Débats

CERISES LA COOPERATIVE OUVRE SON FORUM

         Cerises la coopérative est surtout connue pour sa parution mensuelle, en pdf, diffusée sur internet et par courriel.  Mais nous sommes aussi un site, dont nous préparons le développement pour en faire un véritable second média, et pas seulement une copie ou un écho du mensuel.

         Cerises la coopérative est plus qu’un magazine d’informations, d’opinions et de réflexions. Il se veut un creuset de la « gauche radicale », de toutes et de tous  ceux qui cherchent à dépasser et le capitalisme et les formes partidaires organisées, qui sclérosent -plus qu’elles n’animent- la vie politique française. Nous n’avons pas renoncé à changer la vie. Nous voulons partir de ce qui est déjà là comme expérimentations et tentatives pour vivre autrement, produire collectivement du commun et de la chose publique.

         Nos dossiers, nos notes d’actualité indiquent ce chemin que nous construisons ensemble. Nos pages « esprit de suite » apportent des éléments de débat. Nous voulons faire beaucoup plus et mieux en ouvrant un forum qui à partir du contenu du journal, des préoccupations de chacun.e, de la façon la plus libre et ouverte, pourra être le lieu d’une production politique, d’un échange de bonnes transformations, d’idées neuves visant à changer radicalement la donne de notre camp social et inventer des passages vers l’après-capitalisme.

         Bien évidemment ce forum ne pourra accepter aucune expression raciste, sexiste ou illégale, ni aucune attaque personnelle, insulte ou diffamation.

Nous proposons un espace, un atelier de pensée commune. Au service des utopies concrètes et du droit de rêver pratique.

Pour intervenir sur « Dynamique politique populaire » ou sur un autre thème, utiliser la fonction « Comment » sous le titre de la rubrique.

NDLR : Nous travaillons actuellement sur une transformation de notre site. Un lieu particulier sera consacré à ce « Forum de Cerises la Coopérative« . Provisoirement, les premiers échanges sont accessibles à la rubrique « Débats« . Merci de votre compréhension.


Sujet 1 :

Dynamique politique populaire

D’une dynamique politique populaire comme ferment de l’Union populaire

De Makan Rafadjou

4 mai 2022

La séquence présidentielle a livré quelques enseignements majeurs :

A/ la fin d’une période historique des partis pris dans la nasse institutionnelle, soit qu’ils aient parfaitement endossé cette posture dans le conformisme de l’alternance pour des variantes d’une même politique (LR-PS), soit qu’ils se soient montrés incapables de dégager des idées-forces nouvelles en phase avec les grands défis sociaux et écologiques, démocratiques et politiques et des marges de manœuvre réels sources de transformations nécessaires en phase avec les mouvements sociaux et les attentes citoyennes (PC-EELV),

B/ un nouveau paysage politique marqué par quatre ensembles disruptifs, plus ou moins hétérogènes, porteurs et portés par des cohérences plus ou moins fortes :

1-Macron et LRM : ensemble fortement personnifié, machine électoralo-institutionnelle par essence conjoncturelle, sans assise locale, peu organisée, n’ayant pas nécessairement vocation à durer, mais occupant une position dominante soutenant et soutenue par les puissances financières, et caractérisé par une lutte des places acharnée entre tout ce que le néo-libéralisme et sa façade extrême-centriste compte d’adeptes tant à droite qu’à la fausse gauche,

2-JLM et LFI : mêlant personnification à outrance et organisation forte dont les velléités hégémoniques et le comportement parfois sectaire sont passés au second plan de réelles valeurs humanistes de transformation sociale et écologiques. Sa capacité à redonner à une politique de gauche une vraie crédibilité rompant avec les démissions politiques, les atermoiements face aux défis climatiques et les impuissances face aux inégalités sociales, a mobilisé une partie des couches populaires, et l’absence d’une volonté affichée de rupture avec le capitalisme a fédéré des couches moyennes, urbaines et intellectuelles progressistes par adhésion ou par nécessité,

3- MLP et RN : réussissant élection après élection à étendre une assise locale et une présence médiatique, que l’émergence sur-médiatisé d’un dégueulis ultra-haineux et ultra-droitier de Zemour et un discours faussement et honteusement social ont réussi à masquer sa matrice inchangée d’extrême droite raciste, xénophobe, proto-fasciste et profondément ultralibéral, et qui lui a permis de continuer à focaliser une partie de la colère des couches méprisées, invisibilisées et broyées, tout particulièrement dans un milieu rural en quasi abandon,

4-Enfin, une grande partie de l’électorat, profondément marquée par une défiance politique, une méfiance citoyenne, voire une rage démocratique, cumulées depuis des décennies a radicalement refusé de prendre part à ce spectacle ou de se prononcer en faveur de l’un ou l’une des candidats et candidates. C’est peut-être là le fait politique le plus marquant ! Enfin, depuis le second tour tout le monde est obligé de reconnaitre l’importance du cumul des abstentions et votes blancs et nuls. On ne compte plus les analyses qui, partant de cette dimension devenue structurelle quelles que soient les élections et durable par manque de réponses pertinentes et crédibles, relativisent les scores des candidats par rapport aux inscrits, prônent la nécessité de profonds changements politiques, voire l’urgence de véritables refontes institutionnelles pour tenter de surmonter la fracture démocratique.

Dans ce contexte, la phase des législatives revêt une dimension totalement nouvelle :

  • L’éventualité d’une alliance inédite des forces de transformation sociale et écologiques rend possible sinon une majorité progressiste face à Macron, en tout cas l’évitement d’une majorité absolue le rendant tout puissant et incontrôlable, et le détournement du vote de barrage en adhésion politique !
  • Entre Macron nouvelle mouture (« M. Obligé ») cherchant à enrober sa brutalité politique par une « délicatesse » politicienne consistant à élargir sa majorité en débauchant encore à droite et à « fausse gauche », et la tendance actuelle à réaliser l’union des formes partidaires de la « vraie gauche » (posture conjoncturellement obligée ? nécessité vitale ? volonté profonde ?…) il peut y avoir de véritables fractures de clarification dans le ventre mou de la « gauche » (flagrante au PS et possible à EELV),
  • Mais la possibilité de cette majorité reste presque totalement dépendante des accords programmatiques (mais aussi distributif de places et financiers !) certes importants mais entre appareils et en vase clos. Voir une partie du PS d’accord pour voter l’abrogation des lois El Khomry ne relève pas seulement d’une délectable revanche politique, mais d’un renversement de rapport de force bien plus important ! Mais nous savons qu’en toute logique le compromis possible ne sera pas à la hauteur du programme nécessaire !
  •  Donc on peut estimer que, face aux attentes sociales, cet accord comme une première riposte à la déferlante néolibérale depuis des décennies et à l’hégémonie macronienne est une avancée réelle et une chance à saisir.  Mais pour qu’il ne demeure pas un « accord statique » porteur à la fois des risques de blocages (au regard des différences somme toute assez logiques des différents accords d’après ce que l’on peut en savoir) et surtout d’illusions et déceptions historiquement éprouvées (à d’autres occasions d’union de la gauche), et qu’il soit véritablement à la hauteur des impératifs climatiques et urgences sociales, des nécessités politiques et exigences citoyennes, il faut qu’il constitue une impulsion pour:
    • que cette « union populaire » procède d’un véritable « élan populaire » indispensable à sa concrétisation comme majorité électorale (re)donnant d’ores et déjà au parlement une fonction de gouvernementalité réelle dans un régime présidentiel,
    • que cette majorité portée par un élan se prolonge par une véritable « dynamique politique populaire » sur la base de luttes écologiques et mouvements sociaux à même de construire et porter plus haut et plus loin les exigences démocratiques d’une rupture systémique avec l’ordre existant qui n’est pas (encore ?) à l’ordre du jour des programmes concernés. (à titre d’exemple ce n’est pas pinailler que de relever dans l’Huma du 04/05 que le député S. Peu s’enthousiasmant de cet accord historique parle « d’alternance de gauche » et non d’alternative de gauche ! et que dans un article plus loin on nous dit qu’à cette occasion on distinguera entre « la gauche de rupture » (ce qui devrait relever d’une tautologie !) et « la gauche d’accompagnement libéral » ce qui devrait relever d’une négation dans les termes !)

Pour créer ces conditions une fenêtre de tir historique s’est ouverte : celle pour qu’une majorité inédite pour une nouvelle politique s’engage à fonctionner, voire gouverner, totalement autrement, un engagement sur un contenu de progrès doublé d’un engagement sur une manière de faire bien plus démocratique ! Aujourd’hui, rien n’empêche les candidates et candidats de s’engager sur une « Charte politique » qui, à titre d’exemples, peut porter sur un certain nombre de points dans le cadre même des lois existantes :

  • Mandat exclusif sans aucun cumul avec un autre mandat exécutif (présidence ou vice-présidence de Région, de Département, de Métropole, d’Agglomération, ni de maire et d’adjoint au maire de commune),
  • Mandat impératif ne votant que ce sur quoi et pour quoi les citoyens mandants ont mandaté le ou la mandataire, et donc consultation citoyenne impérative sur les sujets imprévus ou questions émergentes, voire de démission en cas de désaccords de fonds
  • Mandat unique de principe, renouvelable une fois dans des cas exceptionnels à la demande des mandants
  • Présence personnelle impérative lors des séances de débats et de vote,
  • Transparence totale avec mise à disposition et information immédiates des débats, prises de positions et votes,
  • Réunions locales impératives avant chaque session autour des sujets et enjeux à traiter, et élaboration des positions avec les citoyens mandants, les acteurs sociaux et les élus locaux concernés,
  • Volonté d’engager en amont et avec l’ensemble des acteurs concernés des grands débats à toutes les échelles sur les grandes questions ou les réformes structurelles à engager en lien avec les aspirations des citoyens, le travail des associations, les exigences des syndicats
  • Bilans annuels de mandat avec entre autres une transparence sur les budgets de groupes et personnels, leurs usages et affectations,

La signature de la charte manifestera la volonté des signataires de faire la preuve en acte qu’il est nécessaire et possible :

 -de subvertir dès à présent les cadres institués par des pratiques et manières de faire inédites à même d’initier et préfigurer une refonte démocratique à toutes les échelles de la Commune à l’État !

-d’investir de suite le champ des possibles (que rien n’empêche légalement !) des changements significatifs avec l’ensemble des intéressés et acteurs concernés à toutes les échelles comme source d’un nouvel agir citoyen et politique, un nouveau pouvoir-faire et d’une nouvelle hégémonie idéologique et culturelle.

Dans un monde où toute transformation structurante et structurelle, réelle, profonde, efficace et durable n’est possible que dans un rapport de force, l’action législative doit s’irriguer de tous les mouvements et luttes dans leur diversité, et la mobilisation citoyenne et politique doit être ni un obstacle ni même un appui mais le principal ferment politique que cette action doit être capable d’alimenter :

-c’est l’assurance d’une démocratie continue qui n’est pas réduite au spectacle des élections et suspendues et malmenées entre elles,

-c’est faire prévaloir les mandants sur les électeurs, le mandat sur la représentation, le mandatement sur les élections, les mandataires sur les élu-e-s,

-c’est garantir aux citoyens-mandants non pas un simple contrôle mais un pouvoir-agir permanent par un mandat dont la principale force ne réside pas dans sa cohérence initiale mais dans sa capacité à être évolutif, sollicitant et libérant les imaginaires et la maîtrise créatrice d’un faire-ensemble permanent,

-c’est la reconnaissance progressive d’un « temps citoyen » consubstantiel à la démocratie et à la vie en société, cassant et surmontant la dichotomie mortifère entre temps de vie (réduite à la consommation et reproduction de la force de travail) et temps de travail (réduite à une productivité contrainte et exploitée) dans une nouvelle unité maitrisée des emplois du temps, permettant de commuer les citoyens spectateurs passifs ou consommateurs politiques en des transform/acteurs joyeux et co-responsables facteurs d’une intelligence collective faisant de toute transformation une transform/action assumée en générant consensus et dissensus vecteurs de sens commun.   

Une telle « charte » peut être initiée et portée par des forces, organisations ou associations comme ACU, les Fédérés…. (Ensemble?) à élargir sans modération aucune tant cette aspiration me semble largement partagée!) et proposée (par voie de presse ?) à la future coalition partidaire sinon comme une condition collective sine qua non, de moins comme preuve d’un engagement personnel des candidates et candidats qui le souhaitent (mais du même coup leur choix devenant de fait un marqueur politique de positionnement démocratique et de visée politique !).

Cette « charte » peut, le cas échéant, et suivant son succès, donner lieu à un véritable « pacte alter-politique » : faire radicalement autre chose suppose de faire radicalement autrement, et faire radicalement autrement est la garantie la plus solide et durable de pouvoir faire radicalement autre chose ! Une « alter-politique » jetant aux poubelles de l’histoire toute la tradition de la « politique-pour » (versions charitable ou autoritaire, experte ou élitaire, suiviste ou avant-gardiste…) au bénéfice d’une « politique-avec » où tout reste à inventer avec chacune et chacun.


(Suite de « Dynamique politique populaire) »

Un anticapitalisme à usage immédiat.

Par Pierre Zarka

8 mai 2022

La constitution d’un accord « d’Union populaire » pose au moins deux questions.

Je m’inscris dans le sillage de l’intervention de Makan.

La première question de plus en plus fréquemment abordée : ne pas en rester à un cartel de partis construit à leur sommet ; on a vu déjà par deux fois sur quels échecs ils aboutissaient. La question d’un ancrage plus fort dans les milieux et associations populaires est mis en avant. C’est effectivement une des clefs de la réussite. Mais est-il suffisant ? Pour ma part je préfèrerai que l’on pose la question ainsi : comment les luttes et mouvements populaires dans leurs diversités deviennent maîtres du déroulement des actions des institutions. Maîtres et pas forces de soutien aux états-majors. Les élus ne doivent pas rester indépendants vis-à-vis de leurs mandants durant 5 ans. Comment faire partir du bas ce qu’il faut faire et comment les électeurs se dotent d’un pouvoir de contrainte durant la campagne, conditionnant leur vote à l’idée de mandats impératifs et de collaborations constantes entre électeurs et élus.

D’où une seconde question moins souvent abordée : on critique « le système » mais en ayant souvent du mal à préciser de quel système s’agit-il ? Celui des élites seulement ou des détenteurs du capital ? Posons la question concrètement : blocage des prix, augmentation des salaires, relance des services publics… où va-t-on prendre l’argent ? Le Cac 40 vient de délivrer 100 milliards à ses actionnaires. Or cet argent est directement issu de l’exploitation des travailleurs et du pillage des richesses publiques et de la spéculation au détriment du travail. Poursuivons : d’où allons-nous retirer le pouvoir de relocaliser la production de biens nécessaires si on ne touche pas au pouvoir de ces actionnaires ?

Nous ne sommes plus en 1936 ou 45 où le capital tirait son profit du travail et avait besoin de salariés en bonne santé, bien éduqués. Aujourd’hui près de 70% des profits de PSA ne viennent plus de l’automobile mais d’actions spéculatives. Ce que l’on a appelé le « compromis fordien » n’est plus d’actualité. La question du pouvoir d’achat est directement dépendante du pillage des richesses publiques. Le capital est confronté à un rythme plus élevé du renouvellement des connaissances et donc des machines, qui appelle une plus haute qualification un renouvèlement incessant de leur connaissance de ses employés. Voilà qui coûte plus cher aux yeux des actionnaires que ce qu’il fallait investir il y a 40 ans.

 Comment alors se fixer des objectifs qui se situent hors du champ de l’horizon d’une société gérée par le capitalisme, sans être « hors -sol » ?

                  Il s’agit d’inscrire l’anticapitalisme comme moments de réponses aux urgences et revendications concrètes. Ce n’est qu’au détriment de ce que les capitalistes appellent le retour sur investissements que la RTT, l’augmentation des salaires ou le développement des services publics peut être sérieusement envisagée. Ce n’est qu’en socialisant une part réelle des profits que ces revendications peuvent être satisfaites. Il ne s’agit pas dans mon esprit de la remettre à plus tard ni d’espérer que le système tombera de lui-même mais au contraire de faire de l’affaiblissement du capitalisme un objectif à la fois concret et immédiat.

Bien sûr, il y a loin de la coupe aux lèvres. Mais en faire des thèmes d’intervention des mouvements et actions populaires, des critères d’appréciation de la politique choisie contribuerait déjà à modifier le rapport des forces. A l’opposé du tout ou rien, viser haut permet de commencer à tracer un chemin de conquêtes nouvelles. Tout de suite.


(Suite de « Dynamique politique populaire) »

Une proposition de charte

par le groupe « Boycott constituant »

Aux électeurs, électrices, aux candidat·s : proposition de charte démocratique.

Les élections présidentielles que nous venons de connaître mettent en évidence tant le caractère non démocratique de ce scrutin et des institutions de la V° République, que l’épuisement de ce régime. Les 27,9% d’abstentions, de blancs et de nuls par rapport aux inscrit·es au premier tour, sans compter les citoyen·nes non-inscrit·es, ont notamment exprimé cette situation. Les mobilisations, salariales, climatiques, défendant emplois et conditions de travail, n’ont pas fait de pause électorale. Dans la rue, dans les urnes, ou sans bulletin du tout, la majorité dans le pays n’est pas disposée à subir un nouveau quinquennat dans les conditions fixées par ce régime et par ce président.

La même démarche qui a conduit des citoyen·nes, et militants·es à se prononcer pour un boycott constituant de la présidentielle nous conduit à présent à dire que le mandatement par les citoyen·nes, des candidats opposés à Macron comme à Le Pen aux législatives est la question démocratique centrale. Il faut tout de suite commencer à changer de régime par l’action : nous avons bien une V° République à perdre et un monde à gagner !

C’est pourquoi nous soumettons à ces candidats·es une charte démocratique. Votre agenda de député doit venir d’en bas. Des AG mensuelles des électeurs, électrices, ouvertes aux femmes et aux hommes vivant en France sans avoir le droit de vote, doivent donner le tempo. Acceptez-vous de vous dé-mettre de toute autre fonction élective que celle de votre mandat législatif ? De rendre compte de votre mandat en reprenant les propositions de vos électeurs et électrices?

Les grandes lignes de ce mandat sont simples : l’urgence exige d’augmenter massivement les salaires, de protéger, rétablir et étendre à nouveau les services publics (santé publique, école publique, logement …) en stoppant leur mise à l’encan, de réduire le temps de travail pour changer la vie et organiser l’embauche des privés d’emplois, et – c’est la condition – de prendre sur les revenus du capital, sur les profits, pour mettre en œuvre ces mesures. Les réserves liées au CAC40 sont immenses. Elles doivent servir au développement de toute la société. L’urgence, c’est de promouvoir une autre logique économique. L’urgence c’est d’engager la planification écologique, le GIEC nous donne 3 ans avant que des changements irréversibles ne surviennent. L’urgence, c’est de satisfaire la revendication d’égalité qui monte du tréfonds de la société.

Cette urgence, surtout si vous êtes majoritaires, va se heurter tout de suite aux pouvoirs du président. Votre mandat doit donc être d’en appeler au peuple pour supprimer l’hyper-pouvoir présidentiel et engager un processus constituant démocratique dans tout le pays, qui n’a pas à attendre la fin d’un nouveau quinquennat !

Cette charte démocratique peut bien entendu être complétée localement. Mais nous insistons : votre engagement démocratique comme porteur des exigences que vous aurez entendues peut assurer une victoire contre Macron et Le Pen, et donc contre la V° République, si, « par en bas », en est assuré le respect. « Celles et ceux d’en bas » ont la force sociale, elle peut devenir une force politique !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.


CAPTCHA Image
Reload Image