">Elise Hiron, étudiante au conservatoire de musique</span></strong></figcaption></figure>



<hr class="wp-block-separator has-css-opacity"/>



<p class="has-drop-cap has-text-align-center has-vivid-red-color has-cyan-bluish-gray-background-color has-text-color has-background wp-block-paragraph" style="font-size:24px">QQui doit décider?</p>



<p class="has-text-align-center has-medium-font-size wp-block-paragraph">C’est par cette question que la discussion a promptement démarré, révélant combien ce souci est grand parmi celles et ceux qui luttent.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-video is-provider-vimeo wp-block-embed-vimeo wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Henri Merm&amp;eacute; : Les professionnels de la santé ont pris le pouvoir" src="https://player.vimeo.com/video/457287363?h=76ea9eba25&amp;dnt=1&amp;app_id=122963" width="1200" height="675" frameborder="0" allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Henri Mermé&nbsp;: </strong><em>Je partirai de ce qui me paraît être le fait nouveau et marquant du printemps dernier. </em><em>Dans les hôpitaux, devant l’urgence sanitaire, les professionnels, en ne respectant pas les règles imposées par les hiérarchies ont pris leurs affaires en main et donc en quelque sorte le «&nbsp;pouvoir&nbsp;». Ils ont organisé leur travail en fonction des besoins des usagers, en contournant les autorités hiérarchiques qui, ne pouvant s’y opposer, laissaient faire&nbsp;; elles ne pouvaient pas faire autrement. Il y a eu pendant cette période une sorte d’autogestion. Même si ce terme n’a pas été employé par les interéssé.es. </em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Xavier&nbsp;Petrachi </strong><em>Oui, la question de la démocratie s’est posée à l’occasion de la Covid. Elle s’était déjà posée notamment avec les gilets jaunes.</em><em> </em><em>C’est parce que les gens n’ont pas été entendus alors qu’il y avait une demande très forte que l’on peut expliquer l’augmentation de ceux qui ne participent même plus aux élections. Il y a une contradiction entre le fait que les citoyens demandent de participer et en même temps se désintéressent des moments électoraux.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le fait que les salariés soient écartés de toute décision dans l’entreprise booste l’abstention.&nbsp; Même ceux qui sont au Conseil d’Administration n’ont aucun poids. On leur demande même de garder les informations pour eux ce qui interdit tout compte-rendu. La démocratie des salariés, elle ne se voit que quand il y a des luttes parce que là ce sont eux qui organisent les choses, parfois en dehors des syndicats. </em><em></em></p>



<figure class="wp-block-embed alignright is-type-video is-provider-vimeo wp-block-embed-vimeo wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Xavier Petrachi : Dans l&#039;entreprise, les salariés n&#039;ont aucun poids" src="https://player.vimeo.com/video/457303753?h=801ad59fb5&amp;dnt=1&amp;app_id=122963" width="1200" height="675" frameborder="0" allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Pourtant les lois Macron ont renforcé la place de la négociation &#8211; même si bien sûr il vaut mieux la loi et les conventions collectives toujours plus favorables aux salarié/e/s. On assiste dans cette période de Covid à un flot de négociations, par exemple sur la reprise d’activité, les mesures sanitaires, l’organisation du travail etc…On va même avoir des négociations liées au plan de sauvegarde de l’emploi avec des critères de licenciements.</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Alors que tout est soumis à la négociation avec des représentants des salariés élus il y a beaucoup moins de participation qu’auparavant. C’est un vrai problème de démocratie. </em>&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image alignright size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2020/09/3-8-Dossier-Mapartdugateau.jpg" alt="" class="wp-image-3288" width="383" height="575" srcset="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2020/09/3-8-Dossier-Mapartdugateau.jpg 560w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2020/09/3-8-Dossier-Mapartdugateau-200x300.jpg 200w" sizes="(max-width: 383px) 100vw, 383px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Jean-Louis Perren</strong>&nbsp;: <em>Ce n&#8217;est pas dans les conseils d&#8217;administration que les travailleurs peuvent se faire entendre. C&#8217;est par la lutte qu&#8217;on obtient et surtout pas dans les CA ni dans les CSE.</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le syndicat permet d&#8217;orienter. Mais il n&#8217;est qu&#8217;une caisse de résonance dont les travailleurs doivent s&#8217;emparer et qu&#8217;ils doivent aussi faire vivre.Le seul moyen de faire vivre de la démocratie dans nos entreprises c&#8217;est que les syndicats, ceux qui les représentent, réinvestissent le terrain laissé aux patrons et à un certain nombre de cadres.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Julien Gonthier&nbsp;: </strong><em>Les dernières évolutions ont effectivement conduit à l&#8217;institutionnalisation du syndicalisme. Cela l’éloigne du terrain. C’est un piège. Nous (Sud Industrie) ne sommes donc pas des partisans acharnés des instances de représentation des personnels. Elles sont uniquement consultatives et n&#8217;ont aucun poids. Il faut donc se battre pour obtenir un droit de veto dans les CSE. Si on obtient le droit de veto, on décide.</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Xavier Petrachi</strong>&nbsp;<em>: Je partage que ce n’est pas dans les CHSCT qu’on change les choses. Même si ce n’est pas par hasard que le CSE a remplacé les CHSCT pour diminuer le peu de pouvoir qu’ils avaient. Je ne fais pas l’Alpha et l’Oméga de l’institutionnel. Il faut effectivement que les salariés se réapproprient l’organisation du travail. On a tenté de le faire à plusieurs reprises à Airbus. A chaque fois la direction était perturbée&nbsp;: elle ne s’y attendait pas. </em><em></em></p>



<figure class="wp-block-embed alignright is-type-video is-provider-vimeo wp-block-embed-vimeo wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Pierre Zarka : Dans chaque lutte revendiquer le pouvoir de décision" src="https://player.vimeo.com/video/457298876?h=8874c740a4&amp;dnt=1&amp;app_id=122963" width="1200" height="675" frameborder="0" allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pierre&nbsp;Zarka</strong>&nbsp;: <em>Que les salarié/es se donnent les moyens de décider ne doit pas rester une incantation mais devrait imbiber tout de suite les luttes. Déjà derrière chacune, il y a l’envie de décider. Ce qui manque c’est de l’expliciter de façon à en faire un enjeu rassembleur. La question est peut-être plus dans l’air du temps qu’on ne le croit. Les Gilets jaunes ont mis en cause l’accaparement de pouvoirs que favorise le mode représentatif. Qu’ils n’aient pas dégagé de solution n’invalide pas le problème posé. Il y a déjà des initiatives de type alternatif où le pouvoir de décider est réellement partagé.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-video is-provider-vimeo wp-block-embed-vimeo wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Alain Lacombe : cr&amp;eacute;er le mouvement de transformation dans la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;" src="https://player.vimeo.com/video/457271591?h=250acd9f41&amp;dnt=1&amp;app_id=122963" width="1200" height="675" frameborder="0" allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Alain Lacombe</strong>&nbsp;: <em>Est-ce que le pouvoir des actionnaires ne peut être contesté que par les salariés&nbsp;? Je pense que non. On peut élargir l’entreprise à tous ceux qui sont intéressés par son activité&nbsp;: usagers, partenaires et les collectivités territoriales, mais aussi les habitants de la ville. Ce qui se fait d’ailleurs quand il y a une menace de fermeture, toutes les forces locales&nbsp;(syndicats, forces politiques, commerçants, associations, etc.) se mobilisent mais le plus souvent trop tard.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Comment&nbsp; créer des espaces d’action, de réflexions où on pourrait imaginer des solutions avec tous les intéressés au niveau de l’entreprise, de son environnement et aussi aborder les questions environnementales parce qu’elles sont aussi l’affaire de l’entreprise&nbsp;? </em><em></em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-video is-provider-vimeo wp-block-embed-vimeo wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Jean-Louis Perren : Chez Sanofi ce sont les actionnaires qui prennent les décisions et aucun ne travaille dans la santé" src="https://player.vimeo.com/video/457291667?h=dfc391bce4&amp;dnt=1&amp;app_id=122963" width="1200" height="675" frameborder="0" allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Jean-Louis Perren</strong>&nbsp;: <em>Suivant les secteurs d’activité et là je parle de Sanofi, et donc de la santé, il est clair que le pouvoir de décider ne devrait pas être donné aux actionnaires qui récupèrent la grande majorité de la plus value et décident en fonction de la rentabilité, pas des nécessités thérapeutiques. Le pouvoir de décider devrait être donné aux chercheurs, aux médecins, aux salariés. Le médicament devrait être un bien commun pour l’humanité, pas un bien marchand, et les citoyens devraient aussi avoir leur mot à dire.</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-css-opacity"/>



<p class="has-drop-cap has-text-align-center has-vivid-red-color has-cyan-bluish-gray-background-color has-text-color has-background wp-block-paragraph" style="font-size:24px">QPeut-on affronter efficacement l&#8217;immédiateté, les urgences sans inclure les réponses dans la perspective d&#8217;une initiative?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Jean-Louis&nbsp;Perren</strong>&nbsp;: <em>Le salarié est la pompe à fric du capital. On se heurte au système tous les jours. Mais aujourd&#8217;hui nous sommes plus occupés à défendre nos acquis qu&#8217;à en obtenir de nouveaux. Nous sommes plus souvent sur la défensive que sur l&#8217;attaque. Nous devons changer cela.&nbsp; </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Nous avons perdu le contact avec les salariés. Le syndicalisme est souvent mal vécu. Contrairement à ce qui a été dit &#8211; bien sûr, on est dans un débat d&#8217;idées -, je pense que tous ces droits, ces structures obtenues pour les syndicats, nous ont davantage enfermés dans un certain confort plutôt que de donner envie d&#8217;aller à la bataille. Ça a été une erreur de rentrer dans ce système.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pierre Zarka</strong>&nbsp;: <em>Si on laisse de côté la dimension électorale qui est un autre débat, se doter de pouvoirs implique qu’ils dessinent une autre vision de la société et concerne l’ensemble de ce que j’appellerais le mouvement populaire mêlant dans son ensemble, le cheminement soit syndical ou politique.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignright is-type-video is-provider-vimeo wp-block-embed-vimeo wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
https://vimeo.com/457294893
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Julien Gonthier&nbsp;: </strong><em>J&#8217;aime que dans l’invitation de Cerises, les questions devraient finir par tracer des perspectives. Il faut se battre pour obtenir un droit de veto dans les CSE. Si on obtient le droit de veto, ça veut dire qu’on décide. Se battre autour d’une revendication permettrait de lier&nbsp;le quotidien à du plus long terme&nbsp;: un vrai pouvoir pour les salariés. Cela peut les conduire à se penser être plus capables d’avoir plus de poids que le patron même sur des décisions stratégiques. Cela pourrait fédérer des organisations syndicales et politiques.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>A Sud industrie, nous interrogeons qui détient les moyens de production et quelle est la légitimité des propriétaires. Mais pour construire cette mise en cause, il faut des revendications transitoires d’où le droit de véto.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-video is-provider-vimeo wp-block-embed-vimeo wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Catherine Destom-Bottin : faire monter l&#039;envie de désobéir" src="https://player.vimeo.com/video/457277134?h=8cf80d42e0&amp;dnt=1&amp;app_id=122963" width="1200" height="675" frameborder="0" allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Catherine Destom-Bottin</strong>&nbsp;: <em>Je partage l&#8217;approche de Jean-Louis&nbsp;: passer de la défensive à l’offensive. C’est vrai à propos des rapports de domination. Le contrat de travail comporte un archaïsme considérable. Le lien de subordination propre au contrat de travail fait que celui qui a acheté de la force de travail, a, avec, le droit d&#8217;imposer sa volonté au salarié. C’est : </em>« je paye donc j&#8217;impose et tu obéis&nbsp;<em>».</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Je crois qu’il est temps de commencer à libérer le contrat de travail du lien de subordination.</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Benoît Borrits</strong>&nbsp;: <em>Peut-on saucissonner le débat dans la mesure où il y a des liens entre pouvoir/ travail et hors travail et où prendre l’argent&nbsp;?</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Qui doit décider&nbsp;? L’État, les propriétaires ou les travailleuses et les travailleurs et les usagers. Je me limiterai aux salariés. Je rejoins Julien sur le fait que le droit de veto sur les licenciements, cela veut dire que les propriétaires ne sont plus vraiment propriétaires&nbsp;: ils n’ont plus les moyens de décider.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Mais, et c’est ici que tout est lié&nbsp;: il y a un obstacle chez les salarié.es qui est de se dire&nbsp;«&nbsp;</em>si j’ai le pouvoir, je vais devoir prendre en compte les risques de l’entreprise dans une économie marchande&nbsp;<em>». La question qui vient alors est la sécurisation du revenu. C’est le point-clé sur lequel on bute. Cela entraîne une autre question : «&nbsp;</em>quelle société se profile derrière ces luttes&nbsp;<em>?&nbsp;».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Je ne pense pas qu’on puisse avoir une direction bicamérale de l’entreprise composée à la fois par ses salarié.es et par ses actionnaires, parce qu’il y a une relation fondamentalement antagonique. Il y a donc un affrontement inévitable. Avec les usagers, il y a un rapport contradictoire. L’usager a intérêt à ce que la force de travail soit la moins chère possible, mais c’est dépassable à partir du moment où les travailleur/ses s’appuieront sur une socialisation du revenu dans laquelle toute personne aura la garantie d’avoir un revenu.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignright is-type-video is-provider-vimeo wp-block-embed-vimeo wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Christian Mahieux : Subordination, v&amp;eacute;to, virer les actionnaires" src="https://player.vimeo.com/video/457280478?h=c37ae47dc3&amp;dnt=1&amp;app_id=122963" width="1200" height="675" frameborder="0" allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Christian</strong>&nbsp;<strong>Mahieux&nbsp;: </strong><em>On peut rechercher des mots d&#8217;ordre du type droit de veto pour les représentants des travailleurs et des travailleuses, on peut dire qu&#8217;il faut virer les actionnaires, on peut dire qu&#8217;il ne faut plus de lien de subordination, mais si ces trois éléments sont effectivement mis en œuvre, on n&#8217;est plus dans une société capitaliste. Assumons-le. Il faut savoir si on parle de «&nbsp;</em>l&#8217;après d’après l’après&nbsp;<em>» suite à un mouvement révolutionnaire dont&nbsp;on ignore tout pour l&#8217;instant, ou si on parle de&nbsp;points d&#8217;appui actuels pour créer les conditions de l&#8217;après. Là le droit de veto est un bon objectif. C&#8217;est clair, ça donne une idée de fond, on s’approche de l&#8217;idée de virer les actionnaires. C’est à la fois une revendication et une clé qui ouvre la porte à un changement radical, ce qui changerait le rapport des forces.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sylvie Larue&nbsp;: </strong><em>Je crois qu’il ne faut pas avoir une vison statique des revendications un peu comme si nous n’étions que des bénéficiaires. Il faudrait parler aussi des dynamiques créées par les actes. On peut déjà utiliser des revendications. Je participe à un syndicat d’enseignants qui a décidé de s&#8217;emparer des contenus d&#8217;enseignement et de définir des programmes alternatifs. Vient alors très vite comment approfondir cette démarche pour mettre en place ce programme. C&#8217;est une façon d&#8217;agir&nbsp;: faire par soi-même, même si on a une liberté plus importante que dans le privé.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Henri Mermé</strong>&nbsp;: <em>On pourrait déjà imaginer dans les entreprises publiques un type de gestion tri-partite avec un poids déterminant des salarié.es et des ayant droits en particulier représentant.es des consommateurs. Il y a là un chantier que l’on pourrait très vite ouvrir.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Jean-Louis Perren&nbsp;: </strong><em>Attention aux divisions. Il n&#8217;y a pas d&#8217;un côté les pauvres salariés du privé et de l’autre les nantis de la fonction publique. Le terme de travailleur(se)s va au-delà des catégories.&nbsp; Il faut qu&#8217;on vérifie que l&#8217;union fait la force</em>.</p>



<hr class="wp-block-separator has-css-opacity"/>



<p class="has-drop-cap has-text-align-center has-vivid-red-color has-cyan-bluish-gray-background-color has-text-color has-background wp-block-paragraph" style="font-size:24px">Q<strong><u>…Et les élections&nbsp;?</u></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Jean-Louis&nbsp;Perren</strong>&nbsp;: <em>Quand on nous demande de voter, on ne vote que trop rarement dans un esprit de classe qui serait bon pour la communauté. On pense : « </em>celui-là il ME représentera mieux<em> ». C&#8217;est pour cela que la démocratie, moi j&#8217;ai du mal. La démocratie telle qu&#8217;elle est. On devrait voter pour l&#8217;intérêt collectif et non pour ses intérêts personnels.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elise Hiron</strong>&nbsp;: <em>Sur la participation au vote, le plus important c&#8217;est comment les personnes peuvent être intéressées à la vie politique. Je suis d&#8217;accord avec le référendum comme le propose les gilets jaunes. Mais lors des référendums en Suisse il n&#8217;y a jamais plus de 40 % de participation. Le problème n&#8217;est donc pas seulement d’appeler à voter mais de trouver comment impliquer les gens dans la politique.</em></p>



<figure class="wp-block-image alignright size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2020/09/3-6-Dossier-Comme-Des-Lions.jpg" alt="" class="wp-image-3286" width="381" height="549"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Christian&nbsp;Mahieux&nbsp;: </strong><em>Je partage ce que dit Pierre&nbsp;: ne résumons pas l&#8217;activité politique aux élections. C&#8217;est loin d&#8217;être le seul élément à prendre en compte. L&#8217;activité politique&nbsp;n’est pas l’activité des seules organisations politiques. Les gilets jaunes qui ne se revendiquent ni syndicat, ni politique, ni associatif, font de la politique.</em></p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-left is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Dans ce cadre, commencer à articuler immédiateté et conception de la conception de la société : le salaire sécurisé&#8230;</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Xavier&nbsp;Petrachi</strong>&nbsp;: <em>Je reviens sur la généralisation du revenu. On pourrait parler de l’activité partielle de longue durée, l’APLD, c’est l’état qui s’engage quand il y a des accords d’entreprise. C’est bien un revenu qui n’a rien à voir avec la valeur ajoutée de l’entreprise mais c’est un système lié à la baisse d’activité. On pourrait plutôt imaginer que ce système soit mieux généralisé.</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Benoît&nbsp;Borrits&nbsp;: </strong><em>C’est différent&nbsp;: la socialisation du revenu est quelque chose qui doit s’appliquer y compris à ceux qui ne sont pas aujourd’hui en poste dans l’entreprise. Ces revenus doivent recouvrir le travail comme le hors travail ce qui rend nécessaire de déconnecter le revenu de la valeur ajoutée de l’entreprise. Cette déconnexion peut correspondre à la dualité travail-hors travail.&nbsp; C’est le principe qui consiste à dire que toute personne a droit à de l’argent. C’est cela qui doit être posé et non le revenu comme contrepartie marchande de la force de travail. Ceci s’articule aussi avec la notion de réduction du temps de travail. Cette question de revenu socialisé, c’est un élément absolument clé dans la perception d’une autre société, de virer les actionnaires.</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Henri Mermé</strong>&nbsp;: <em>Des camarades regrettaient qu’aujourd’hui on en est presqu’uniquement à défendre les acquis et que pour avancer dans le sens de la reconquête il faudrait mettre en avant des revendications plus fortes. On pourrait avoir comme objectif à moyen terme un horaire de travail du type mi-temps, en fait, une vingtaine d’heures par semaine. Bien entendu à faire de façon progressive, de façon à ce que des étapes puissent paraître possibles&nbsp;avec un objectif de 28 h par exemple. Cela contribuerait à proposer des objectifs de plus grande portée.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pierre Zarka</strong>&nbsp;: <em>Le caractère déconnecté de la valeur ajoutée des entreprises renvoie à </em><em>l</em><em>a distinction entre travail et emploi. L’emploi c’est le rapport salarial dans ce qu’il a de subordination&nbsp;; le travail, implique de plus en plus ce que l’individu(e) tire de l’ensemble de ses pratiques sociales. Ce que le patronat exploite sans le reconnaître, donc gratuitement. Ce qu’il appelle compétences ou employabilité.</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Il y a déjà des brèches dans cette non-reconnaissance&nbsp;: congés maternité&nbsp;; retraite, congés payés…&nbsp; Il ne s’agit ni de palier à une baisse d’activité par du chômage partiel ni à faire payer un manque de salaire par les contribuables mais de mutualiser les résultats réels de l’économie &#8211; donc les profits. Là aussi, il y a déjà de l’existant&nbsp;: comment pourrait-on calculer la valeur ajoutée des enseignants&nbsp;? des hospitaliers&nbsp;? </em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Dans son principe &#8211; que je ne confond pas avec son application &#8211; le statut des intermittents du spectacle peut être une référence. Le hors emploi y est reconnu comme moment important. </em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Il n’appartient pas à l’État de gérer la mise en œuvre de ce principe&nbsp;: à l’origine la Sécu n’avait rien à voir avec l’État et devait être gérée par des travailleurs</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elise</strong><strong>&nbsp;Hiron</strong>&nbsp;: <em>S</em><em>elon moi, le régime actuel de l’intermittence ne vise pas à valoriser le rapport travail/hors travail&nbsp;; valorisation que je partage. Les préparations d’un concert, répétitions sont du travail et non du hors travail. C’est davantage un régime précaire dans la mesure où il faut chaque année justifier de 507 heures d’emplois ce qui n’offre aucune stabilité ni aux artistes ni aux techniciens. Il serait préférable de faire davantage référence en ce domaine à la Sécurité Sociale ce qui rejoint le souci de ne pas être dépendant de l’État. </em><em></em></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2020/09/3-4-Dossier-Grandspuitsetpetitesvictoires.jpg" alt="" class="wp-image-3284" width="309" height="412"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>De plus, il me semble important de rester vigilants à propos de la valorisation des activités hors travail- je rejoins Pierre sur le caractère utile du développement des diverses qualités humaines &#8211; la fameuse «&nbsp;employabilité&nbsp;». Mais il faudrait préciser les moyens pour que cette couverture ne tombe pas dans un système de surveillance des travailleur.euses dans leurs activités hors travail. On rejoint le souci de la démocratie.</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Xavier&nbsp;Petrachi&nbsp;: </strong><em>Je voudrais revenir sur la différence entre travail et emploi et sur la question de la nature du travail. C’est vraiment très important. La CGT depuis quelques congrès s’est vraiment orientée sur ça&nbsp;; pour changer le monde du travail, rien de mieux que de donner la parole aux salariés sur leur propre travail. Je pense que cela a été souvent mis de côté parce que nous avons été sur l’emploi uniquement sur l’emploi. Je pense que le syndicalisme doit investir ce champ, y compris pour donner du pouvoir aux travailleurs. Il y a une forte attente pour dégager l’organisation du travail de la tutelle des actionnaires.</em><em></em></p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-right is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">&#8230; un autre type de contrat de travail</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Xavier&nbsp;Petrachi&nbsp;: </strong><em>Je voulais aborder le contrat de travail et son caractère de subordination&nbsp;: faut-il le remettre en cause ? Je dirais oui et non. Dans le contrat actuel il y a des attaques frontales dues à la remise en cause des conventions collectives, du droit du travail. Les contrats de travail sont de plus en plus précaires. On voit aussi qu’il y a une tendance à devenir autoentrepreneur et on a vu notamment les livreurs à vélo se coordonner pour demander la modification de leur contrat en tant qu’autoentrepreneur ou indépendant en contrat de travail même avec sa subordination. Cela leur permettait d’acquérir des droits, de créer une communauté de travail. Si on n’a plus de contrat de travail même s’il comporte la subordination, on rentre dans un contrat commercial et le contrat commercial, c’est pire.</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Christian&nbsp;Mahieux&nbsp;: </strong><em>Combattre le lien de subordination en tant que tel ça ne pose pas de souci mais si on le présente en disant qu’aujourd&#8217;hui il faut remettre en cause le contrat de travail, c&#8217;est totalement inaudible. Il faut que ce soit en lien avec un changement radical, un autre rapport à l’entreprise débarrassé de la tutelle des actionnaires ou de l’État. </em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Benoît&nbsp;Borrits</strong>&nbsp;: <em>Le contrat de travail a quelque chose d’ambivalent. D’un côté, c’est la subordination, mais de l’autre, c’est une garantie de revenu, mais celle-ci est très faible. Lorsque Christian dit qu’il faut faire attention lorsque l’on parle de se débarrasser du contrat de travail, il souligne que les gens n’y sont pas prêts et ce, même si la garantie actuelle du revenu est faible. Aujourd’hui, l’anti-contrat de travail, c’est le chômage. </em><em></em></p>



<p class="has-drop-cap has-text-align-center has-vivid-red-color has-cyan-bluish-gray-background-color has-text-color has-background wp-block-paragraph" style="font-size:24px">QSocial et écologie : deux combats ou un même combat?</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-video is-provider-vimeo wp-block-embed-vimeo wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Elise Hiron : et le respect de la planète?" src="https://player.vimeo.com/video/457285077?h=edcd9ff77a&amp;dnt=1&amp;app_id=122963" width="1200" height="675" frameborder="0" allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Élise&nbsp; Hiron&nbsp;: </strong><em>On est tous d&#8217;accord pour mettre en cause le système capitaliste mais j&#8217;aimerais qu&#8217;on place notre débat sous l&#8217;angle de l’écologie. Je ne vois pas quelle place l&#8217;anticapitalisme peut avoir si on ne remet pas ces questions écologiques &nbsp;au cœur du débat&nbsp;? Il faut évidemment réfléchir à l&#8217;amélioration des conditions de travail des personnels et tout ce qui relève de l&#8217;organisation d&#8217;une entreprise, mais est-ce que cela ne voudrait pas dire aussi réduire toutes ces surconsommations inutiles&nbsp;? Et pardon si je parle à certains qui travaillent dans ces choses-là, quand on parle de la production d&#8217;avions qui ne sont pas dans une logique anti-capitaliste de respect de la planète.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Julien Gonthier&nbsp;: </strong><em>C&#8217;est une notion à utiliser avec précaution. C&#8217;est compliqué de dire à des gens qui n&#8217;ont pas d&#8217;autres qualifications qui font un métier depuis parfois 30 ans, qu’ils peuvent aimer, de leur dire finalement ton boulot c&#8217;est de la merde, ça sert à rien de te battre, ton usine elle pollue. Ça se travaille à long terme. C&#8217;est encore la question du pouvoir qui est posée. Quand est-ce qu&#8217;on peut dire au patron, il ne faut pas produire des voitures, il faut produire des respirateurs, on ne peut pas produire de cette façon-là&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sylvie Larue&nbsp;: </strong><em>On peut lier la question aussi à celle de «&nbsp;l’obsolescence programmée&nbsp;» et la qualité de la production.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignright is-type-video is-provider-vimeo wp-block-embed-vimeo wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Benoit Borrits : &amp;Eacute;cologie, valeur d&#039;usage et d&amp;eacute;croissance" src="https://player.vimeo.com/video/457408524?h=5cfa550adc&amp;dnt=1&amp;app_id=122963" width="1200" height="675" frameborder="0" allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Benoît Borrits&nbsp;: </strong><em>Élise a raison. Encore une fois, je pense que la socialisation du revenu est la réponse à sa question&nbsp;: il y a beaucoup d’industries polluantes. Que fait-on de Renault et des automobiles&nbsp;? Certains à Sud préconisent de sortir de l’automobile. Pour cela les salarié.es devraient être décideurs pour envisager une reconversion de l’entreprise. Dans le cadre de cette reconversion, il y a inévitablement l’idée d’une garantie de revenu. On est prêt à prendre un risque si son revenu est garanti en étant socialisé. Pour moi, la maîtrise de l’entreprise et la socialisation des revenus sont liés. Si la production baisse, il ne faudrait pas que la valeur nominale des salaires baisse. </em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Après la Covid, la question de la décroissance n’est plus taboue. On doit ne pas avoir peur de dire, oui, il y aura sans doute de la décroissance du PIB et elle est indispensable, en se situant sur un terrain qu’on a toujours défendu, celui de la valeur d’usage face à la valeur d’échange.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Christian&nbsp;Mahieux&nbsp;: </strong><em>Pour que la reconversion existe et soit portée par les travailleurs et les travailleuses, cela doit se travailler dans la durée sans attendre des situations d&#8217;urgence. Aujourd&#8217;hui quand on parle de reconversion, c’est à partir des plans de licenciement. Alors c&#8217;est trop tard, les salariés sont bousculés par ce qui leur arrive. La reconversion n&#8217;est alors pas perçue comme quelque chose de crédible. Sur la question de la décroissance on ne va pas lancer le débat maintenant et ça peut être compris de différentes manières. Il me paraît important de préciser d&#8217;où on parle parce que la question de la décroissance pour des personnes qui ont des petits salaires ou pour des gens qui crèvent la faim c&#8217;est pas la même chose.</em></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2020/09/3-7-Dossier-2joursUnenuit.jpg" alt="" class="wp-image-3287" width="375" height="500"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pierre Zarka</strong>&nbsp;: <em>Un mot sur la consommation. Aujourd’hui si je n’ai pas le dernier IPod, je suis un has been. L’absence d’idéal collectif vers lequel se socialiser pousse à s’identifier aux objets que l’on achète. En ce qui concerne la reconversion, y a eu des exemples de salariés qui voulaient reconvertir la production d’armement en machines agricoles.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;</em>Changer le système et pas le climat&nbsp;<em>» appelle de construire le passage à l’acte. Cela peut nous renvoyer au temps de travail&nbsp;et au salaire socialisé : si on peut produire moins et passer des heures pour soi ou pour une pratique culturelle c’est bon pour la société, on doit pouvoir en couvrir les frais. Ce qui compte c’est la valeur d’usage. Cela nous renvoie à l’argent des dividendes versés aux actionnaires. Une part immense n’est pas réinvestie. Cela nous renvoie aussi à la démocratie&nbsp;: qui décide que tel besoin est un vrai besoin&nbsp;? La question se pose en terme de système&nbsp;: aujourd’hui on surexploite la nature comme on surexploite les humains.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Julien&nbsp;Gonthier&nbsp;: </strong><em>A propos des reconversions, il y a des boites qui ont décidé de produire des masques ou du gel hydroalcoolique pour les offrir à l&#8217;hôpital public. Il y a des exemples pour montrer que les chaînes de production peuvent être transformées rapidement, quand la technique est maîtrisée. Les salariés ont une expertise, il faut passer à l&#8217;étape d&#8217;après.</em></p>



<p class="has-text-align-right has-medium-font-size wp-block-paragraph">La place nous manque pour rapporter la richesse de cet échange. Vient l’heure d’actions qui portent les contours d’une autre société et bouleversent ce que l’on appelle faire de la politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>L’anticapitalisme dans le polar.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre Zarka]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Mar 2020 22:40:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[anticapitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Art ensemble of culture]]></category>
		<category><![CDATA[polar]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans Au revoir là-haut et Couleurs de l’incendie, Pierre Lemaître offre d’abord l’histoire d’une grande famille entre les deux guerres, entièrement guidée par l’argent et le pouvoir qu’il donne. On y rencontre un père qui a un compte en banque à la place du cœur. Un fils revenu défiguré de 14-18 qui se lance dans [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image alignleft size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2020/03/6-2-Culture-Lemaitre-700x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2253" width="177" height="258"/></figure>



<figure class="wp-block-image alignright size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2020/03/6-3-Culture-Couleurs-delincendie-699x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2254" width="186" height="272"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans<em> Au revoir là-haut </em>et <em>Couleurs de l’incendie</em>, Pierre Lemaître offre d’abord l’histoire d’une grande famille entre les deux guerres, entièrement guidée par l’argent et le pouvoir qu’il donne. </p>



<p class="wp-block-paragraph">On y rencontre un père qui a un compte en banque à la place du cœur. Un fils revenu défiguré de 14-18 qui se lance dans une escroquerie aux monuments aux morts. Sa sœur dont les rêves s’enlisent dans la normalité de son milieu.&nbsp; </p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2020/03/6-4-Culture-Cadres-noirs.jpg" alt="" class="wp-image-2255" width="202" height="312" srcset="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2020/03/6-4-Culture-Cadres-noirs.jpg 500w, https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2020/03/6-4-Culture-Cadres-noirs-194x300.jpg 194w" sizes="(max-width: 202px) 100vw, 202px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Mais c’est avec <em>Cadres Noirs</em> que l’auteur donne la dimension de son anticapitalisme. Satire féroce d’un management d’entreprise, roué, brutal, détruisant méthodiquement un cadre quinquagénaire en quête désespérée d’emploi par nécessité et pour ne pas décevoir sa femme. Ce récit construit comme un thriller ne relève pas du fait divers mais constitue un violent réquisitoire contre un système bien établi. Il nous fait suivre le processus de désespoir, de violence et d’autodestruction qu’il génère. On ne peut s’empêcher de penser au procès de dirigeants de France Télécom. De la littérature comme un immense cri d’indignation. Pierre Lemaître ne nous épargne pas&nbsp;: on ne doit pas supporter l’insupportable.</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2020/03/6-5-Culture-Condor-705x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2256" width="195" height="283"/></figure>



<figure class="wp-block-image alignright size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ceriseslacooperative.info/wp-content/uploads/2020/03/6-6-Culture-Mapuche-695x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2257" width="184" height="271"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans<em> Condor</em> de Caryl Férey, on découvre une enquête menée au Chili longtemps après la chute de Pinochet. Longtemps&nbsp;? On n’en a pas l’impression. Deux enquêteurs, une étudiante d’origine Mapuche (occupants originels de la région encore aujourd’hui spoliés, méprisés) et un fils de bourgeois en rupture avec son milieu qui se désigne lui-même comme <em>avocat des causes perdues</em>.&nbsp; Ils se heurtent à des policiers, des bourgeois, des malfrats qui ont participé et bénéficié de l’ère Pinochet. Si l’auteur ne rend pas équivalents tous les régimes politiques, la brutalité et l’arbitraire demeurent un trait constant du capitalisme. Brecht disait après la chute du nazisme <em>qu’il est encore fécond le ventre de la bête immonde</em>. La désillusion revient dans les deux romans, l’après fascisme n’apporte pas la satisfaction que l’on aurait pu attendre. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La dimension systémique est encore plus appuyée dans <em>Mapuche</em> : crise économique en Argentine due aux spéculateurs, au FMI&nbsp;; la sauvagerie de la dictature y est décrite crûment : rapts, tortures, assassinats, enlèvements d’enfants. Les factieux ont bénéficié des conseils d’anciens nazis ou de l’OAS et de la «&nbsp;neutralité&nbsp;» du monde occidental, France comprise. Le Mondial de foot en 78 est dans le décor. La plupart des anciens tortionnaires ont été «&nbsp;oubliés&nbsp;» par la justice. Nombre d’entre eux, gangsters, policiers et aussi hommes d’affaires qui en ont profité sont encore en relations. En face, un univers peuplé d’êtres&nbsp;relégués à l’inexistence&nbsp;: SDF, filles poussées à se prostituer, gamins des rues, travestis et les Mapuches que les argentins ont éradiqué par la «&nbsp;conquête désert&nbsp;», expression voulant dire qu’il n’y avait personne sur place. Le néolibéralisme, terme revendiqué par l’écrivain, offre une certaine continuité entre l’avant, pendant et l’après-putsch. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Cadres noirs, Condor, Mapuche</em>, la violence du propos
dénonce une civilisation fondée sur la négation d’existences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pierre Zarka</p>



<ul class="wp-block-list"><li><em>Au revoir là-haut, Pierre Lemaitre, ED Albin Michel, 2013, 576 pages</em></li><li><em>Couleurs de l’incendie, Pierre Lemaitre, ED Albin Michel, 2018, 544 pages</em></li><li><em>Cadres noirs, Pierre Lemaitre, ED Calman Lévy 2010, 352 pages</em></li><li><em>Condor, Caryl Férey, ED Gallimard,&nbsp; 2016, 416 pages</em></li><li><em>Mapuche, Caryl Férey, ED Gallimard,&nbsp; 2012, 464 pages</em></li></ul>
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		<title>Anticapitalisme n’est plus un gros mot</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Daniel Rome]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Feb 2020 15:40:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article - Horizons d'émancipation]]></category>
		<category><![CDATA[anticapitalisme]]></category>
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					<description><![CDATA[Prologue et table ronde L&#8217;abstention, la rue, le vote Pas de raccourci pour une refondation digne de ce nom Se fédérer dans la divergence Derrière les mots se cachent des idées, des concepts. Faire le choix de tel ou tel mot n’est pas anodin. On est ainsi passé de patronat et syndicat à partenaires sociaux, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[


<ul class="wp-block-list"><li><a href="https://ceriseslacooperative.info/2020/02/05/de-lhegemonie-sociale-a-lhegemonie-politique/?preview_id=2039&amp;preview_nonce=5171ac7c45&amp;preview=true&amp;_thumbnail_id=2080">Prologue et table ronde</a></li><li><a href="https://ceriseslacooperative.info/?p=2033&amp;preview=true&amp;_thumbnail_id=2083">L&#8217;abstention, la rue, le vote</a></li><li><a href="https://ceriseslacooperative.info/?p=2035&amp;preview=true&amp;_thumbnail_id=1869">Pas de raccourci pour une refondation digne de ce nom</a></li><li><a href="https://ceriseslacooperative.info/?p=2037&amp;preview=true&amp;_thumbnail_id=1855">Se fédérer dans la divergence</a></li></ul>



<hr class="wp-block-separator has-css-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière les mots se cachent des idées, des concepts. Faire le choix de tel
ou tel mot n’est pas anodin. On est ainsi passé de patronat et syndicat à
partenaires sociaux, de chômeurs à personne à la recherche d’un emploi, de
cotisations sociales à charges sociales comme si des droits nouveaux étaient
des fardeaux et nous pourrions allonger la liste. Après la chute du mur de
Berlin et l’effondrement de l’URSS l’idéologie dominante a fait en sorte de
périmer certains mots comme anticapitalisme, lutte de classe, communisme,
exploitation. On apparaissait comme d’une autre époque, «&nbsp;has been&nbsp;»
quand on utilisait ce vocabulaire considéré comme suranné. La bataille
idéologique se joue aussi des mots. Les luttes sociales de ces dernières années
ont permis de «&nbsp;reprendre la main&nbsp;» sur le vocabulaire. Le mouvement
social s’affronte depuis plusieurs années aux tenants de l’ordre néolibéral. Ce
que vivent les gens ce qu’exprime le mouvement social permet de réarmer un
vocabulaire considéré comme obsolète. Alors que les organisations politiques
utilisent des circonvolutions langagières les amenant à ne pas nommer les
choses, les gens se réapproprient un vocabulaire que certains voulaient mettre
aux orties. Il n’est pas négligeable qu’aujourd’hui le mouvement social
réintroduise dans son discours un vocabulaire que l’on croyait éteint. Déjà en
2006 lors des manifestations contre le CPE est apparu le mot d’ordre
«&nbsp;Rêve général&nbsp;» préfiguration de nos luttes d’aujourd’hui&nbsp;:
Anticapitalisme n’est plus un gros mot. </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Sous les pavés la plage » et derrière les mots la bataille
idéologique&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Daniel Rome</p>
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